Joao ALMEIDA (Deceuninck-Quick Step) : 4e à 17"

L’an passé, il avait terminé 2e du contre-la-montre inaugural du Giro… et n’avait jamais quitté le Top 5 du général (4e à l’issue de l’épreuve). Cette année, Joao Almeida a débuté son Tour d’Italie presque aussi bien. Il échoue au pied du podium, ce samedi à Turin, mais figure en première position des potentiels candidats à la victoire finale.
Tour d’Italie
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08/05/2021 À 15:18
Son coéquipier Remco Evenepoel, prodige belge (21 ans) qui reprend la compétition après sa lourde chute lors du Tour de Lombardie 2020 et doit encore faire ses preuves sur trois semaines, a terminé sur ses talons : 7e à 19". Les deux cartes maîtresses de la Deceuninck-Quick Step sont dans le coup, après (seulement) 8,6 km de parcourus.

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Aleksandr VLASOV (Astana-Premier Tech) : 11e à 24"

Premier des principaux favoris à prendre le départ, Aleksandr Vlasov a frappé fort en prenant le 2e temps provisoire, à Turin, ce qui l'a même "un peu surpris". L’étape ne faisait que débuter et il a rétrogradé jusqu'à la 11e place [+24" par rapport à Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), vainqueur du jour], mais l’entrée en matière du coureur russe d’Astana-Premier Tech a de quoi le satisfaire.

Simon YATES (BikeExchange) : 37e à 38"

Résultat loin de sa 2e place du chrono qui lançait le Giro 2019, pour Simon Yates. Mais à la décharge du leader de la BikeExchange, le profil tout plat lui convenait moins bien. Le lauréat de la Vuelta 2018 signe ainsi un contre-la-montre tout juste correct, crédité du 37e temps, à 38" de Ganna.

Egan BERNAL (INEOS Grenadiers) : 40e à 39"

Ce n’est pas ce samedi, dès le contre-la-montre inaugural du 104e Giro, que l’on comptait sur lui pour lever tous les doutes sur sa forme. Tant mieux, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’informations à tirer du chrono d’Egan Bernal : 40e, +39". Performance moyenne pour lui. Leader de substitution pour INEOS Grenadiers, Pavel Sivakov a fait un peu mieux que son coéquipier colombien : 32e à 34".

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Vincenzo NIBALI (Trek-Segafredo) : 50e à 41"

Victime d’une fracture du poignet droit il y a trois semaines, Vincenzo Nibali aborde ce Giro sans la moindre certitude sur sa condition. Le Requin de Messine s’est élancé juste après Vlasov et a souffert de la comparaison. Mais dans ce contexte, la performance du leader de Trek-Segafredo (50e à 41") n’est pas infamante.
Son coéquipier Bauke Mollema, qui affiche plus de garanties sur sa forme (8e à Liège) et peut aussi nourrir des ambitions, a pris la 54e place, dans la même seconde.

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Mikel LANDA (Bahrain-Victorious) : 77e à 49"

Chrono conforme aux qualités de Mikel Landa. Le grimpeur de 31 ans a perdu quelques secondes sur la majorité de ses rivaux, sans sombrer. Il fait logiquement moins bien que son bras droit chez Bahrain-Victorious, Pello Bilbao (36e, à 38"). Récent 2e du Tour des Alpes, celui-ci pourrait peut-être faire plus que l'assister en montagne.

Romain BARDET (DSM) : 91e à 52"

Ce n'est pas son exercice favori. C'est un euphémisme. Romain Bardet, 91e à 52", partage le leadership avec Jai Hindley (73e à 46") sur ce Giro, et les deux hommes ont déjà perdu du temps sur beaucoup de leurs adversaires. Pas de quoi paniquer pour l'ancien chef de file d'AG2R, sa "nouvelle aventure" chez DSM ne fait que commencer et il trouvera bientôt un terrain à sa convenance.
Attention aussi à : Hugh Carthy (EF Education-Nippo, 35e à 38"), George Bennett (Jumbo-Visma, 52e à 41"), Emmanul Buchmann (Bora-Hansgrohe, 104e à 55"), Dan Martin (Israel Start-Up Nation, 108e à 57") etc.

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