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Loeb, la charge héroïque

Loeb, la charge héroïque
Par AFP

Le 24/10/2009 à 21:45Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën WRT) a dominé Mikko Hirvonen (Ford WRT) samedi en répliquant au Finlandais de la même façon, dans les deux boucles. Battu dans l'ES7, il a été cinglant dans l'ES8 et 9. idem l'après-midi.

Sébastien Loeb (Citroën WRT) a creusé l'écart en tête du rallye de Grande-Bretagne, faisant passer de cinq à 30 secondes, en six épreuves spéciales et 140 km chronométrés, son avance sur Mikko Hirvonen (Ford WRT), l'autre candidat au titre mondial. "Mikko n'est pas du genre à se laisser abattre, mais ça m'embêterait d'être dans sa situation", a d'abord dit Loeb à son retour à Cardiff Bay pour la pause de la mi-journée avec, dans la boîte à gants de sa C4, 25 secondes d'avance sur Hirvonen.

Auteur de deux temps scratch sur trois (ES8, ES9), le quintuple champion du monde venait d'assommer la course, et surtout son adversaire, en lui infligeant 10 puis 12 secondes de déficit dans les deux spéciales les plus courtes de la matinée, l'ES8 (Crychan 1, 15 km) et l'ES9 (Halfway 1, 18 km). "Il avait bien plu mais on commençait à avoir une bonne visibilité", a raconté Loeb. "Je suis parti bien énervé dans l'ES8 après ce qu'il m'avait mis dans l'ES7. Vu que ça marchait, je me suis dit: on continue !"

Tout avait effectivement bien commencé pour Hirvonen, parti à l'aube dans une Focus sur laquelle la transmission avait été changée, et auteur du premier temps scratch du jour, dans l'ES7 (Rhondda 1, 35 km). De quoi revenir à trois secondes d'un Loeb perturbé par une branche accrochée à son essuie-glace, "ce qui gênait un peu la visibilité".

"A force de revenir seconde par seconde, il allait être devant. Ça a volé, j'étais en confiance totale. Je suis allé chercher les freinages très tard, la prise de risque est là quand on aborde une épingle à 180 km/h s'il y a un fossé en face. Et quand on freine au mètre près, il ne faut pas être surpris par une plaque de boue".

"Ce qui est sûr, c'est qu'on a dégoupillé", a confié Daniel Elena, "le courageux à côté de Loeb", selon la formule trouvée par le speaker du rallye. Une analyse confirmée par le beau-père de Loeb, spectateur attentif le matin d'un gendre qu'il n'avait jamais vu passer aussi vite dans des spéciales.

Titre en vue ?

Médusé, Hirvonen a d'abord essayé de trouver une explication rationnelle à ses déboires du matin: "Quelque chose ne fonctionne pas normalement. On n'a pas la puissance habituelle quand on sort d'un virage ou dans une grande ligne droite", a lâché le Finlandais avant de rentrer sa Focus sous la bâche Ford, pour 30 minutes d'assistance.

Rien à signaler, tout est normal, ont ensuite annoncé les ingénieurs de la marque américaine. Peut-être réconforté, Hirvonen est reparti à l'attaque... avec un résultat identique: un temps scratch pour lui (ES10), deux pour Loeb (ES11, ES12), dans les mêmes spéciales, mais en limitant les dégâts.

L'écart est passé à 30 secondes samedi soir, un retard qu'Hirvonen aura bien du mal à combler dimanche matin, en quatre spéciales et 80 km. Le 6e titre mondial de Loeb est en vue, même si "tout peut toujours arriver dans un rallye", rappelle volontiers l'Alsacien.

Loin derrière les deux caïds, le combat des hommes en C4 a continué, Dani Sordo reprenant la 3e place à un Petter Solberg très gêné le matin par des essuie-glaces fonctionnant au ralenti, sous la pluie battante. Quant à Sébastien Ogier, le champion du monde Junior-WRC, il a préféré rester à distance raisonnable des furieux de devant et assurer sa 5e place. A quatre minutes de Loeb.

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