Amine Harit, chouchou de Gennaro Gattuso à Marseille : "Il pourrait me faire penser à Kaka..."

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Jusqu'ici, Gennaro Gattuso n'a pas été avare en compliments vis-à-vis de ses joueurs. Mais il s'est montré particulièrement élogieux envers Amine Harit. L'entraîneur italien estime que le Marocain a le potentiel pour devenir "un joueur incroyable". Vu ses récentes prestations avec l'OM, le milieu de terrain semble s'accommoder de ce statut de "chouchou".

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À l'école, les professeurs changent mais les chouchous sont toujours les mêmes élèves. Au football, c'est différent. Certains entraîneurs adorent les travailleurs de l'ombre, d'autres les leaders naturels. À l'Olympique de Marseille, Gennaro Gattuso, lui, a vite trouvé son petit préféré. Amine Harit, puisque c'est de lui dont il s'agit, est le grand gagnant de l'arrivée de l'entraîneur italien. "Rino" a fait du Marocain son joueur-clé. Et l'ancien Nantais le lui rend bien.
Le coach de l'OM n'a eu besoin que d'une période pour comprendre que le milieu de 26 ans avait tout pour devenir incontournable dans sa philosophie. "À Monaco, je l'ai fait entrer sur un côté mais pour moi, il doit jouer dans l'axe", a certifié l'ancien aboyeur du Milan, jeudi, en conférence de presse. Titulaire et passeur décisif contre Brighton (2-2), le Lion de l'Atlas a été éblouissant quelques jours plus tard lors du large succès face au Havre (3-0).
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Si Gattuso l'aime tant, c'est avant tout parce qu'il apprécie la qualité technique du bonhomme. Loin de l'image du joueur qu'il était, "Rino" accorde, comme la plupart des références de son métier (Guardiola, De Zerbi) une importance toute particulière à la première touche de balle. "La sienne te permet d'être rapidement en supériorité numérique, a analysé le technicien transalpin. Il est capable de toujours trouver une solution, même lorsqu'il est pressé. Il a une qualité innée que lui a donné le bon dieu."
C'est justement cette particularité qui a mis au supplice les milieux de terrain havrais, contraints de faire faute juste après la prise de balle du Marocain. Ce qui ne l'a d'ailleurs pas empêché de faire des dégâts. Percutant, passeur décisif pour Pierre-Emerick Aubameyang, il a aussi délivré trois autres offrandes ayant débouché sur une occasion de but. Preuve que le procès qui lui a souvent été fait depuis son arrivée à l'OM, autour de son manque de "chiffres", n'a pas toujours été juste.
Gattuso, lui, refuse de le juger sur de simples statistiques. "C'est un joueur différent. Il pourrait me faire penser à Kaka, mais Kaka avait une foulée qui était différente et ne dribblait pas autant, a-t-il détaillé après avoir été interrogé sur une comparaison avec les joueurs de son époque. Rui Costa dribblait peut-être plus. Ce qui le définit, ce qui le rend unique, c'est vraiment sa première touche. Et il a une vision du jeu qui est digne des plus grands joueurs."
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Drôle de mise en orbite pour un joueur que Pablo Longoria était allé chercher en prêt une première fois, avant de le faire revenir (cette fois-ci avec une option d'achat) en l'inscrivant de justesse dans les dernières heures du mercato. Joker sous Jorge Sampaoli, Harit avait pris de l'envergure avec Igor Tudor, jusqu'à une rupture du ligament croisé qui l'a privé de Coupe du monde. Mis au frigo par Marcelino, l'ancien joueur de Schalke a quelque peu tardé à se remettre dans le bain. "C'est normal qu'il ait manqué de rythme, a modéré Pau Lopez, jeudi. C'est aussi normal d'avoir en tête la grosse blessure qu'il a eue."

Gattuso aime le joueur autant que l'homme

Pas encore totalement libéré de cette appréhension, l'international marocain semble de plus en plus épanoui dans le jeu. Et la relation qu'il a nouée avec Gattuso n'est pas sans rappeler celle qu'entretenait un autre joueur particulièrement doué techniquement, Dimitri Payet, avec Sampaoli. "C'est quelqu'un qui marche vraiment à l'affection, a décrit le joueur il y a deux semaines face à la presse. Une atmosphère saine se crée. [...] Ça nous rafraîchit un peu car ce n'était pas simple avant cela."
La comparaison tient d'ailleurs dans les deux sens, puisque Gattuso apprécie tout autant l'homme que le joueur. "C'est un leader assez silencieux, avait-il remarqué au micro de Prime Vidéo. Mais quand il parle, c'est toujours très juste. Il comprend le foot, parle foot. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup. Suivre et regarder autant de matches, comme il le fait, ça illustre son amour pour le foot. Et cette attitude, j'aime bien."
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Malgré son statut un peu particulier aux yeux de l'Italien, Harit n'a pas échappé aux petites gifles amicales et aux consignes véhémentes de son coach aux entraînements. Ni aux remarques : "Ildoit encore s'améliorer défensivement, a souligné "Rino". Physiquement aussi. Il a une grande marge de progression. S'il améliore son accélération et sa puissance, il deviendra vraiment un joueur incroyable." Et plus seulement un chouchou.
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