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Paris-Nice, 3ème étape : "C'était vraiment méchant" : Une accusation et beaucoup de frustration pour Evenepoel
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Publié 05/03/2024 à 19:27 GMT+1
En avance au premier intermédiaire, les Soudal Quick-Step et Remco Evenepoel ont finalement échoué à la quatrième position du contre-la-montre par équipe de Paris-Nice dans la région auxerroise ce mardi. A l'issue de l'étape, son leader a eu du mal à cacher sa frustration envers les conditions changeantes, et la petite gêne d'un ancien équipier.
Durand : "Sur le sec, Evenepoel et son équipe auraient gagné ce chrono"
Video credit: Eurosport
La tête à peine sortie du bus, Remco Evenepoel n'a pas la tête des grands jours. Un peu plus tôt, sa formation Soudal Quick-Step et lui n'ont pu faire mieux qu'une quatrième position sur le contre-la-montre par équipe de Paris-Nice, troisième étape de l'épreuve. Calme et mesuré, presque ironique, il détaille ses raisons de l'échec de son équipe au micro de Sporza, retranscrit par la RTBF : "Ce qu'il s'est passé, c'est simple. C'est qu'il s'est mis à pleuvoir et le vent a changé de direction."
Si le Belge est aussi frustré d'avoir perdu 22 secondes sur la formation UAE Emirates, c'est parce que la Soudal Quick-Step dominait les débats à mi-parcours. Avec 17 secondes d'avance sur la Bora, et une fin d'étape descendante, la formation belge aurait même dû tranquillement s'assurer la victoire d'étape selon notre consultant Jacky Durand : "S'ils roulent dans les mêmes conditions que la UAE, elle n'a pas 20 secondes de retard, expliquait-il dans les Rois de la Pédale. Elle a 15 secondes d'avance. Toutes les équipes qui ont évolués dans le final sous la pluie ont perdu beaucoup de temps."
Pas de maillot jaune mercredi
Amer depuis les escaliers de son bus, Evenepoel partage cette analyse : "Dans les derniers kilomètres, il y avait pas mal de virages techniques et on n'a pas pu les prendre à fond. Cela nous a coûté 4 ou 5 secondes à chaque fois. Quand on surclasse les autres dans la première partie du chrono, ça veut dire que l'équipe est super bonne." En danseuses sur son vélo à l'arc-en-ciel dans les derniers mètres, Remco Evenepoel a tout tenté pour limiter la classe au classement général.
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Le moment où la BORA de Roglic s'est démantelée
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En conservant l'avance que la Soudal détenait au premier intermédiaire, le Belge aurait pu porter le maillot jaune dès le lendemain, avant d'attaquer les étapes de montagne de l'épreuve. Pour la quatrième étape, ce sera ainsi plutôt l'Américain de l'UAE Emirates Brandon McNulty qui sera leader du classement général, 17 secondes devant Evenepoel.
Declerq dans son viseur
Dans son dépit, le champion du monde 2023 du contre-la-montre est même parti à la chasse aux sorcières. Regard au loin, il a blâmé son ancien coéquipier, Tim Declercq, désormais chez Lidl-Trek : "Il est resté devant nous dans un passage technique et ne s'est pas mis sur le côté...Merci à lui. C'était vraiment méchant. C'est peut-être un ancien équipier mais ce genre de choses ne se font pas. L'a-t-il fait exprès ? C'est possible, pourquoi pas ? J'espère que non mais c'est bien possible"
Preuve du caractère hâtif de ses propos, il a rétropédalé quelques minutes plus tard sur X (ex-Twitter) : "Je ne voulais pas accuser Tim Declerq, c'était juste un événement de course malheureux." Ce soir, Remco Evenepoel pourra au moins se satisfaire d'avoir pris une trentaine de secondes au leader de BORA-Hansgrohe Primoz Roglic : "C’est bien, mais nous voulions vraiment gagner l’étape. Tout le monde a fait un excellent travail". Malgré les éléments contraires.
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