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Petit à petit, Garde a façonné l'OL et trouvé son style

Petit à petit, Garde a façonné l'OL et trouvé son style

Le 17/04/2014 à 18:00Mis à jour Le 19/04/2014 à 20:04

Depuis ses débuts sur le banc de l'OL en 2011, Rémi Garde a su évoluer tactiquement. L'OL en récolte les fruits aujourd'hui. L'analyse de Florent Toniutti.

Rémi Garde en 2005 lorsqu'il était adjoint de Gérard Houllier à Lyon

Rémi Garde en 2005 lorsqu'il était adjoint de Gérard Houllier à LyonAFP

Le rôle clé de Gourcuff

Rémi Garde avec Yoann Gourcuff

Rémi Garde avec Yoann GourcuffPanoramic

Le 4-4-2 en losange et son évolution

Ce jour-là, Rémi Garde installe le 4-4-2 en losange en championnat : Gourcuff et Gonalons ne sont pas là alors le milieu de terrain se dessine autour de Ferri, Malbranque, Fofana et Grenier. Quelques semaines plus tard, le système de jeu est définitivement installé face à Toulouse (1-1). Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il sied à l'effectif lyonnais : Lacazette quitte l'aile droite et est installé à la pointe de l'attaque pour d'excellents résultats. Dans le coeur du jeu, les solutions sont légion et l'OL retrouve même une certaine assise défensive, qui lui permet d'oublier le douloureux carton encaissé à Montpellier (5-1). Reprenant le contrôle du ballon, le surnombre offert par le losange dans l'axe permet à l'OL de libérer soit son n°10 (Gourcuff), soit ses latéraux en fonction de la réponse proposée par l'adversaire. Bedimo excelle notamment dans son rôle de dynamiteur côté gauche.

L'OL se redresse mais le travail ne s'arrête pas là pour l'entraîneur. Le nouveau système devient une base de travail, déclinée dans les équipes de jeunes. Tactiquement, Garde s'appuie sur sa ligne de trois au milieu de terrain pour se créer de nouvelles options : sans bouger cette base - généralement autour de Gonalons -, il fait jouer son équipe en 4-3-3 et en 3-5-2. Le déplacement à Bordeaux est un bel exemple de cette progression sur le plan tactique. Démarrant en 3-5-2, Garde se rend rapidement compte que son équipe est en difficulté face au pressing bordelais. En changeant de formation (du 3-5-2 au 4-4-2 en losange avec Lacazette derrière les deux attaquants), il permet à son équipe de reprendre la main sur la rencontre avant de finalement arracher la victoire dans les dernières secondes.

Rémi Garde lors du derby Saint-Etienne - Lyon

Rémi Garde lors du derby Saint-Etienne - LyonPanoramic

Malgré les absents, le système demeure

Quelques semaines plus tard, l'OL se retrouve face à la Juventus, double championne d'Italie. Privés de la plupart de leurs cadres, tous blessés, les Gones sont promis à un véritable enfer 180 minutes durant au moment du tirage au sort. S'ils ne se créent que peu d'occasions, ils parviennent à faire bonne impression collectivement. Les jeunes Tolisso et Ferri parviennent à faire oublier les absents. En bout de banc en début de saison, Mvuemba et Malbranque se fondent eux aussi sans difficulté dans le nouveau collectif lyonnais.

Dimanche dernier, beaucoup ont expliqué le revers du PSG face à Lyon par l'absence de Zlatan Ibrahimovic. Pourtant, en face, l'OL était encore plus amoindri puisque privé de cinq cadres : Gourcuff, Grenier et Fofana étaient blessés, tandis que Bedimo et Lacazette avaient débuté la rencontre sur le banc. Un exemple supplémentaire de l'impact que peut (doit ?) avoir un entraîneur sur son groupe : conserver une cohérence dans la performance et le projet de jeu, malgré les blessures et suspensions qui émaillent toujours une saison. C'est là la deuxième grande victoire de Rémi Garde en cette année 2014 : avoir réussi à fédérer l'ensemble de son groupe autour d'un nouveau système de jeu. Une réussite qui n'est pas donnée à tout le monde, même au plus haut niveau.

Rémi Garde félicite Bafé Gomis

Rémi Garde félicite Bafé Gomis

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