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Loeb: "On finit par casser quelque chose"

Loeb: "On finit par casser quelque chose"
Par AFP

Le 30/05/2008 à 05:10Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroen WRT) insiste sur le caractère cassant du Rallye de l'Acropole, une épreuve très longue et très difficile. Le pilote alsacien ne s'est d'ailleurs imposé qu'à une seule reprise en 2005.

Comment se présente ce 55e rallye de l'Acropole ?

    Sébastien Loeb: Pour l'instant, tout se présente bien. Le shakedown s'est bien passé, le feeling avec la voiture est bon. On sait que l'Acropole est un rallye cassant, il y a un nouveau paramètre avec les nouveaux pneus, donc on a beaucoup modifié nos réglages de suspensions et de différentiels par rapport à l'année dernière, et on garde les réglages de la Sardaigne en réserve. Ici en Grèce, on a souvent fini par casser quelque chose, alors que Ford a toujours été bien. Ils ont toujours eu des amortisseurs efficaces dans les parties cassantes, et comme c'est le rallye le plus cassant de l'année, ça leur permettait souvent de faire la différence. Mais on a beaucoup travaillé sur ce côté-là et j'espère que ça aura payé".

    Est-ce que cette édition 2008 sera encore plus difficile que les précédentes, à cause de l'ordre de départ et des pneus durs ?

    S.L: Le nouvel ordre de départ fait que c'est plus difficile le 2e et le 3e jour quand on est en tête du rallye. Sportivement, ce n'est pas très logique, mais quelque part ça resserre les écarts et ça rend peut-être les rallyes plus intéressants. On n'a pas le choix, il faut l'accepter. C'est un rallye sur lequel on roule toujours en pneus durs, donc ils devraient être adaptés à la surface. Ce qu'on connaît moins, c'est le fait qu'il n'y a plus de mousse anti-crevaison. Les pneus de cette année ont l'air très costauds, il y a eu très peu de crevaisons, mais ici c'est vraiment un terrain extrême donc on peut quand même s'attendre à quelques crevaisons.

    Pourriez-vous être amené à lever le pied samedi pour ne pas ouvrir la route dimanche matin, comme l'ont fait les pilotes Ford en Jordanie ?

    S.L: C'est une question qu'il faut se poser pour le dimanche, si on cravache tout le samedi et qu'on n'arrive pas à faire la différence. Mais tout dépend de la position sur la route le samedi: c'est celui qui part derrière qui peut se permettre de gérer, parce qu'il a les temps de celui qui est devant. Si on est devant, il n'y a pas de question à se poser, il faut creuser l'écart. C'est ma stratégie, attaquer pour faire la différence, mais si je n'arrive pas à être devant, il faudra peut-être réfléchir...

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