Pourquoi Tadej Pogacar (UAE) a attaqué assis dans le Mur de Huy lors de la Flèche wallonne : "Si je m'étais levé, j'aurais dérapé"

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Tadej Pogacar n'a pas eu besoin de se mettre en danseuse pour distancer tout le monde, mercredi, dans le Mur de Huy. Plus encore que le témoin de la facilité (10 secondes de marge sur le 2e) avec laquelle il a remporté la Flèche wallonne, c'est une caractéristique du Slovène de pouvoir ainsi accélérer. Se redresser l'aurait en outre exposé à déraper, sur une route mouillée, comme il l'a expliqué.

De nouveau seul au monde : l'impressionnante arrivée de Pogacar dans le Mur de Huy

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Parfois, le suspense s'évapore quand un champion se dresse sur ses pédales. Ce ne fut pas le cas mercredi. C'est bien calé sur sa selle que Tadej Pogacar a déposé la concurrence dans le Mur de Huy, contribuant à donner à son succès lors de la Flèche wallonne un aspect impressionnant. Est-ce vraiment si bluffant ​? "Cela ne m'a pas choqué qu'il attaque assis, répond Nicolas Fritsch. C'est l'écart (10 secondes d'avance sur le 2e, ndlr) qui est choquant." D'autant plus que le contraste visuel est à relativiser.
Ben Healy (5e), plus proche adversaire de "Pogi" lorsque celui-ci a accéléré dans le virage dit "Claudy Criquielion", s'est certes démené, debout sur sa machine, mais tous n'ont pas adopté la même posture. Par exemple : Kévin Vauquelin, dauphin du Slovène, n'a pas beaucoup levé son séant de la selle (ce à quoi le lauréat a aussi consenti à quelques reprises). "C'est coûteux de se mettre en danseuse, de secouer le vélo, cela provoque une dépense énergétique", considère notre consultant.
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Nouvelle fulgurance, nouvelle démonstration : Comment Pogacar a dompté le Mur de Huy

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Depuis que je suis petit, je me sens plus efficace ainsi
"Pogacar a une position de VTTiste, il est un peu bas, en avant. Il a beaucoup de motricité", poursuit Fritsch, faisant écho aux propos du principal intéressé. "La position assise vers l'avant me permettait d'être plus à l'aise. Depuis que je suis petit, je me sens plus efficace ainsi (...) C'est peut-être un avantage sur les autres", a déclaré le leader de la formation UAE après sa victoire, comme rapporté par la presse belge.
C'est également une question d'évolution du matériel. "Les plus petites manivelles, les braquets d'aujourd'hui, favorisent ce genre de changements de rythme sans se mettre en danseuse, estime Nicolas Fritsch. Avec de grandes manivelles – et donc un grand levier – c'est dur d'accélérer assis."
On a déjà vu le triple vainqueur du Tour de France (2020, 2021, 2024) hausser le ton de cette façon, dans le Vieux Quaremont notamment. Mais on le sait aussi capable de se déhancher pour distancer Jonas Vingegaard dans des cols. Pogacar a plusieurs cordes à son arc… et le revêtement joue beaucoup dans l'option qu'il retient.
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Meilleure adhérence

"Je pense que si je m'étais levé, j'aurais dérapé de l'arrière avec cette route trempée", tranche celui qui s'avancera en tenant du titre, dimanche, lors de Liège-Bastogne-Liège. "A ce niveau-là de puissance, tu glisses, c'est évident", abonde Fritsch, concernant les conditions pluvieuses de mercredi.
Reste à rappeler que le récent 2e de Paris-Roubaix n'est que timidement passé à l'offensive, selon ses dires : "Lorsque j'ai vu Ben Healy revenir à ma hauteur dans le Mur, je me suis dit : 'OK, il a l'air de vouloir aller plus vite'. Alors j'ai accéléré un peu." Et le suspense s'est évaporé.
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