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Equipe de France - Bleus - Kingsley Coman - Jonathan Clauss : Ils ont tout à prouver, ils ont tant à gagner
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Publié 24/03/2022 à 23:39 GMT+1
EQUIPE DE FRANCE - A huit mois de la Coupe du monde, Kingsley Coman et Jonathan Clauss se disputent, à la surprise générale, le poste de piston droit en équipe de France. Deux choix qui ne correspondent pas à Didier Deschamps mais qui ont fini par s'imposer à lui. Le double rendez-vous face à la Côte d'Ivoire puis l'Afrique du Sud doit permettre aux Bleus de dégager au moins une solution fiable.
Coman, piston droit idéal des Bleus ?
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Qui aurait pu croire il y a quelques mois encore, qu'à quelques encablures de la Coupe du monde, Kingsley Coman et Jonathan Clauss se disputeraient le poste de piston droit de l'équipe de France ? Le premier était, et est toujours d'ailleurs, un fantastique ailier à la vitesse supersonique. Le second n'avait encore jamais joué en Ligue 1 il y a un an et demi. Et pourtant ils sont, aujourd'hui, les mieux placés pour occuper le poste au Qatar en novembre. Pourquoi ? D'abord parce que l'Euro, puis la Ligue des Nations, ont fini par convaincre Didier Deschamps que Benjamin Pavard n'était définitivement pas un piston droit.
Et s'il ne fallait retenir qu'une seule phrase de sa première conférence de presse de l'année, ce serait celle-ci : "Aujourd'hui, je considère Benjamin comme un défenseur central." Une vraie révolution alors que le Munichois est arrière droit des Bleus depuis sa première sélection en 2017 et le titulaire sans discontinuer au poste depuis juin 2018. L'arrivée de William Saliba pour le remplacer, alors qu'il a contracté le Covid, confirme la tendance. Ce changement notable conjugué aux baisses de forme spectaculaires de Léo Dubois et Nordi Mukiele, de même que les prestations toujours moyennes du Lyonnais en Bleu, ont ouvert un boulevard à des profils moins attendus : très offensif, dans le cas de Coman, et extrêmement inexpérimenté, dans celui de Clauss.
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Coman s’installe, Giroud en balance, Rabiot recule : La compo probable décryptée
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Clauss, seul spécialiste du poste ?
Mais Deschamps n'a pas le choix et doit trouver le pendant parfait de Théo Hernandez à droite. Problème, le réservoir n'a aucune profondeur. Au poste d'arrière droit, les solutions étaient déjà réduites. A celui de piston, c'est encore pire puisque la solution Pavard est écartée. Jonathan Clauss semble être aujourd'hui le seul à maîtriser à la fois tous les aspects du poste et l'animation complète de son couloir. Mais il le fait à une échelle, la Ligue 1, et dans un club, le RC Lens, qui ne lui permettent pas de se confronter au très haut niveau. A 29 ans, il est vierge de toute expérience internationale. Les Bleus peuvent-ils démarrer une Coupe du monde avec un tel profil dans leur onze de départ ?
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La fusée Clauss avait décollé en Coupe de France : son but exceptionnel avec Avranches en 2017
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Pour Didier Deschamps, c'est inconcevable. Voilà pourquoi il le teste dès le mois de mars. Il veut sentir ce que Clauss a dans le ventre. Et au-delà de l'émerveillement de l'ancien joueur d'Avranches ou de Quevilly-Rouen, au-delà de son histoire unique dont Didier Deschamps se contrefiche, le sélectionneur cherche d'abord des réponses sur la fiabilité du bonhomme. "Ce n'est pas sa fête, ce n'est pas son jubilé, il ne doit pas considérer ça comme une finalité", l'a prévenu le sélectionneur. L'enjeu est grand alors que Clauss a peut-être entre ses pieds une grande partie du destin de l'aile droite des Bleus. Rarement un petit nouveau a eu autant de perspectives. Encore faut-il que tout se passe bien.
Des choix qui ne ressemblent pas à Deschamps
Car si c'est le cas, il pourrait constituer plus qu'une simple alternative. Sans lui, la seule autre solution dont dispose Deschamps est imparfaite. Coman, qui a ponctuellement joué les pistons gauches à Munich, a fait plus que le job contre le Kazakhstan (8-0) en piston droit. Qu'en sera-t-il face à des équipes mieux armées ? Pourra-t-il se montrer aussi rigoureux défensivement face à des Neymar, Sancho ou Hazard ? L'option est audacieuse et comme Clauss, elle ne ressemble pas à Didier Deschamps. Mais le sélectionneur sait aussi s'adapter à ses forces. Pouvoir aligner Coman en dépit d'un trio d'attaque Benzema-Mbappé-Griezmann intouchable est une vraie menace pour l'adversaire. Bien sûr le titulariser face au Brésil de Neymar, c'est faire courir un risque aux Bleus. Mais c'est aussi la garantie de mettre le Brésilien du PSG dans une sacrée panade au moment de défendre dans son couloir.
Si ce double affrontement amical du mois de mars ne devait avoir qu'une seule vertu, c'est d'abord et avant tout d'avancer sur le poste faible, de dégager des certitudes sur l'identité du futur piston droit. Il s'agit là de la dernière pièce du puzzle. En ce début de printemps, Deschamps fait un pari parce qu'il n'a pas le choix. Quel en sera le résultat ?
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Kingsley Coman, buteur face à Salzbourg
Crédit: Getty Images
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