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Cette Espagne a de quoi faire peur

Cette Espagne a de quoi faire peur

Le 28/03/2018 à 11:57Mis à jour Le 28/03/2018 à 12:15

COUPE DU MONDE 2018 - L'Espagne a marqué les esprits durant cette trêve internationale. Terriblement séduisante lors d'un match de haut niveau face à l'Allemagne (1-1), impressionnante face à une Argentine corrigée (6-1), la Roja a confirmé son renouveau entrevu depuis des mois. Ça promet pour le Mondial.

Mars n'est pas juin. Un amical ne vaudra jamais une rencontre de compétition internationale. Les qualifications non plus. Des constats qu'il faut avoir en tête. Les équipes présentes au Mondial 2016 feraient bien de ne pas en oublier un autre : l'Espagne arrive armée pour aller récupérer son titre de championne du monde. L'impressionnante fessée infligée à l'Argentine mardi (6-1) retentit comme un cri d'alarme pour la planète football. Si certains ne l'avaient pas encore compris, le message pouvait difficilement être plus direct : la Roja sera un sérieux prétendant au titre en Russie.

Il n'a pas fallu attendre ce match face à l'Argentine pour s'en convaincre. Cela fait des mois que cette Espagne renaît de ses cendres. Les deux échecs à l'Euro 2016 (8es) et à la Coupe du monde 2014 (1er tour) sonnaient comme une fin de cycle. Le nouveau sélectionneur Julen Lopetegui a dépoussiéré tout cela. L'ancien boss des Espoirs a injecté du sang neuf à l'image d'Asencio. Donné, avec une vraie réussite, plus d'importance à certains comme Isco ou Thiago Alcantara. Et a su conserver une ossature solide avec des cadres comme Piqué, Ramos, Iniesta… Le cocktail est explosif.

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Un jeu léché qui fait des merveilles

La Roja est ainsi invaincue depuis l'Euro 2016 et a signé quelques performances remarquées. L'Italie (3-0) ou la France (0-2) auraient ainsi pu prévenir l'Allemagne et l'Argentine. Mais cette trêve internationale n'a fait que conforter cette impression de retour en force de la grande Espagne. Plus que le score, ce sont les copies rendues qui poussent aller dans ce sens. Car techniquement mais aussi collectivement, cette Roja impressionne.

Avec son réservoir de créateurs qui semble sans fond, la sélection ibérique produit un jeu léché, bien huilé. Sa sortie face à l'Allemagne (1-1) avait ainsi de quoi couper le souffle. Son match face à l'Albiceleste l'a confirmé. Sa façon de ressortir le ballon, de donner le tournis à ses adversaires en redoublant les passes, de confisquer le ballon, a de quoi faire peur.

Deux ans après son revers à l’Euro, l'Espagne a remis les pendules à l’heure. Elle n'a pas tout oublié de son passé glorieux. Cette équipe s'appuie toujours sur un mélange de joueurs du Barça et du Real. Le "toque" reste l'essence de son jeu. Mais la Roja propose plus de variété. Et une puissance offensive retrouvée. On lui connaît moins de période de domination stérile, comme ce fut régulièrement le cas pendant la fin de l'ère Del Bosque. Les statistiques le démontrent. Cependant, c'est bien l'impression laissée sur la pelouse qui a de quoi faire saliver les supporters espagnols. Et effrayer les futurs adversaires de l'Espagne en Russie.

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