Panizzi : "La 206 est la voiture à battre"

Panizzi : "La 206 est la voiture à battre"
Par Peugeot Sport

Le 03/10/2003 à 08:00Mis à jour

Gilles Panizzi, "Tarmac expert" pour ses pairs, revient ce week-end sur le goudron du Rallye Sanremo pour viser une quatrième victoire consécutive au volant de sa Peugeot 206 WRC, dont "l'agilité et l'équilibre font merveille". Sebastien Loeb (Citroen) es

Quelle est la principale difficulté de ce rallye San Remo ?

Juste après l'Italie, vous allez enchaîner deux autres rallyes sur asphalte, en Corse et en Catalogne, en quoi sont-ils différents ?

G.P. : Si le profil et la nature des routes se ressemblent beaucoup pour les deux premiers, le parcours italien est un peu plus sinueux que celui du Tour de Corse. La manche insulaire est plus rapide qu'on a généralement tendance à le penser, à cause de légendaire appellation de rallye aux dix-mille virages. Comme le revêtement offre en général une bonne adhérence, on y atteint souvent des vitesses conséquentes. En Espagne, on retrouve des routes au caractère un peu différent, avec un enrobé un peu plus neuf et plus lisse, à grain plus fin. Si le "grip" est excellent sur le sec, on part vite en aquaplaning sous la pluie. Mais Il n'y a pas un monde d'écart entre les trois épreuves : selon moi, une voiture compétitive en Italie le sera dans les deux manches suivantes.

Comment expliquez-vous ce talent bien particulier qui est le votre sur l'asphalte ?

Justement, quels sont les principales qualités de cette 206 WRC sur l'asphalte ?

G.P. : D'abord sa taille : une fois que les ingénieurs ont réussi le tour de force d'y faire rentrer tous les éléments constituant une WRC, puis trouvé les bonnes solutions pour domestiquer une grande vivacité naturelle, son agilité et son équilibre font merveille. Son gabarit réduit devient alors un avantage indéniable, mais il faut une équipe de grande qualité pour s'acquitter de tout le travail préalable. D'aucuns la voient en bout de course, mais je pense, pour ma part, qu'elle reste la voiture à battre sur le goudron. Nous serons fixés à ce sujet très bientôt.

Physiquement, vous n'avez guère été épargné cette saison, êtes-vous complètement remis ?

G.P. : Tout à fait. Enterré le virus du Monte-Carlo, oublié l'accident d'Allemagne. Je n'ai plus la moindre séquelle, j'ai repris l'entraînement, retrouvé une condition physique irréprochable, et moralement, je suis gonflé à bloc.

Peugeot a perdu son avance au classement provisoire du Championnat du monde, cela augmente-t-il la pression sur vos épaules ?

D'où vous vient cette solide assurance ?

G.P. : Sur l'asphalte, on sait ce que je vaux depuis longtemps. L'expérience m'a appris à effectuer certaines analyses techniques sur les réglages de ma voiture, qui peuvent améliorer encore nos performances. Ce "feeling" au volant de ma voiture et les conclusions que j'en tirerai auprès de mes ingénieurs peuvent peser dans la balance. C'est un bonheur de travailler dans une équipe de très haut niveau comme Peugeot, parce que l'on frôle la perfection. Avant même la course, une séance d'essai peut aussi procurer des sensations superbes, quelque chose de magique, lorsque l'on sent qu'on établit une base solide, qu'on est en train d'aiguiser sa lame pour manger un bon beefsteak. Cela dit, je ne sous estime pas, loin de là, la concurrence, et je m'attends à une fin de saison exceptionnellement disputée. Mais nous avons survécu à d'autres batailles acharnées. Je me dis que Peugeot est au sommet depuis trois ans et a les moyens d'y rester.

Vous quitterez pourtant Peugeot-Sport la saison prochaine, avec un petit pincement au coeur ?

G.P. : On verra à la fin de l'année, quand je refermerai pour la dernière fois la porte de la 206. Pour l'heure, c'est marrant, mais je n'y pense pas une seconde. Je suis encore à 100% dans l'équipe des lions, sportivement et sentimentalement. Je suis pilote Peugeot et la page ne sera pas tournée avant la fin du Championnat.

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