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Giro 2024 : Julian Alaphilippe (Soudal Quick-Step), frustré mais fair-play : "J'ai été battu par plus fort"
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Publié 09/05/2024 à 18:29 GMT+2
Très actif au sein de l'échappée, Julian Alaphilippe (Soudal Quick-Step) est passé tout près de l'emporter, ce jeudi lors de la sixième étape du Giro 2024. Le Français a cependant été devancé de justesse au sprint par Pelayo Sanchez (Movistar) et a dû se contenter de la deuxième place. Forcément rageant, même si le double champion du monde, beau joueur, a reconnu qu'il était tombé sur plus fort.
Alaphilippe s'est démené, Pogacar n'a pas bronché : le résumé
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"Je vais vraiment tout donner, c'est l'étape qui me plaît." Au moins, il avait annoncé la couleur. Comme promis avant de prendre le départ, Julian Alaphilippe s'est démené, ce jeudi, sur la sixième étape du Tour d'Italie. Il faut dire que celle-ci avait tout pour lui plaire, entre ses chemins blancs en référence aux Strade Bianche, une classique de début de saison déjà remportée par le Français (en 2019) et son mur final, avec une rampe à 20%. Le coureur de la Soudal Quick-Step avait donc une très belle occasion à saisir. Il a tout mis en œuvre pour l'emporter. Hélas, cela n'a pas suffi.
C'est en effet Pelayo Sanchez (Movistar) qui a coupé la ligne d'arrivée en premier à Rapolano Terme. Deuxième et dominé de peu par l'Espagnol, "Alaf" avait de quoi nourrir de gros regrets. Parce que jusque-là, il avait tout bien fait, en prenant l'échappée dans la montée vers Volterra, à plus de cent kilomètres de l'arrivée, puis en accompagnant Luke Plapp (Jayco AlUla) et Sanchez lorsque le groupe de tête s'est scindé en deux. Le double champion du monde (2020, 2021) n'a été piégé ni sur les secteurs terreux, ni dans la montée finale. Il a seulement été battu au sprint, dans les ultimes mètres.
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Alaphilippe a fait des pieds et des mains pour parvenir à se glisser dans l'échappée
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"Ça fait mal de passer si près de la victoire", a avoué Alaphilippe, qui s'est dit "un peu déçu" au moment de débriefer la course au micro d'Eurosport. La frustration, légitime, était palpable. Mais il ne fallait pas compter sur le natif de Saint-Amand-Montrond pour ruminer ce final fatal ou pester contre son bourreau du jour, qui en avait visiblement gardé sous la pédale. "Je ne vais pas refaire le final cinquante fois. Il (Pelayo Sanchez, ndlr) était plus frais, il a fait le sprint parfait. J'ai essayé de m'économiser un peu dans le final, mais il fallait tout donner. Je pense avoir fait ce que j'avais à faire", a affirmé le Tricolore, avant de concéder : "J'ai été battu par plus fort, c'est comme ça."
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Alaphilippe : "Ça fait mal..."
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Dominé par un coureur qui "a été fort, malin et a fait un beau sprint", celui qui n'a plus levé les bras depuis juin 2023 et la deuxième étape du Critérium du Dauphiné n'a pas cherché à épiloguer. Il a, au contraire, préféré retenir ce que sa journée avait dégagé de positif. "Je peux être content de la course que j'ai faite, a assuré l'intéressé. J'ai pris du plaisir, j'étais bien, j'ai vraiment donné le maximum. Pour ça, je n'ai pas de regret."
Surtout, Julian Alaphilippe a fait plaisir à voir. Après un début de saison morose, marqué par des chutes, une blessure et des saillies médiatiques peu plaisantes de la part de son manager, Patrick Lefevere, le puncheur de 31 ans avait déjà montré qu'il était sur la bonne voie lors du Tour de Romandie. Son entame de Giro et, en particulier, cette sixième étape, n'ont fait que confirmer l'impression visuelle qu'il avait laissée en Suisse. Celle d'un coureur qui n'a rien perdu de son sens de la course, a toujours de la suite dans les idées et n'a, désormais, plus besoin que d'un zeste de punch supplémentaire pour les concrétiser.
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Lefevere encourage Alaphilippe : "Il devient meilleur de jour en jour"
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Alors, même si le rendez-vous de ce jeudi lui plaisait beaucoup, il y a fort à parier que le cinquième du Tour de France 2019 saura encore se montrer à son avantage avant l'arrivée finale à Rome, le 26 mai prochain. "Ce ne sera pas ma dernière occasion d'ici la fin du Giro", a-t-il prévenu. "Il aime l'Italie, il aime ce parcours, a insisté Lefevere auprès d'Eurosport. Il devient meilleur de jour en jour et je pense qu'il aura d'autres chances à saisir." Vivement, alors, les jours à venir.
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Alaphilippe y a cru jusqu'à 100 mètres de la ligne : l'arrivée en vidéo
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