Et si le retour à la vie normale était victorieux, pour Julian Alaphilippe ? Le double champion du monde (2020, 2021) – récemment déchu – avait exprimé, avant les Championnats du monde il y a une semaine, un sentiment de lassitude. Le voici délesté d’une tunique arc-en-ciel qu’il aura honorée à plusieurs reprises, mais aussi égratignée de nombreuses fois, au gré de chutes. Il est temps pour lui de passer à autre chose, et ce à court terme.
Dès samedi, Alaphilippe va s’aligner au départ du Tour d’Emilie, tout comme Tadej Pogacar, notamment. Le standing du plateau ne s’arrête pas à leurs deux noms, Alejandro Valverde, Adam Yates ou autre David Gaudu étant aussi annoncés de la partie, à une semaine du Tour de Lombardie. Un Monument que le puncheur de Quick-Step Alpha Vinyl n’a pas accroché à son palmarès (2e en 2017, alors qu’il était encore un outsider).

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Sans Evenepoel sur les courses italiennes

Dans sa quête de victoire sur cette illustre course italienne, Julian Alaphilippe ne devrait pas avoir à composer avec son successeur, Remco Evenepoel. Le prodige belge a prévu d’étrenner son paletot irisé à Binche, mardi, avant de mettre un terme à sa glorieuse saison. Aux yeux de notre consultant Nicolas Fritsch, "Loulou" doit ainsi "marquer son territoire", en interne, rappeler qu’il peut lui aussi gagner les plus grandes épreuves au monde.
Tadej Pogacar aura quant à lui un titre à défendre lors du Tour de Lombardie, entre Bergame et Côme, où l’absence du Mur de Sormano pourrait ne pas déplaire à son adversaire français. Le Slovène, battu sur le Tour de France et absent lors de Liège-Bastogne-Liège – deux courses dont il était le tenant –, joue gros dans les huit jours à venir. Après le Tour d’Emilie, il devrait disputer, a minima, les Trois vallées varésines mardi, en guise de préparation.

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Un circuit "difficile", pour se tester

"L’année passée, c’était la première fois que je faisais ce bloc de courses italiennes, et j’ai vraiment apprécié", a commenté "Pogi" mercredi, concernant l’ultime objectif de son exercice 2022. Pas certain d’être en forme dès samedi, après s’être reposé depuis la course en ligne des Mondiaux (dimanche), le leader d’UAE Emirates considère que le circuit proposé est "difficile", avec une montée finale de 2 km à près de 10%. L’an dernier, Primoz Roglic – cette fois absent – avait triomphé et Pogacar abandonné.
Alaphilippe n’a pas dévoilé la suite du programme qui le mènera au Lombardia. Samedi, il n’aura pas (encore) de pression. "Julian vient d’Australie et est très déterminé pour cette fin de saison, mais nous avons aussi d’autres gars qui peuvent obtenir un bon résultat", argue Davide Bramati, directeur sportif qui pourra compter sur Ilan Van Wilder et Mauri Vansevenant en "plan B". Pour que "Alaf" retrouve un certain anonymat… avant d’achever une année de galères en beauté ?

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