Nove Mesto 2025 – Océane Michelon et Jeanne Richard sont déjà presque prêtes pour les premiers rôles

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Après des Mondiaux contrastés, Jeanne Richard et Océane Michelon retrouvent le pain quotidien de la Coupe du monde, vendredi sur le sprint de Nove Mesto (18h25). Si la première a vécu des Mondiaux mitigés, Michelon a surfé sur la bonne vague et décroché deux médailles. Attendues, les Françaises ont encore des choses à jouer cet hiver, et un message à envoyer en vue de l'an prochain.

Une invraisemblable faillite au tir malgré des skis de feu : le résumé de la mass-start féminine

Video credit: Eurosport

Elles semblent inséparables. Nées à un mois d'intervalle, Jeanne Richard et Océane Michelon ont tissé une relation privilégiée, raffermie par une trajectoire commune qui pourrait bien les mener vers les premiers rôles de la lutte pour le gros globe, et ce dès la saison prochaine. Pour cet hiver, les temps de passage sont en avance sur les précisions les plus optimistes. Un podium chacune, et une troisième place au général plus que jamais accessible. Si les deux Françaises veulent confirmer leur bond dans la hiérarchie mondiale, ça commence par une manche de Nove Mesto réussie (avec le sprint pour commencer, à suivre ce vendredi en intégralité sur Eurosport et MAX).
On le dit, on le répète. La grande force de cette équipe de France chez les dames est sa densité. Alors que les leaders historiques des Bleues paraissent en retrait sur la longueur d'une saison (Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet), Lou Jeanmonnot a endossé sans attendre le costume de patronne des tricolores, deuxième du général la saison passée et encore en lice pour le gros globe cet hiver. En revanche, lors des grands événements, Simon et Braisaz-Bouchet ont tenu la baraque dans un contexte où la régularité de Jeanmonnot peine à s'adapter aux prises de risques inhérentes à ce type de courses. 

Richard un poil plus régulière...

Dans des proportions moindres, le parallèle s'applique également au duo Richard-Michelon. La première, Haut-Savoyarde, affiche un bilan plus reluisant en Coupe du monde (5e avec 526 points) avec, certes, une courte avance sur la seconde au général (6e avec 495 points), mais une régularité autour du podium plus prégnante en 2025. Podium, justement, qu'elle a décroché sur la mass start de Ruhpolding, un mois après le déchirement d'une joie à domicile envolée sur la ligne (4e de la mass start du Grand-Bornand).
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4e avant le dernier tir, Richard a dynamité le final : revivez le dénouement en vidéo

Video credit: Eurosport

Présente à Nove Mesto en 2024, Richard s'avançait à Lenzerheide avec un surplus d'expérience dans les bagages, une arme non négligeable à 22 ans. Pourtant, la Haut-Savoyarde repartira des Mondiaux sans médaille (seule Française dans ce cas), plombée par une première semaine à l'envers (28e du sprint, 34e de la poursuite) et un tir couché défaillant au pire des moments. Pas un hasard, alors que la pression des championnats se fait plus ressentir sur les tapis, surtout avec un nouveau statut, celui d'une biathlète capable d'aller chercher des médailles en individuel.

... Mais Michelon a su se sublimer aux Mondiaux

Arrivée à Lenzerheide avec une seule balle manquée au couché en Coupe du monde, elle en rate trois dès ses deux premières courses. Une fébrilité soudaine qui lui ferme les portes des relais, et lui empêche de rêver plus grand qu'une excellente quatrième place sur la mass start des Mondiaux. Au milieu de l'atmosphère bigarrée et bruyante de ces grands championnats, Océane Michelon a su, elle, se sublimer. La Savoyarde est allée décrocher son premier podium sur la mass start, loin devant sa compatriote et surtout au prix d'un finish époustouflant.
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Michelon : "Là où je pouvais faire la différence c'était sur le dernier plat montant"

Video credit: Eurosport

Loin de ressasser une déception qui aurait été légitime, Richard ne s'est pas attardée pour féliciter sa compatriote, dont les succès sont plus faciles que d'autres à célébrer. L'image n'est pas anodine : au moment de répondre au micro d'Eurosport, Michelon a eu l'heureuse surprise de se faire surprendre par Richard, avant de sautiller de bon cœur, ensemble. "Ma médaille d'argent représente beaucoup de travail, une grande équipe derrière moi. Ce n'est jamais toute seule qu'on arrive à faire des belles performances. C'est toute une équipe qui bosse," s'est émue Michelon dans la foulée.

Jeanmonnot, modèle d'aujourd'hui, rivale de demain ? 

Forcément, en surfant sur cette conjecture favorable, Michelon récolte pour l'heure l'essentiel des lauriers. Il faut dire que la native de Chambéry était attendue à ces hauteurs. "Simon (Fourcade) était son entraîneur à l'époque (chez les jeunes). Il m'avait dit 'Tu vas voir (…) elle va aller très vite'. Il ne s'était pas trompé", nous avait confié notre consultant Eurosport, Lois Habert, en amont des Mondiaux. Une prophétie en passe d'être accomplie, grâce notamment à des qualités épousant celles d'une certaine Lou Jeanmonnot. 
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Océane Michelon et Lou Jeanmonnot.

Crédit: Getty Images

"C'est du biathlon complet, complète Habert. J'ai l'impression que cette génération est vraiment dans ce moule, que ce soit Océane ou Jeanne (Richard)." L'exemple est parlant, la symétrie de plus en plus respectée, alors, sans surprise, les attentes n'en finissent plus de grandir. Au rythme où les choses se déroulent, il n'est pas exclu de retrouver prochainement ce duo tout en haut du plateau. Dès l'orée de l'hiver prochain ?  Le visage de leur fin de saison livrera un premier élément de réponse. 
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