Mondiaux de Lenzerheide | "Put***, désolé" : l'étrange déconfiture des Norvégiens sur l'Individuel

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Si les Bleus ont brillé, mercredi, sur l'Individuel des Mondiaux de Lenzerheide, les Norvégiens, eux, ont fait la moue. Plombés par une mauvaise préparation de leurs skis, Johannes Boe et ses compatriotes ont vécu une inhabituelle déconfiture. Endre Stroemsheim, le mieux classé d'entre eux, s'est difficilement hissé... au neuvième rang.

Boe : "Quand le matériel n'est pas optimal, on dépense beaucoup plus d'énergie"

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Il y avait de l'incompréhension, voire de l'incrédulité, sur le visage de Siegfried Mazet. L'entraîneur de la Norvège n'est pas habitué à cela. Mercredi, sur l'Individuel des Mondiaux de Lenzerheide, aucun de ses hommes n'est parvenu à monter sur le podium. Pire, aucun ne s'est invité à la cérémonie des fleurs. Pour retrouver un représentant de l'autre grande nation du biathlon, aux côtés de la France, il faut descendre jusqu'au neuvième rang, occupé par Endre Stroemsheim.
Drôle d'anomalie. Cette saison encore, les Norvégiens étaient plutôt habitués à truster les podiums. Et depuis le début de l'édition 2024-2025 de la Coupe du monde, il y en avait toujours eu au moins un dans le Top 6. Mais sur cet Individuel, quelque chose ne tournait pas rond.
Stroemsheim, le "moins pire" d'entre eux donc, a pourtant assuré face aux cibles avec un 19/20 similaire, par exemple, à celui d'Éric Perrot. Mais sur les skis, il n'y a tout simplement pas eu match. "C’était terrible, a admis le biathlète né a Oslo. Nous étions très lents dès le départ. On a eu quelques petits soucis malheureusement. On a des bons techniciens. Parfois on a des bons skis et parfois ce n’est pas parfait."

Le responsable du fartage s'excuse

Une manière assez polie de révéler que le problème ne venait pas des athlètes eux-mêmes, eux qui sont plutôt habitués à dominer sur la piste. Mais bien du staff technique chargé d'adapter et de préparer les skis. Tobias Dahl Fenre, responsable du fartage de l'équipe norvégienne, a endossé la responsabilité.
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🎯 Perrot a gagné son duel à distance avec Giacomel : leur dernier tir en vidéo

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"La première chose est d'essayer de comprendre ce qui s'est passé, a-t-il confié au média NRK. La deuxième est d'aller voir les athlètes, de les regarder et de leur dire : 'Put***, désolé'. Avec de tels skis, leur performance n'était finalement pas si mauvaise...".
Cette déconfiture a tout de même de quoi surprendre. "Les conditions n'étaient pas particulières, a observé Stroemsheim sur Eurosport. Mais c'est vrai qu'à certains endroits, il y avait du soleil donc la neige était très humide. Et à l'ombre, elle était très sèche. Ça a rendu les choses difficiles."

Boe privé de Grand Chelem

Johannes Boe, qui courait après un Grand Chelem après avoir remporté le sprint pour la poursuite, n'a pas pu faire de miracle. "Je ne me suis jamais battu pour la médaille, a déploré le patron du circuit mondial. J'ai fait trois fautes dès le premier tir et 'hasta la vista'."
Et s'il a à ce point dû "forcer" son tir, la qualité de ses skis n'y était sans doute pas pour rien. "Quand le matériel n’est pas bon, tu utilises beaucoup plus d’énergie et c'est quelque chose que tu traînes sur le pas de tir, a-t-il expliqué. Quand tu as les meilleurs skis, tu as peut-être deux ou trois pulsations de moins et ça peut faire la différence sur quatre cibles blanchies ou cinq."
L'homme aux 22 titres mondiaux a bouclé l'épreuve avec cinq fautes en tout, comme son compatriote Martin Uldal. Et s'il a su limiter la casse en piste (quatrième temps de ski à vingt secondes de la référence établie par QFM), tous ses compatriotes ont concédé plus de deux minutes. Une inhabituelle déconvenue. Et un sacré contraste avec les Bleus.
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Perrot : "Ça paraît si simple…"

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