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Siebatcheu avant Reims-PSG (Coupe de France) : "Si on se maintient et qu'on perd la finale 3-0, ce sera le dernier de mes soucis"
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Mis à jour 24/05/2025 à 07:53 GMT+2
Après un excellent début de saison, le Stade de Reims a dégringolé lentement mais sûrement en L1. Alors qu'il doit jouer son maintien en barrage retour contre Metz jeudi prochain, le club champenois va disputer la finale de la Coupe de France contre le PSG samedi soir à Saint-Denis. Pas vraiment une priorité selon l'attaquant Jordan Siebatcheu.
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Video credit: Eurosport
Engagé en finale de Coupe de France samedi (21h00) face à Paris, Reims tentera, cinq jours plus tard, de sauver sa place en Ligue 1 lors d'un barrage face à Metz, conséquence d'une saison galère malgré de bons débuts. Début octobre, après sept journées de Ligue 1 et une victoire face à Montpellier (4-2), Reims pointe à la quatrième place. Tout réussit à l'entraîneur Luka Elsner, arrivé du Havre, et ses joueurs. C'est pourtant à ce moment-là que la saison des Rémois commence à péricliter.
L'équipe bafouille son football, ses attaquants sont en berne. Reims traverse l'hiver comme une âme en peine et ne cesse de reculer au classement. Pour ne rien arranger, le défenseur Emmanuel Agbadou et le milieu Marshall Munetsi sont vendus à Wolverhampton (D1 anglaise) lors du mercato hivernal. Le club récupère environ 40 millions d'euros, mais l'équipe, déjà l'une des plus jeunes du championnat, s'affaiblit considérablement.
"Je porterai les responsabilités que je dois porter, mais je ne suis pas sûr que je les ai toutes", lance Elsner après une défaite face à Nantes (2-1), le 2 février. Le lendemain, le Franco-Slovène est mis à pied et remplacé par son adjoint Samba Diawara, qui avait déjà assuré l'intérim après le licenciement de Will Still, à trois matches du terme de la saison dernière. "Il y a une crise de résultats et le premier fusible est l'entraîneur, justifie alors le directeur général, Mathieu Lacour. Il faut un électrochoc."
Les cadres de l'équipe ne sont pas au niveau. Yehvann Diouf excelle dans les buts et Keito Nakamura gonfle ses statistiques (douze buts au total), mais l'international japonais Junya Ito et le capitaine Teddy Teuma marquent le pas. "Ça ne se passe pas bien, j'ai aussi ma part de responsabilité, reconnaît ce dernier, fin février. J'ai eu pas mal de petits pépins qui ne m'ont pas aidé dans mon rôle de leader, mais je n'ai jamais senti le groupe me lâcher."
C'est finalement son entraîneur qui le met à l'écart le 16 mars, toujours à la recherche d'un premier succès. "Il ne peut pas avoir un impact négatif sur ses partenaires", justifie le coach rémois. L'international maltais a même été poussé hors du groupe et prématurément en vacances avant les barrages face à Metz.
"Il n'y pas d'immunité. Quand nos leaders ne sont pas au niveau, c'est important qu'ils le sachent"
Contre Marseille, le 29 mars, Diawara écarte aussi son attaquant Oumar Diakité, muet depuis quatre mois. "Il n'y pas d'immunité. Quand nos leaders ne sont pas au niveau, c'est important qu'ils le sachent", justifie-t-il après la victoire face à l'OM (3-1) qui met fin à une série de quinze matches sans succès en championnat.
Après ce rebond, suivi d'effets puisque Reims bat ensuite Lens (2-0) et Toulouse (1-0), le jeune groupe retombe dans ses travers : un match nul face à Montpellier (0-0), qualifié ironiquement de "rencontre amicale" par Diawara, et une défaite face à Saint-Étienne (2-0), deux équipes finalement reléguées. "Je pense qu'on s'est imaginé maintenu après nos trois victoires", déplore le coach de Reims, qui termine l'exercice à la seizième place.
Diawara ne compte pas aligner une équipe B
Les Rémois se sont aussi coupés de leurs ultras, qui ont boycotté le déplacement à Metz (1-1), se disant lassés par "les mentalités" et la "direction" et affirmant avant la rencontre : "C'est à vous de nous prouver que vous méritez notre soutien et non l'inverse."
Avant de jouer son avenir en Ligue 1 lors du barrage retour face à Metz, à domicile, le 29 mai, Reims disputera sa première finale de Coupe de France depuis 1977 (défaite 2-1 face à Saint-Étienne). Mais la principale préoccupation est bien ce match décisif qui se jouera au stade Auguste-Delaune, cinq jours plus tard. "Si on décroche le maintien et qu'on perd la finale 3-0, ce sera le dernier de mes soucis, a prévenu l'attaquant Jordan Siebatcheu. "Jouer une finale, ça compte, mais ce qui compte le plus, c'est qu'on puisse se maintenir en Ligue 1", a confirmé Diawara, même si "dire que la finale passe au second plan ne signifie pas aligner une équipe B".
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