Tour de France 2026 I Le boss Tadej Pogacar, Paul Seixas à sa place, le coup de show Red Bull : les tops et flops de la première semaine

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Un Tadej Pogacar en patron comme on l’attendait, un Paul Seixas à la hauteur des attentes, le coup de chaud des Red Bull de Remco Evenepoel et Florian Lipowitz, la dure réalité pour Jonas Vingegaard, l’omniprésence de Lidl-Trek, les promesses de Lenny Martinez, le compteur désespérément bloqué des Français : voici nos tops et flops de cette première partie de Tour de France.

43 km d'échappée pour récupérer le jaune : comment Pogacar a assommé le Tour dès la 6e étape

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Les tops

  • Pogacar, le big boss
Incontestable et incontesté. Tadej Pogacar est bien le patron attendu de ce Tour de France. Qui valorise ses cadres, comme il l’a fait en servant une victoire sur un plateau à Isaac Del Toro à Barcelone. Qui se montre impitoyable pour la concurrence, surtout. Il a d’abord assommé le peloton en allant chercher l’échappée et la victoire aux Angles. Il a ensuite éteint ses rivaux sur les pentes du Tourmalet pour un one-man show à l’arrivée sur le cirque de Gavarnie. C’est le boss du Tour. Mais personne n’en doutait.
  • Lidl-Trek, l’animatrice du Tour
Sur le papier, elle avait fière allure. Encore fallait-il le confirmer sur la route. Lidl-Strek a su se montrer à la hauteur de ses ambitions jusqu’ici. Avec UAE Emirates-XRG, même si c’est à un degré moindre, c’est l’autre formation dominante du peloton. Celle qui a réussi une masterclass collective, à Foix, pour mener Mads Pedersen à un succès éclatant. Que le Danois soit l’actuel porteur du maillot vert avec une belle moisson sur les sprints intermédiaires est un autre symbole de la réussite de la formation allemande.
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La spéciale Lidl-Trek : Pedersen a conclu les doigts dans le nez

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Mais ce n’est pas le seul. La Lidl-Trek joue sur plusieurs tableaux avec également un bon classement général en ligne de mire. Une stratégie loin d’être facile à tenir. Mais elle y parvient, puisque Juan Ayuso et Mattias Skjelmose occupent respectivement les 5e et 8e places à l’issue de ce premier tiers de Tour. Alors oui, elle reste sur un échec sur la 9e étape à Ussel. Mais c’est l’exception qui confirme la règle pour l’animatrice de cette Grande Boucle jusqu’ici.
  • Seixas, là où on l’attendait
Il fallait donner le ton. Les attentes étaient trop élevées, parfois démesurées, pour que Paul Seixas ne réponde pas aux exigences à son égard. Il a pourtant connu son lot de petites contrariétés pour entamer son premier Tour à Barcelone. Histoire d’être tout de suite dans le bain. Depuis, il est tout simplement dans le jeu.
Bien placé aux Angles puis à Gavarnie-Gèdre, le Tricolore est à la place où on l’attendait : parmi les plus grands de ce Tour de France. A 3’55" de Pogacar, certes, mais surtout à moins de 30 secondes du podium. À 19 ans, c’est vraiment fort. Pourvu que ça dure. Car le plus ardu commence.
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Seixas s'est débrouillé comme un grand : le résumé de sa 6e étape

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  • Martinez accélère
Lors de son premier Tour de France, en 2024, il a traîné sa peine. Lors du deuxième, en 2025, il a été traîné par sa voiture. Lors du troisième, cette année, il ne traîne pas en route. On grossit le trait, tant Lenny Martinez avait laissé entrevoir de belles choses sur le Tour l’an passé - nonobstant cette histoire de bidon-collé -, voire à l’occasion de l’ultime étape lors de sa découverte de l’épreuve (11e du chrono à Nice). Mais il passe sacrément à la vitesse supérieure, comme sa saison pouvait le suggérer.
Huitième après neuf étapes, et de fait leader d’une équipe Bahrain-Victorious qui ne peut pas compter sur Antonio Tiberi (37e à 44 minutes) pour jouer le général, Martinez confirme à 23 ans ses talents de grimpeur, dans un anonymat relatif dû à l’excitation suscitée par Paul Seixas. Cinquième de Paris-Nice, troisième du Tour de Romandie, deuxième du Tour de Catalogne… Peut-il viser le podium sur la Grande Boucle, avec 54 secondes de retard sur Isaac del Toro (3e) ? Reste à savoir s’il va en faire un dessein, au détriment (potentiellement) des pois et d’un bouquet.

Ni top, ni flop

  • Les Red Bull sont bouillants
Au regard du classement, la Red Bull - BORA - Hansgrohe est au top, avec ses deux leaders dans la course pour une troisième place qui ressemble à leur plafond, face à Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Mais entre Remco Evenepoel (4e) et Florian Lipowitz (7e) - respectivement à 3 et 33 secondes de la boîte - l'entente que l'on pouvait soupçonner souffreteuse n'est effectivement pas au beau fixe. Le Belge ne s'est pas privé pour le signaler au soir de la première étape de montagne de ce Tour de France, jeudi dernier.
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Tensions chez Red-Bull : "C'était 100% sûr qu'il y aurait des prises de tête"

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Résultat : on a connu climat plus paisible pour tenter de mener à bien un co-leadership particulier. Le rouleur Evenepoel et le grimpeur Lipowitz sont complémentaires. S'ils se coordonnent, le danger peut venir de partout… pour leurs rivaux. S'ils se cherchent des poux, le danger peut venir de partout… pour eux. De là à en faire un flop, il n'y a qu'un pas que nous n'avons donc point franchi. Parce que cette bisbille n'a pas encore eu de conséquence considérable, et parce que dans "Remco échaudé", il y a "show".

Les flops

  • Vingegaard, la dure réalité
Il a fait illusion en prenant le premier maillot jaune de ce Tour. Et donné un semblant d’espoir d’un match avec Pogacar. C’est ce que Jonas Vingegaard avait annoncé en se déclarant candidat pour un troisième sacre sur la Grande Boucle. En affirmant qu’il était peut-être meilleur que jamais. Ce n’est pas suffisant. Martyrisé par son rival slovène sur l’étape-reine des Pyrénées, le Danois n’a pu que constater la réalité. Il n’est pas de taille pour Pogi et reste "seulement" le meilleur des autres. Du moins pour l’instant.
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"Vingegaard ne lâchera pas l'affaire avant la rue Lepic"

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  • Philipsen, la comparaison qui fait mal
Il était attendu comme l’autre mastodonte du sprint sur ce Tour de France avec Tim Merlier. Mais Jasper Philipsen ne tient pas la comparaison face à son compatriote. Le contraste est même saisissant. Merlier a remporté deux étapes, et seul Tadej Pogacar fait aussi bien sur cette Grande Boucle. Sur ces deux succès, il y a notamment celui acquis à Bergerac, dans un sprint fantastique lancé à 450 mètres de la ligne d’arrivée. Et tellement symbolique des maux de son rival.
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Plan d'équipe raté, enfermé nulle part : comment Merlier a réussi l'impossible

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Philipsen n’a ni la tête, ni les jambes. Il a globalement été bien emmené par Mathieu van der Poel, que ce soit à Bordeaux ou à Bergerac. Mais il semble pris dans un engrenage infernal. Il n’avait pas la vitesse en Gironde et cela a certainement rejailli sur sa confiance le lendemain. Elle en a pris un coup, quand celle de Merlier est au beau fixe. Et c’est particulièrement dur à vivre pour lui.
  • Les Français se font attendre
On a souligné leur excellent début de saison, sur des bases historiques même, avec déjà 17 victoires en World Tour. Il y avait de quoi être excité par les Français à l’aube de ce Tour de France, et pas seulement par Paul Seixas. Que le Lyonnais et Lenny Martinez figurent dans le Top 10 du classement général ne doit pas être minimisé. Qu’il n’y ait encore aucune victoire au compteur des Tricolores non plus.
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Baudin, dans la machine à broyer : "Ces mecs là sont plus forts, j'étais à fond"

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Non, Alex Baudin ne pouvait pas faire grand-chose pour résister au coup de force des UAE aux Angles quand il était seul en tête, ou pour rivaliser avec Mathieu van der Poel dans un sprint en petit comité à Ussel. Comme Kévin Vauquelin face à Mads Pedersen à Foix. Ou Seixas contre un Pogacar irrésistible dans le Tourmalet. Il y a eu des motifs d’espoir, pas de satisfaction. Et on reste sur notre faim en attendant d’assister au premier succès tricolore sur cette Grande Boucle.
  • Alaphilippe et Tudor dans le dur
Ce n'est pas faute d'essayer. Dimanche en direction d'Ussel, Julian Alaphilippe a fait partie des nombreux attaquants à avoir pris quelques mètres d'avance sur le peloton, ou ce qu'il en restait, avant de recevoir le boomerang en pleine poire. Idem pour Marc Hirschi. L'ancien meilleur puncheur du monde et son coéquipier suisse, qui jadis était l'un des seuls à pouvoir rivaliser en la matière, peinent à se montrer à la hauteur de leur standing. Et leur formation avec eux.
Rick Pluimers a bien décroché une place d'honneur à Bergerac (6e), mais sans Arvid de Kleijn (abandon lors de la 6e étape) aucun des membres de l'escouade helvète ne semble avoir la vitesse de pointe suffisante pour surprendre les favoris lors d'un sprint massif. Pour la haute montagne, Michael Storer n'est en rien rassurant et Yannis Voisard évolue en second rideau. Le duo Alaphilippe - Hirschi va devoir faire mieux pour éviter un Tour soporifique à Tudor.
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Alaphilippe, sitôt parti sitôt repris

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