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Euro 2017 : La France en finale après sa nette victoire contre la Grèce (77-55)

France - Espagne, comme on se retrouve

Le 24/06/2017 à 22:18Mis à jour Le 25/06/2017 à 09:51

EURO 2017 - Les Bleues l'ont fait ! Elles ont gagné le droit de disputer le titre contre l'Espagne, dimanche. Et ce, après avoir sorti la Grèce en demie (77-55), samedi soir, à Prague. Ce succès, la France le doit à son collectif plus qu'à une individualité. Sa jeune garde, emmenée par Marine Johannes, s'est toutefois montrée à la hauteur de l'événement.

Il y aura donc bien une revanche. Quatre ans après celle de l’Euro 2013 perdue à domicile, l’équipe de France retrouvera l’Espagne en finale de l’Eurobasket, dimanche, à Prague. Grâce à un dernier quart temps parfaitement négocié et un banc une nouvelle fois très performant, les joueuses de Valérie Garnier se sont défaites des Grecques (77-55), novices à ce niveau de la compétition. Pour la troisième fois de suite, les Bleues joueront la finale mais tenteront cette fois de renouer avec le succès, huit ans après le sacre de Riga.

Il ne faudra pas chercher très loin le tournant de la rencontre. Oui, la fatigue grecque a joué un rôle prépondérant dans la débâcle des joueuses d'Alékos Dáglas dans le dernier quart temps (25-8). Oui, les Bleues ont clairement rendu une meilleure copie dans les dernières minutes. Mais, à 1’59’’ de la fin du troisième quart, les joueuses de Valérie Garnier étaient bien loin de penser à une revanche face à la Roja.

Quelques secondes auparavant, une Kaltsidou en feu (10 pts depuis la pause, 15pts, 4reb et 3pd au final) venait d’égaliser à 47-47 d’un nouveau tir primé. Son troisième (sur cinq) du match. Son dernier panier, aussi. Car, sur l’action suivante, Miyem allait obtenir une faute, provoquant la rage du banc grec, sanctionné d’une faute technique. Le début de la fin pour la Grèce.

Une jeunesse éclatante

Complètement sorties du match à la suite de cet évènement - il faut le dire très sévère -, les Grecques ont définitivement coulé face à la réussite et l’agressivité des Tricolores. Et, comme en quart de finale, le banc et les jeunes ont joué un rôle majeur dans le succès français. A elles trois, Epoupa (23 ans), Johannes (22 ans) et Chartereau (18 ans) ont enterré les espoirs grecs, cumulant 28 unités. Soit 36% des points tricolores et à des moments clés qui plus est. Impériale, la meneuse a brillé en défense (3 interceptions à ajouter à 11pts et 4 passes) et c’est son panier primé, suivi de celui de Johannes, à 6’11’’ de la fin de la rencontre, qui a creusé le premier vrai écart (+10). Derrière, tout a souri aux Bleues.

Incapable d’inscrire le moindre point entre 7’09’’ et 2’40’’, étouffée par la vivacité imposée par les Françaises, la Grèce a vécu un calvaire dans les dernières minutes et auront fort à faire mentalement pour se reconcentrer sur la 3e place et sur la médaille de bronze qui les attend toujours. Mais, ce samedi, le dernier quart temps a mis en exergue une nouvelle fois la qualité de l’effectif tricolore où six joueuses ont atteint les 7 points, avec un pourcentage digne des sommets (57%). Une attaque qui tient la route, une défense toujours aussi impressionnante (3e match avec moins de 60pts concédés) : les Bleues sont prêtes pour leur revanche face à l’Espagne !

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