L'Atlético va mieux. Beaucoup mieux. Avant la reprise du championnat espagnol le 11 juin, les hommes de Simeone pointaient à la 6e place du classement, directement qualificative pour les tours préliminaires de la Ligue Europa. Assez maigre, donc, pour un club qui venait d'éliminer Liverpool en huitième de finale de la Ligue des champions à Anfield, quelques jours avant l'interruption du football due à la pandémie de coronavirus.

Symbole d'une solidité

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Aujourd'hui, les Colchoneros sont installés sur la troisième marche du podium, avec deux points d'avance sur Séville. Sur les sept journées disputées depuis que le football a repris ses droits en Espagne, l'Atlético en a gagné cinq, contre deux nuls. Si cette très bonne série s'explique en partie par les fulgurances de Carrasco et Llorente, c'est aussi grâce la solidité et la rigueur défensive exigée par Diego Simeone. Et cette dernière est incarnée par un homme : José Giménez.

Le défenseur est tout bonnement époustouflant depuis la reprise du championnat espagnol. Aligné dans l'axe de la défense madrilène aux côtés de Savic, l'Uruguayen impressionne par son intelligence et sa justesse dans le placement. Parfois rugueux depuis son arrivée dans la capitale espagnole en 2013, le joueur de 25 ans est l'un des défenseurs les plus propres de la Liga cette saison. En 18 rencontres de championnat, Giménez n'a pas écopé du moindre carton.

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Godin-Giménez, une passation de pouvoir

Si peu d'observateurs du football exprimaient des doutes sur ses qualités évidentes, c'est sa difficulté à enchaîner les prestations de haut niveau qui inquiétaient. Il faut dire que l'international uruguayen n'a pas été épargné par les blessures : le défenseur a été privé de plus 60 matches depuis son arrivée à l'Atlético à cause de différents pépins physiques. De quoi lui coller une étiquette de joueur talentueux mais fragile. Depuis la reprise de la Liga, l'Uruguayen n'a pas ressenti la moindre gêne. Et ça se ressent sur ses performances.

Et si Giménez avait enfin pris la relève de son compatriote Diego Godin, patron de la défense rojiblanca jusqu'à son départ à l'Inter l'été dernier ? Ça en prend doucement mais sûrement le chemin. Une passation de pouvoir qui ne pourra que faire le bonheur de Diego Simeone, qui avait fait de Godin l'un de ses plus fidèles guerriers.

"Ces derniers temps, nous nous sommes préparés avec Oblak, Saul, Koke ou Giménez pour qu'ils incarnent le changement de leadership", expliquait El Cholo auprès de Fox Sport au début de la saison. A 25 ans, et au vu de ses dernières prestations, José Giménez semble enfin taillé pour enfiler le costume de leader qui lui est du. Si l'objectif à très court terme est de finir sur la troisième marche du podium en Liga, l'Uruguayen et ses coéquipiers auront un tout autre challenge à relever au mois d'août, à Lisbonne. Le format inédit du "Final 8" peut sourire aux Colchoneros, qui courent derrière leur première coupe aux grandes oreilles.

José Giménez, lors du match face à Majorque.

Crédit: Getty Images

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