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Mondiaux Athlétisme - Armand Duplantis peut-il aller encore plus haut à la perche ?
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Publié 25/08/2023 à 23:37 GMT+2
Champion du monde en titre et recordman du monde du saut à la perche, Armand Duplantis est l’ultra favori des Mondiaux de Budapest. Derrière lui, la concurrence paraît bien loin et la grande question qui émerge reste celle d’un nouveau record du monde, après les 6,21 m que le Suédois avait effacé à Eugene l’été dernier. Peut-il le faire ?
Duplantis va-t-il encore battre le record du monde ?
Video credit: Eurosport
Rares sont les disciplines qui peuvent se targuer d’avoir un maître incontesté depuis plusieurs années. La perche possède son ovni, nommé Armand Duplantis, et dont les pieds ne touchent plus le sol depuis 2020, année de son premier record du monde.
Trois ans plus tard, le Suédois a repoussé la marque des Cieux à cinq reprises pour la porter à 6,21 m en plein air, 6,22 m en salle. Avec une impression visuelle qu’il peut encore repousser les limites du réel, "Mondo" Duplantis va-t-il de nouveau franchir une barre record lors de ces Mondiaux de Budapest ?
A seulement 23 ans, Armand Duplantis n’a déjà plus d’égal dans son sport depuis le début de la décennie. Le Suédois n’en finit plus d’impressionner. Après avoir effacé des tablettes son rival et ami Renaud Lavillenie en 2020, "Mondo" a touché les sommets, ceux qu’il s’impose lui-même, sur la piste d’Eugene (Etats-Unis) à l’occasion des derniers Championnats du monde.
Dans un environnement propice aux records, notamment sur le tartan, Duplantis a survolé une barre placée à 6,21 m pour établir l’actuel record du monde du saut à la perche. Et pourtant…On en resterait presque sur notre faim tant la marge semble encore énorme pour le champion olympique. "Mentalement, il est indestructible. Non seulement il peut bien sûr battre le record du monde à Budapest, mais en plus il a un paquet d'années devant lui avant qu'on ne vienne le chatouiller", assure Jean-Michel Bellot, ancien perchiste, 5e des Jeux Olympiques de Moscou en 1980.
Déjà auréolé de tous les titres majeurs de sa discipline (champion d’Europe, champion du monde en salle et en plein air, champion olympique), Duplantis n’a plus que la course aux records et à l’histoire en vue. Tout indique qu’il va poursuivre sa moisson de succès au fil des années, et son "prime" n’étant a priori pas encore arrivé, rien n’empêche de croire à un record du monde encore bien plus haut.
Car le Scandinave n’a besoin de personne pour repousser ses propres limites. Et fort heureusement. Renaud Lavillenie absent des Mondiaux sur blessure, Duplantis ne semble avoir comme rival que Chris Nilsen, vice-champion du monde et vice-champion olympique en titre. Problème, l’Américain n’a jamais passé les 6 mètres en plein air et 25 centimètres le séparaient de Duplantis lors des derniers Mondiaux à Eugene. Un gouffre monumental.
"Il va être tout seul à Budapest car Lavillenie n'est pas là et, derrière, la distance est faite, affirme Bellot. Il a vraiment définitivement coupé court à tout poursuivant. Il ne sera battu que par lui-même, s'il est battu. Il a prouvé qu'il était tellement fort en haute compétition que c'est une compétition comme une autre pour lui."
Cependant, Armand Duplantis reste malgré tout humain. Il l’a prouvé lors du Meeting Herculis de Monaco il y a quelques semaines en se faisant battre par Chris Nilsen justement (5,92 m), le Suédois échouant deux fois à 5,92 m puis une fois à 6,02 m, en raison d’une gêne aux ischios-jambiers.
Mais pour Jean-Michel Bellot, c'est "anecdotique" : "C'est la meilleure chose qui puisse lui arriver. Il s'est cassé la gueule comme un paquet de champions l'ont fait. Je pense que c'est un avantage de se planter quelques semaines avant un grand championnat parce que même s'il a un moral d'acier, il a pu se dire ‘fais gaffe tu peux te planter aussi’. C'est une petite piqûre de rappel. Il ne faudra pas qu'il fasse d'erreur mais il a quand même une marge de sécurité considérable."
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