Il a débuté son discours par un hommage, sur le ring. "J’avais vraiment à cœur de remporter une belle victoire pour Monsieur Belmondo, a déclaré Tony Yoka, portant une affiche à l’effigie de la légende du cinéma français, à l’issue de son onzième succès en onze combats professionnels, ce vendredi à Roland-Garros. Parce qu’il m’a toujours suivi, toujours supporté depuis une dizaine d’années. Il était présent à chacun de mes combats professionnels, donc j’avais une grosse pensée pour lui."
Après avoir adressé ces paroles à la mémoire de Jean-Paul Belmondo qui s’est éteint à l’âge de 88 ans ce lundi 6 septembre 2021, Tony Yoka a confié qu’il avait appréhendé ce combat sur le court Philippe-Chatrier : "Je ne vais pas le cacher, j’étais quand même stressé. Cela fait un an que l’on n’a pas boxé avec du public, que l'on fait des combats à huis clos…" Une appréhension qui n’expliquait pas son entrée en lice semble-t-il timide, face à Petar Milas, qu'il a fini par dominer sur arrêt de l’arbitre à la fin du septième round.
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"Il ne faisait pas forcément mal"

Cet attentisme de façade était une tactique, comme Yoka l’a détaillé au micro de Canal Plus après avoir eu quelques minutes pour souffler : "Il fallait surtout que je sois patient, je savais que j’allais rentrer dans le combat, qu’il allait petit à petit s’essouffler et que j’allais pouvoir placer des coups qui font mal, surtout au corps." Le plan était clair : "Je lui ai fait mal au corps pour pouvoir après revenir à la face."
Tony Yoka a donc laissé passer l’orage, face à un boxeur au bilan de 15-0, en jambes, mais qui manquait de punch. Il était ainsi bien loin de prendre la foudre : "Sur les premiers rounds, il ne faisait pas forcément mal parce que je suis plus lourd que lui. Il est plus léger. J’ai commencé à mettre les gants et à boxer avec des poids lourds qui tapent fort." Yoka a tout de même rappelé : "Cela reste un poids lourd, je suis un petit peu marqué."

"J’avais à cœur de gagner avant la limite, sur un vrai K.-O."

Gagner aux points l’aurait laissé sur sa faim. Il est donc allé chercher une neuvième victoire anticipée au niveau professionnel, construite par un crochet du gauche et parachevée par un uppercut du droit. "J’avais à cœur de gagner avant la limite, sur un vrai K.-O. parce que lors de mes deux derniers combats, ça avait été un peu plus compliqué", relate celui qui a décroché sa première ceinture européenne en mars, face à Joël Tambwe Djeko.
La manière, OK. Mais le standing de ses rivaux reste la principale question, lancinante, autour de la montée en puissance du champion olympique 2016 dans l’univers des lourds. Le vrai. Celui du noble art conjugué en profession. Relancé à ce sujet par nos confrères de Canal Plus, Yoka a exprimé son ambition : "On veut un Top 10 (mondial, NDLR), il faut leur dire de signer les papiers ! Je pense que ça va me faire monter un peu dans les classements. Pour le prochain combat, au mois de décembre on espère une ceinture EBU."

Tony Yoka prend le dessus sur Petar Milas, le 10 septembre 2021 à Roland-Garros

Crédit: Getty Images

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