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Vuelta 2021 - Primoz Roglic (Jumbo-Visma) est un leader serein sur le Tour d'Espagne après 9 étapes
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Publié 23/08/2021 à 01:01 GMT+2
VUELTA 2021 - Primoz Roglic a achevé la première partie du Tour d'Espagne par sa plus grande démonstration en montagne depuis le départ. Rien d'exceptionnel mais suffisant pour qu'un seul de ses adversaires, Enric Mas, soit à moins d'une minute au général (25 secondes). Suffisamment, donc, pour se donner un peu d'air et poursuivre avec cette sérénité qui semble l'habiter depuis le départ.
Primoz Roglic leader tranquille de la Vuelta
Crédit: Getty Images
On avait fini par se dire qu'aucune vraie différence ne serait faite au classement général avant la première journée de repos, ce lundi. On s'était habitué à voir les leaders séparés par une poignée de secondes tout au plus sur les arrivées difficiles et par moins d'une minute au général. On se disait que Primoz Roglic, et son équipe, surtout elle d'ailleurs, n'affichaient pas le niveau qu'on lui a connu. Et puis, ces certitudes ont volé en éclats sur la 9e étape. Celle qui a vu Roglic et Mas se donner de l'air au général. Le premier cité se trouve dans une position très habituelle pour lui et avec une manière de faire là aussi déjà vue. On ne change pas une recette qui gagne.
Mardi, Primoz Roglic vivra sa 47e journée dans la peau d'un leader d'un grand tour. C'est plus que Louison Bobet (44) ou Laurent Fignon (38) mais moins que Chris Froome (82) ou Vincenzo Nibali (60). Toujours est-il que Roglic se place à la troisième position des coureurs en activité et qu'il est le premier pour ce qui est des pays qui ne sont pas des "historiques" du cyclisme. Enfin, et pour achever de dresser ce bilan très révélateur, on rappellera qu'avant le Giro 2019, il n'avait jamais porté de tunique de leader du général. Personne, évidemment, ne fait mieux depuis deux ans et demi.
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Bardet et les Ineos ont essayé, Caruso et Roglic ont concrétisé : le résumé de la 9e étape
Video credit: Eurosport
Roglic a enfin montré qui était le patron
Vous avez compris où on veut en venir : ce maillot, qu'il soit rose, jaune ou rouge en l'occurence pour le Tour d'Espagne, est comme une seconde peau pour un Roglic qui n'a jamais vraiment paniqué mais que l'on voit toujours plus serein à mesure qu'il engrange de l'expérience… et qu'il enchaîne les échecs. Rarement celui qui dynamite une course, Roglic aime à l'inverse souvent placer une petite banderille finale pour grignoter du temps sur ses rivaux. Sur la première semaine de la Vuelta, il n'a que peu adopté cette stratégie. Son avance, il l'avait surtout construite sur le premier chrono. C'était avant l'Alto de Velefique ce dimanche.
Les Ineos regretteront peut-être leurs actions de ce dimanche. Les hommes en noir ont embayé très tôt pour faire mal à la Jumbo avant qu'Adam Yates ne tente sa chance dans la montée finale. Le retour de bâton fût terrible puisque si Roglic a, dans un premier temps, attendu son heure, il est revenu comme une balle sur Yates, Lopez et Mas. Avant donc de s'isoler avec l'Espagnol et même de le crucifier dans les derniers hectomètres histoire de rappeler qui est le patron.
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Roglic : "Les jambes étaient à peu près bonnes, j'ai pu bien finir"
Video credit: Eurosport
"Les jambes étaient à peu près bonnes"
Bilan, Haig, Lopez et Yates ont pris 39'', Ciccone et Bernal 1'02''. Avec Roglic et Mas, vous avez là le Top 7 de la Vuelta après neuf étapes. Un groupe qui se tenait en 1'28'' samedi soir et désormais en 2'39''. Et le pire, c'est que le Slovène n'était même pas dans la forme de sa vie : "Mes coéquipiers ont fait un super boulot, Ineos a bien accéléré en tête de peloton. Dans la dernière ascension, j'ai pu y aller mais ça a été très rapide. Ça explosait de partout. Les jambes étaient à peu près bonnes mais j'ai pu bien finir. [...] C'était dur quand Yates a attaqué mais j'avais les jambes comme je l'ai dit. J'ai pu suivre les meilleurs grimpeurs."
Roglic nous a habitués à manier l'euphémisme aussi bien que la langue de bois. S'il a effectivement plutôt suivi qu'attaqué, c'est bien lui qui a réussi la meilleure ascension de l'Alto de Velefique. Pas encore mis en danger depuis le début de la Vuelta, pas plus sur le chrono évidemment, ni dans les bordures et ni en montagne, le Slovène va pouvoir vivre une journée de repos, qu'il juge "méritée" de manière encore plus sereine. Après tout, il a déjà bien fait le ménage derrière lui.
Le souvenir de Pogacar pousse (toujours) à la prudence
Les Ineos-Grenadiers ont bien montré qu'ils étaient prêts à user de leur supériorité numérique avec Bernal (+1'52'') et Yates (+2'07'') mais l'un comme l'autre ont craqué à un moment. On faisait d'ailleurs du Colombien le rival numéro 1 du Slovène mais il montre depuis une semaine qu'il n'est pas à son meilleur niveau. Quant à Yates, ses plus de deux minutes de retard constituent un écueil important.
La vraie rivale de Roglic, à l'instant T, c'est la Movistar du duo Mas-Lopez. Offensive, inspirée, l'équipe espagnole compte en plus deux solides leaders jusqu'ici. Mais l'Espagnol et le Colombien n'ont pas encore remporté de grands tours. On arguera que Tadej Pogacar en était au même point avant de renverser son compatriote en septembre 2020 sur le Tour. C'est vrai et ce simple fait pousse désormais à la prudence.
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Mas : "Aujourd'hui je suis au même niveau que Roglic"
Video credit: Eurosport
Mais quand même. La position la plus enviée sur la Vuelta à l'heure qu'il est, c'est celle de Primoz Roglic. S'il s'est débarrassé de son maillot rouge une fois et qu'il n'était pas loin de le faire une seconde fois, le leader de la Jumbo-Visma devrait désormais s'y accrocher. En courant à l'économie, il n'a jusqu'ici ni pioché dans ses réserves, ni dans celles de son équipe. Un héritage de ses erreurs passées sans doute. L'an dernier, son avance sur Richard Carapaz n'avait jamais excédé 45 secondes, si bien qu'il fût en danger jusqu'à la veille de l'arrivée. Voici, une autre expérience dont il faudra se souvenir pour Roglic.
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