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Loeb : "Aller à la limite"

Loeb : "Aller à la limite"
Par AFP

Le 22/10/2009 à 16:18Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën WRT) ne sous-estime pas son rival Mikko Hirvonen (Ford WRT) dans la course au titre. "Mikko va très vite sur ce genre de rallyes", rappelle le crack français, avant le final au pays de Galles.

Quel est votre état d'esprit à la veille du départ ?

Sébastien Loeb : C'est très excitant d'en arriver là, on s'est bien préparé, tout se présente bien. On a tous les deux beaucoup d'expérience, et Mikko va très vite sur ce genre de rallyes. On n'a pas trop le choix, il faudra être devant Mikko, et pour cela il faudra aller à la limite. Ce ne sera pas facile de rouler à fond pendant 300 km de spéciales, sans faire d'erreur. J'essaie de faire comme si c'était un rallye comme un autre mais je sais que l'un de nous deux sera très déçu dimanche. On verra bien...

Comment se présente le parcours 2009 par rapport à l'an dernier ?

S.L. : C'est beaucoup mieux, parce qu'il n'y a pas de neige, pas de glace. L'an dernier, c'était terrible, très aléatoire. Cette année, ce sont des conditions "RAC" normales, donc ça me convient mieux. Je ne sais pas si ça égalise les chances par rapport à Mikko, mais je suis sûr qu'il va aller très vite parce que c'est son type de rallye, très rapide, sur terre. Ca me va bien aussi, donc ça peut être tendu.

Y a-t-il de gros risques de crevaison ?

S.L. : On a tendance à crever facilement ici. J'ai déjà crevé en essais, ou pendant les reconnaissances, au milieu de la route, sans savoir pourquoi. Même au premier tour, il peut y avoir des pierres très coupantes. Quand on avait encore les mousses anti-crevaison, il nous arrivait de rentrer avec quatre roues crevées, parce que les pneus étaient développés uniquement pour le grip (l'adhérence), pas pour résister, vu qu'on avait les mousses anti-crevaison à l'intérieur.

Le titre mondial peut donc se jouer sur une crevaison ?

S.L. : C'est un peu gênant parce que ça peut se jouer sur un truc comme ça, sans raison. C'est comme ça, tout va se jouer ici, ça peut dépendre de pas grand-chose, mais on espère que ça se jouera à la régulière...

Etes-vous très déçu de ne pas pouvoir faire le GP d'Abou Dhabi de F1 ?

S.L. : Je ne suis pas vraiment déçu. Cela aurait été une expérience incroyable mais ce n'était pas une priorité, plutôt du bonus. Je dois accepter la décision de la FIA (qui ne lui a pas accordé de super-licence pour courir en F1) et il y aura d'autres choses intéressantes à faire dans l'avenir.

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