GIRO 2024 | Jonathan Milan enlève la 13e étape au sprint, troisième succès pour l'Italien

Piégé par un coup de bordures qui a mis le peloton en alerte à 50 kilomètres de l'arrivée, Jonathan Milan (Lidl-Trek) a dominé de sa tête et de ses larges épaules le sprint de cette 13 étape du Giro ce vendredi. L'Italien a été parfaitement emmené par son train, et n'a eu qu'à réciter ses classiques pour remporter sa troisième victoire d'étape de l'épreuve. Le classement général reste intact.

Le colosse Milan boxe seul dans sa catégorie : sa troisième victoire en vidéo

Video credit: Eurosport

Il se passe toujours quelque chose sur le Giro. L'adage s'est vérifié lors d'une 13e étape de transition où le calme plat comme le tracé du jour a été rompu par un coup de bordure des hommes de Geraint Thomas (INEOS Grenadiers). Piégé et contraint à une longue poursuite, Jonathan Milan (Lidl-Trek) a dilapidé des forces pour revenir sur le premier peloton, la jonction s'opérant à l'entame de la dernière heure de course. Mais il restait suffisamment de force au maillot cyclamen pour signer, ce vendredi à Cento, sa 3e victoire sur ce Tour d'Italie. Au sprint, bien entendu.
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Alerte bordure : INEOS scinde le peloton, Milan un temps piégé

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À 62 km de l'arrivée, dans la plaine sans abri d'Emilie-Romagne, INEOS Grenadiers s'est lancé dans une opération élagage, sa plus puissante tronçonneuse en tête, Filippo Ganna, et le peloton s'est retrouvé taillé en deux. Ils n'étaient plus qu'une quarantaine devant. Si Tadej Pogacar (UAE Emirates), toujours en rose vendredi soir, et aucun autre favori n'était piégé, Milan manquait à l'appel, ce qui incita les équipiers de ses rivaux (Alpecin-Deceuninck et Soudal-Quick Step notamment) à relayer les INEOS. Pris de panique, l'Italien de 23 ans tenta d'appliquer la glu lui-même pour recoller les morceaux. Sans réussite. Mais tout a fini par rentrer dans l'ordre à 43 km de l'arrivée.
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De la pause pipi au coup de massue : l'"erreur de cadet" qui aurait pu coûter la victoire à Milan

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Rien n'arrête Milan

Entre-temps, l'échappée du jour avait été revue, à 50 km du but. Celle-ci était constituée de trois Italiens : Andrea Pietrobon (Polti Kometa), Manuele Tarozzi et Alessandro Tonelli (VF Group-Bardiani CSF-Faizanè). Après la tempête, le calme est si bien revenu que deux hommes tentèrent à nouveau la fugue, à 30 km du but. Martin Marcellusi (VF Group-Bardiani CSF-Faizanè) et le Belge Dries de Pooter (Intermarché-Wanty) ont compté une trentaine de secondes d'avance avant d'être repris logiquement, à neuf bornes du terme, De Pooter ayant en amont distancé son compagnon.
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Les Lidl-Trek ont refait leur apparition à l'amorce de l'emballage massif. Milan comptait encore trois équipiers devant lui sous la flamme rouge. Fernando Gaviria (Movistar, 6e) a tenté de le surprendre en anticipant le sprint. Mais Milan était le plus fort, encore une fois, pour s'affirmer pour de bon comme le meilleur sprinteur de ce Tour d'Italie. Il s'est imposé facilement devant le Polonais de Cofidis, Stanisław Aniołkowski, et Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious). Le Français Hugo Hofstetter (Israel-Premier Tech) a lui signé son meilleur résultat sur le Giro en prenant la 5e place.
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La palette : l'énorme frayeur de Groves, le temps de réaction de Milan

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