"Comme fumer une cigarette" : Jonas Vingegaard se défend sur le monoxyde de carbone
Depuis le mois de juillet, le monoxyde de carbone fait beaucoup parler dans le peloton. Tadej Pogacar (UAE-Emirates) et Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) l'ont utilisé selon une enquête publiée cet été par Escape Collective. Interrogé pendant une conférence de presse jeudi, le Danois l'a reconnu tout en se défendant d'une "mauvaise utilisation".
"Le Tour 2025 correspond au profil de Vingegaard mais ça, c'était avant la saison 2024 de Pogacar"
Video credit: Eurosport
Oui Jonas Vingegaard a utilisé du monoxyde de carbone. Sa confession n'est pas une révolution, tant on savait, suite aux enquêtes d'Escape Collective et du magazine allemand Tour, que les formations UAE-Emirates, Visma | Lease a Bike et Israel-Premier Tech avaient eu recours à ce gaz qui n'est pas interdit par l'Union cycliste internationale et les instances antidopages. Mais ne vous méprenez pas, assure le 2e du dernier Tour de France, il n'a aucune envie d'améliorer ses performances avec ceci.
Le Danois a expliqué "comprendre" le débat autour du monoxyde de carbone si celui-ci était "mal utilisé". Il y aurait deux manières de faire avec ce gaz. La première consisterait en une inhalation pour mesurer les conséquences d'un camp en altitude. La seconde, plus agressive, serait d'en inhaler régulièrement à des fins de dopage. "Je ne savais même que ça pouvait être mal utilisé, s'est défendu Vingegaard en conférence de presse jeudi dans des propos rapportés par Cyclingnews. Comme je l'ai dit précédemment, on ne l'utilise que pour tester si un stage en altitude a fonctionné, ou non".
Ce n'est pas la façon dont nous l'utilisons
"Ce que j'ai entendu, c'est que si vous l'utilisez mal, il peut être utilisé à la place d'un camp d'altitude, et si vous l'utilisez de cette manière, ils disent qu'il peut y avoir des problèmes de santé. Ce n'est pas la façon dont nous l'utilisons", a continué le double vainqueur du Tour de France (2022, 2023) alors que son grand rival, Tadej Pogacar, utiliserait lui aussi le monoxyde de carbone. "Cela dit, ce que j'ai aussi entendu, c'est que lorsque vous le faites une fois, c'est comme fumer une cigarette, et beaucoup de gens fument des cigarettes tous les jours", assure encore Vingegaard.
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Le monoxyde de carbone inquiète en tout cas les instances internationales. Récemment, dans une interview accordée à Eurosport, Romain Bardet avançait que "le monoxyde de carbone [pouvait] expliquer la trajectoire de certains qu'on ne connaissait pas il y a un an, un an et demi mais que [c'était] aussi un procès un peu facile à leur faire sans s'intéresser à leur trajectoire."
L'UCI demande à l'AMA de l'interdire
Le Français, qui prendra sa retraite à l'issue du prochain Critérium du Dauphiné, avait enjoint les instances à se positionner, assurant qu'il était "totalement vain dans un monde aussi concurrentiel avec autant d'enjeux économiques de croire que c'est le bon vouloir et l'éthique irréprochable des coureurs et des équipes qui vont permettre une régulation saine du milieu."
Mardi, l'Union cycliste internationale s'est positionnée en marge d'un séminaire réunissant les différentes familles du cyclisme pendant deux jours à Nice, demandant "clairement aux équipes et aux coureurs de ne pas recourir à l'inhalation répétée de CO. Seul l'usage médical d'une seule inhalation de CO dans un environnement médical contrôlé pourrait être acceptable. L'UCI demande également officiellement à l'Agence mondiale antidopage (AMA) de prendre position sur l'utilisation de cette méthode par les athlètes".
"Je ne prendrai pas parti sur ce sujet, a prudemment réagi Jonas Vingegaard. Bien sûr, je suivrai ce que l'UCI et l'AMA disent à ce sujet. S'ils l'interdisent, je ne le ferai plus jamais." La balle est dans le camp de l'AMA désormais.
"Je ne prendrai pas parti sur ce sujet, a prudemment réagi Jonas Vingegaard. Bien sûr, je suivrai ce que l'UCI et l'AMA disent à ce sujet. S'ils l'interdisent, je ne le ferai plus jamais." La balle est dans le camp de l'AMA désormais.
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