Julian Alaphilippe le tenant du titre par ci, Wout Van Aert le grandissime favori par là, Mathieu van der Poel et sa forme incertaine mais sa motivation pleine dans un coin, quand ce trio participe à une course, il n'y en a souvent que pour lui. Et pour cause. Leurs qualités, leur manière de courir et leur charisme en font les personnages centraux de l'intrigue. Mais les seconds rôles peuvent voler la vedette aux noms qui trustent le haut de l'affiche. Nous en avons choisi cinq. De Pidcock à Pogacar en passant par Asgreen, Colbrelli et Hirschi, tous ont les qualités pour se parer du maillot arc-en-ciel.
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Tom Pidcock, le champion olympique

Il avait crevé l'écran pour son premier printemps chez les professionnels, Tom Pidcock (Ineos/Grande-Bretagne) est depuis bien plus discret… sur route. Car cet été il a réussi là où un certain Mathieu van der Poel a échoué : la conquête de l'or olympique en VTT. Tourné vers cet objectif depuis la fin du mois de mai, le format de poche (1,70 m) n'en avait pour autant pas oublié de semer des promesses sur la route.
3e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, 5e des Strade Bianche, 6e de la Flèche Wallonne, Pidcock avait connu son heure de gloire sur l'enchaînement Flèche Brabançonne et Amstel Gold Race. Sur la première, il avait battu Van Aert pour la victoire alors que celui-ci avait pris sa revanche d'un rien sur la seconde. Ça tombe bien, on dit du parcours de dimanche qu'il ressemble un peu à ces deux courses. Le seul doute réside dans l'extrême longueur du tracé (268 km) mais Pidcock a terminé 15e de Milan-Sanremo (299 km) alors tous les rêves sont permis.

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Kasper Asgreen, en souvenir du Tour des Flandres

On ne peut pas avoir gagné le Tour des Flandres et ne pas être cité au minimum parmi les outsiders sérieux d'un championnat du monde qui se déroule sur cette terre sacrée du cyclisme. Vainqueur de l'E3 huit jours avant le "Ronde", Kasper Asgreen (Deceuninck Quick Step/Danemark) n'en était pas un favori mais pas loin. Justement la place qu'il occupe avant cette course en ligne. Justement ce pourquoi il faut se méfier de lui.
Accompagné de quelques solides équipiers (Cort Nielsen, Valgren, Honoré, Pedersen), le rouleur de la Deceuninck-Quick Step pourrait bien bénéficier d'être le plus bel atout d'une formation qui en compte plusieurs. S'il part dans un coup à 60 ou 70 kilomètres de l'arrivée, attention à ne pas le sous-estimer. C'est peut-être l'erreur qu'avait faite van der Poel sur le Tour des Flandres en avril dernier. Sa quatrième place, à deux secondes du podium seulement, sur le chrono de dimanche prouve qu'il a trouvé la bonne forme au bon moment.

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Sonny Colbrelli, le monde après l'Europe ?

En parlant de forme du moment, lui en tient une sacrée ! Sonny Colbrelli (Bahrain-Victorious/Italie) confirme course après course qu'il est de plus en plus complet. Il avait déjà impressionné en terminant 3e à Tignes sur le Tour mais il n'a pas débranché depuis. Vainqueur du Tour du Benelux en prenant la 2e place au sommet du Mur de Grammont, il s'est offert dans la foulée le titre européen.
Quelles sont ses forces ? La première, son punch qui lui permet désormais de s'accrocher à beaucoup de roues quand les pourcentages se font terribles. Demandez à Remco Evenepoel, incapable de le distancer sur le championnat d'Europe alors que Benoît Cosnefroy avait de son côté lâché la rampe. La seconde, sa vitesse. Si ce n'est peut-être Van Aert, aucun coureur ne pourra revendiquer la victoire dans un groupe où figure l'Italien. En somme, Colbrelli peut s'en tirer dans beaucoup de scénarios et c'est ce qui le rend dangereux dans une course comme le Mondial.

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Marc Hirschi, le revenant

Ce n'est peut-être et même sans doute pas le nom qui vous vient à l'esprit pour le titre mondial mais Marc Hirschi (UAE Team-Emirates/Suisse) a bien des arguments à faire valoir. Révélé aux yeux du monde en 2020 dans une fin de saison exceptionnelle (une étape du Tour, la Flèche Wallonne, 2e de Liège-Bastogne-Liège, 3e du Mondial), le Suisse avait agité la case transferts en quittant avec fracas le Team DSM pour UAE en janvier.
Il lui a fallu, semble-t-il, du temps pour digérer cette arrivée et c'est sans doute pourquoi sa première partie de saison a été moyenne (6e à Liège quand même). Mais depuis le Tour où il a travaillé dans l'ombre pour Tadej Pogacar, il s'est retrouvé. Son Tour du Luxembourg, achevé à la deuxième place avec un succès d'étape, en est la preuve. Hirschi arrive peut-être masqué mais en 2020 il avait prouvé que les parcours comme celui de dimanche étaient taillés pour lui. Gardez donc un œil sur lui.

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Tadej Pogacar, toujours lui

Il y a deux semaines, nous écrivions que Tadej Pogacar (UAE-Team Emirates/Slovénie) avait quatre courses pour faire de sa saison 2021 un modèle du genre. Déjà vainqueur du Tour évidemment, il n'a pas brillé sur les Championnats d'Europe (12e du chrono, 5e de la course en ligne), pas plus qu'il n'a réussi un exploit sur le chrono des Mondiaux (10e), une course qu'il a ajoutée à son programme après la défection de Primoz Roglic. Mais, le vrai objectif de Pogacar, c'est cette course en ligne.
C'est pour elle qu'il ne s'est pas rendu sur la Vuelta remportée par son compatriote. Le parcours lui convient et on se demande d'ailleurs quel tracé, si ce n'est ceux qui ne présentent aucune difficulté, ne siérait pas à ses qualités exceptionnelles. Peut-être un peu léger sur les côtes pavées, le coureur de 23 ans devra serrer les dents mais dimanche il ne sera pas uniquement question de ça et la différence pourrait bien se faire sur les autres pentes.

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