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Giro 2024 : "Juste heureux d’être encore en vie" : vitesse affolante, sprint effrayant
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Publié 07/05/2024 à 19:28 GMT+2
La quatrième étape du Giro 2024, qui reliait Acqui Terme à Andora ce mardi, a été remportée par Jonathan Milan (Lidl-Trek). Le sprinteur italien a fait parler sa puissance dans un final rendu extrêmement rapide par la descente qui l’avait précédé. Même si aucune chute n’est survenue, plusieurs grosses cuisses du peloton ont avoué après l’arrivée avoir eu peur pour leur sécurité.
Ganna omniprésent, Calmejane encore devant et Milan tranchant : le résumé
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C’est à se demander si les spectateurs présents à proximité de la ligne d’arrivée ont pu le voir passer. Jonathan Milan (Lidl-Trek) allait tellement vite qu’ils ont sans doute dû revoir les images au ralenti pour apprécier la qualité de son sprint victorieux, ce mardi à Andora. Tout en puissance, tel un Marcel Kittel de la grande époque, l’Italien a décroché son premier succès sur le Giro 2024. "C’était un sentiment incroyable", s’est félicité le champion olympique en titre de poursuite par équipes, logiquement tout sourire et ravi de sa journée. Ses adversaires du jour, eux, avaient un autre message à faire passer.
"Ça a été un peu effrayant", a soufflé Kaden Groves (Alpecin-Deceuninck), deuxième de l’étape, au micro d’Eurosport. "Je pense que ce n’est pas nécessaire de faire des sprints comme celui-ci", a taclé Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious), troisième. Quant à Tim Merlier (Soudal Quick-Step), vainqueur la veille et désormais ex-porteur du maillot cyclamen, il y est allé encore plus fort : "Je suis juste heureux d’être encore en vie." On sait que les sprinteurs sont habitués à flirter avec le danger et à prendre des risques, prérequis indispensables pour espérer couper la ligne en premier. Cette fois, cependant, les limites du raisonnable ont semble-t-il été franchies.
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"Qui s'assoit, perd" : comment Milan a dominé ses adversaires
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Il faut dire que le final a été avalé à une vitesse folle, pour ne pas dire anormalement élevée. La faute, principalement, à la descente du Capo Mele, qui s’est achevée à 800 mètres de l’arrivée. Ainsi lancé pleine balle à la poursuite de Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), qui s’était échappé trois kilomètres plus tôt et mis les équipes de sprinteurs sous pression, le peloton a en outre dû négocier un sens giratoire à 400 mètres du but. Le tout avec un vent de trois-quarts dos. Bref, tout est allé très, très vite. Trop, apparemment.
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Merlier : "Je suis juste heureux d'être encore en vie"
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"On prend beaucoup de risques, parce que toutes les équipes veulent des résultats, des points. Un sprint massif, c’est déjà très dangereux. Le faire en descente, en plus…", a pesté Bauhaus. "C’était un sprint vraiment impressionnant. Il y avait un gros rythme, toutes les équipes étaient là pour se battre et avoir la bonne position", a raconté Groves. "J’ai vu deux coureurs épaule contre épaule, ils m’ont mis dans la boîte et j’ai failli passer derrière la balustrade", a décrit Merlier, visiblement encore sous le choc au moment de s’exprimer.
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Bauhaus, mécontent du final : "Je m'en fous de la montée…"
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"C’était un petit peu dangereux, mais c’est comme ça, c’est le sport et ça fait partie de mon travail", a conclu le Belge. En règle générale, des propos d’une telle teneur sont prononcés après des courses marquées par d’importantes chutes. Ce sprint final électrique et ô combien rapide n’a pourtant envoyé personne au tapis, et cela ressemble presque à un miracle. "C’était un peu hara-kiri, a résumé Jens Voigt, consultant Eurosport et installé sur une moto suiveuse pendant toute la journée. Ça a bien tourné, mais on a eu de la chance."
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Voigt : "Ça a bien tourné, mais ça aurait pu être 'hara-kiri'"
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L’ancien rouleur allemand a estimé qu’il "aurait mieux valu mettre l’arrivée avant le Capo Mele, ou 3-4 kilomètres après. Comme ça, tout le monde aurait été un peu plus calme et ça aurait donné un vrai sprint." Philippe Gilbert a suggéré de son côté que l’orientation du vent a permis d’éviter que des coureurs aillent au tapis. "La chance des coureurs, c’est qu’il y avait vent de dos. Ça allait très vite et le peloton était donc étiré", a fait remarquer l’expert Eurosport. Le mot de la fin revient à Phil Bauhaus : "Le plus important, c’est que tout le monde soit sain et sauf."
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Ganna avalé, le fauve Milan les a tous dévorés : l'arrivée en vidéo
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