Rallye de Grèce | Sébastien Ogier joue gros dans l'enfer du Péloponnèse

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Sébastien Ogier (Toyota) doit réussir un gros résultat ce week-end en Grèce pour rester dans la course au titre.

Sébastien Ogier (Toyota WRT) au Rallye du Japon 2026

Crédit: Getty Images

Sébastien Ogier et Adrien Fourmaux jouent gros ce week-end au Rallye de l'Acropole, où ils n'auront pas le droit à l'erreur dans des conditions extrêmes, sous peine d'être vraiment distancés au Championnat du monde.
L'épreuve grecque marque un tournant dans la saison du WRC puisque les sept rallyes encore au programme seront tous disputés sur des pistes en terre. Et après une première moitié d'exercice largement favorable à Toyota, sur la neige et l'asphalte, Hyundai aborde avec soulagement et ambition ce nouveau volet.
Sur les chemins du Péloponnèse, où chaleur accablante et graviers acérés mettent souvent à mal voitures et pilotes, le leader du championnat Elfyn Evans occupera la position peu enviable d'ouvreur : en passant en premier sur les pistes des spéciales, il va "balayer" les cailloux pour ses poursuivants et a donc peu de chances de se battre pour la victoire.
"La Grèce peut être l'un des rallyes les plus difficiles quand on ouvre la route, particulièrement le vendredi où on ne dispute la plupart des spéciales qu'une seule fois", souligne le Gallois de Toyota, qui compte pour l'heure 20 points d'avance sur son coéquipier japonais Takamoto Katsuta, deuxième.
En outre, Evans ne pourra pas se baser sur son expérience des dernières années puisque le Rallye de l'Acropole change de terrain de jeu cette saison, avec les trois-quarts des spéciales entièrement nouvelles, autour de Loutraki, dans le Golfe de Corinthe.
Revenir dans la lutte
Si Toyota a gagné six des sept premiers rallyes, Sébastien Ogier, nonuple champion du monde, a connu des fortunes diverses, avec seulement un succès, aux Canaries, et une 5e place au championnat.
Le Français, qui avec son copilote Vincent Landais ne dispute qu'un programme partiel, est dans l'obligation de prendre de gros points s'il veut continuer à rêver d'un dixième titre mondial.
"Retourner à Loutraki signifie qu'il y aura des spéciales entièrement nouvelles, ou sur lesquelles nous n'avons plus roulé depuis très longtemps. Mais c'est quelque chose que j'apprécie", indique Ogier, vainqueur en Grèce une seule fois dans sa longue carrière, en 2011.
Dans le clan Hyundai, l'optimisme est de mise à l'amorce de ce retour sur terre : le constructeur sud-coréen a remporté trois des quatre derniers rallyes en Grèce, et Thierry Neuville (vainqueur en 2022 et 2024) et Adrien Fourmaux espèrent pouvoir enfin redresser la barre après un début de saison compliqué.
"Notre objectif pour la seconde moitié de la saison est d'enregistrer quelques victoires pour revenir dans la lutte pour le championnat", note Fourmaux, 6e au classement et qui tourne toujours autour de son premier succès en WRC. "Ici, il faut surtout essayer d'éviter les crevaisons, reprend le Français, qui avait terminé 3e en Grèce l'an dernier. Ne pas partir dans les premiers va nous aider, avec des trajectoires plus dégagées, un avantage clairement par rapport aux voitures de devant."
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