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Jordan 1988, Johnson 1992 ou Iverson 2001 : Les 5 plus grands All-Star Games de l’Histoire

Les 5 plus grands All-Star Games de l’Histoire

Le 16/02/2019 à 11:12Mis à jour Le 16/02/2019 à 12:06

NBA - La saison régulière marque sa trêve traditionnelle pour laisser place au All-Star Weekend. Une période culte de l'année pour la planète basket. L'occasion de revenir sur les plus grands moments du All-Star Game au cours de ses 35 dernières années.

1988 : Le festival de Michael Jordan

Cette date marque peut-être la prise de pouvoir - individuelle - de Michael Jordan en NBA. Il était déjà un All-Star dès sa première saison, trois ans auparavant, et il ne décrochera pas le moindre titre avant 1991, trois ans après ce All-Star Game 1988. Mais MJ a mis la planète dans sa poche devant son public, à Chicago, en brillant tout au long du weekend. Le samedi, il remportait un concours de dunks d’anthologie en venant à bout de Dominique Wilkins - à une époque où les plus grandes stars de la ligue n’hésitaient pas à se défier sur ce type de compétition.

Le lendemain, Jordan a aussi marqué le match des étoiles de son empreinte. 40 points - la deuxième meilleure performance sur un All-Star Game à l’époque - et une victoire finale de l’Est sur le fil (138-133). Larry Bird, Magic Johnson et compagnie étaient encore présents en NBA mais c’est à partir de là que le numéro 23 des Bulls a vraiment été considéré comme le meilleur joueur du monde.

1992 : Magic Johnson, bien plus que du basket

Ce n’est pas le plus beau match de tous les temps, loin de là, et le score importe peu finalement (153-115 pour l’Ouest). Mais cette rencontre dépasse largement le cadre du basket. Ce n’est pas tant à propos du jeu. Plutôt le message. Et tout ce qu’il y avait autour de cet événement. Posons le contexte : Magic Johnson a soudainement été contraint de prendre sa retraite après avoir appris qu'il était séropositif le coup d’envoi de la saison 1991-1992. Mais l’icône des Los Angeles Lakers revient tout de même en février à l’occasion du All-Star Game.

Le public était finalement peu informé sur la maladie à l’époque certains fans - certains joueurs même - craignaient d’être infectés… en jouant, et en jouant contre lui, Magic et ses adversaires ont tempéré quelques craintes.

Johnson était au cœur du week-end en dehors du terrain mais aussi sur le parquet. Il a conclu la partie avec quelques duels enivrés avec Isiah Thomas et Michael Jordan suivi d’un trois-points pour mettre un point d’orgue à sa performance. 25 points, 5 rebonds, 9 passes décisives et un trophée de MVP. Et même bien plus que ça.

1993 : Stockton et Malone couronnés devant leur public

Le basket est entré dans une autre dimension au début des années 90. Michael Jordan a fait de la NBA une ligue planétaire avec son image de marque, son aura, son talent et évidemment ses deux premiers titres en 1991 et 1992. 1992 fut justement un autre tournant avec l’épopée de la sélection américaine aux Jeux Olympiques de Barcelone. Superstars parmi les superstars du monde entier, les basketteurs US ont tout raflé. Huit des douze membres de cette équipe légendaire étaient justement présents au All-Star Game de 1993.

Un vrai casting de rêve avec Michael Jordan, Isiah Thomas, Patrick Ewing, Dominique Wilkins, Shaquille O’Neal (pour sa première invitation) ou encore Scottie Pippen d’un côté et Charles Barkley, Hakeem Olajuwon, Clyde Drexler, David Robinson, Karl Malone ou John Stockton de l’autre. Il faut savoir qu’à l’époque, ces gars n’étaient pas nécessairement tous copains comme aujourd’hui. Ils jouaient vraiment pour gagner. Ils voulaient marquer leur domination sur leurs adversaires directs. Il n’y avait pas de match amical.

Cette partie superbement disputée – serrée tout du long – s’est finalement décidée après prolongation. Et ce sont les héros locaux, Malone et Stockton, stars du Jazz et acclamés par le public de Salt Lake City, qui ont mené l’Ouest à la victoire (135-132). Avec 28 points pour Malone et 15 passes décisives pour Stockton. Un duo phare des années 90, qui pour une fois avait réussi à prendre le dessus sur Jordan, auteur de 30 points.

2001 : Allen Iverson, le héros du peuple

En 1995, Rudy Tomjanovic, coach emblématique des Rockets, lâchait l’une des déclarations les plus mythiques du sport US. Il incitait “à ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion” en faisant référence à Hakeem Olajuwon et à une équipe de Houston sacrée pour la deuxième année de suite malgré une saison régulière délicate. Cette punchline, bien qu’elle ne lui soit pas destinée, peut très bien s’appliquer à Allen Iverson. Le basketteur plus petit et plus frêle que ses adversaires de l’époque est une icône du basket et est souvent considéré comme le meilleur joueur de l’Histoire “kilos pour kilos”. Et il était à son apogée en 2001.

En revanche, la Conférence Est était déjà perçue comme nettement moins forte que sa voisine de l’Ouest. Et cet All-Star Game à Washington, c’était un peu David contre Goliath avec les géants Tim Duncan, David Robinson, Karl Malone, Shaquille O’Neal (forfait pour le match), Kevin Garnett et Chris Webber d’un côté alors que le camp d’en face était sacrément démuni dans la raquette. Les deux meilleurs meneurs de l’époque, Jason Kidd et Gary Payton, jouaient aussi à l’Ouest. C’est d’ailleurs l’équipe de Duncan, grande favorite, qui a contrôlé quasiment tout le match.

Allen Iverson au All-Star Game 2001

Allen Iverson au All-Star Game 2001AFP

L’Est était encore menée de 21 points à neuf minutes de la fin. Puis Allen Iverson a fait chavirer le public de la capitale. Révolté, impossible à arrêter malgré la défense rugueuse des grands adverses dans les dernières minutes, la superstar des Sixers a inscrit 15 de ses 25 points dans le quatrième quart temps pour sonner la charge. Le final haletant fut certainement l’un des plus beaux de l’Histoire. Avec deux groupes de compétiteurs qui se donnaient à fond, bien loin de l’atmosphère d’un match de gala. Il y a eu des fautes, des prises-à-deux et pas de panier facile dans ce money time.

En prime, un superbe duel entre les deux successeurs désignés de Michael Jordan à l’époque : Kobe Bryant contre Iverson. Numéro 8 des Lakers sur le dos, Kobe a multiplié les paniers dans les derniers instants. Dont deux de suite, à mi-distance, à moins d’une minute de la sirène. Deux tirs qui ont mené à une réponse de Stephon Marbury, à trois-points à chaque fois. Le meneur des Nets a parfaitement épaulé Iverson en plantant les deux pralines les plus importantes d’un match qui s’est conclu à 111-110. 111-110… de nos jours, c’est un match défensif en saison régulière. C’était pourtant un All-Star Game. Avec un Iverson MVP de l’événement avant de mener, quelques mois plus tard, Philadelphie en finales NBA (perdues contre les Lakers de Bryant et O’Neal) après avoir aussi été nommé MVP de la saison.

2003, le dernier de Michael Jordan

Deux ans avant l’événement organisé à Atlanta, Michael Jordan était sorti de sa deuxième retraite pour effectuer des piges aux Wizards, une équipe dont il était devenu le Président des opérations basket. Snobé par le vote des fans, il avait néanmoins été choisi par les coaches pour un tout dernier All-Star Game, une semaine avant ses 40 ans. Grand seigneur, Vince Carter s’est décidé à lui laisser sa place dans le cinq majeur de la Conférence Est avant le début du match.

MJ ne s’est évidemment pas contenter de participer. Il a joué pour gagner, pour prouver qu’il pouvait encore tenir tête aux stars de l’époque à son âge et après plusieurs années sans jouer. Et il était vraiment tout près de donner la victoire à son équipe. En fait, on pensait même qu’il l’avait fait quand, à cinq secondes de la fin de la première prolongation, Jordan a planté un panier assassin sur la truffe de Shawn Marion. Un superbe tir à reculons, comme un symbole.

Mais Bryant, qui avait passé le match à se chambrer avec son idole, était déterminé à prendre le dessus sur le maître. Il a joué la dernière possession pour lui. Sa tentative à trois-points a échoué mais Jermaine O’Neal a fait faute. La superstar des Lakers a alors converti deux de ses trois lancers pour envoyer le match dans une deuxième prolongation, une première dans l’Histoire du All-Star Game. Kevin Garnett a alors pris le relais. Il a terminé avec 37 points pour finir MVP d’un match finalement gagné par l’Ouest – 155-145. Michael Jordan a fini avec 20 pions. Il aurait sans doute été élu meilleur joueur de son dernier All-Star Game si Bryant et Garnett n’avaient pas été décisifs dans le final. Mais ça reste une belle anecdote et l’une des rencontres les plus disputées de l’Histoire du All-Star Game.

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