Il ne suffit pas d'être l'homme qui a offert sa première Ligue des champions au Barça (1992) pour assurer son avenir en Catalogne. Après treize mois à la tête des Blaugrana, Ronald Koeman voit la sienne mise à prix. Une partie de la presse catalane annonce même que son sort est d'ores et déjà scellé et que ses dirigeants attendent simplement d'avoir convaincu son successeur pour le mettre à la porte sans ménagement.

Le but de Grenade face au Barça

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Entre ses prises de bec avec son président Laporta, des résultats indignes du club, mais peut-être pas de la qualité de son effectif, et un jeu d'une pauvreté absolue, on voit mal comme Koeman pourrait survivre dans les prochaines semaines à moins d'un miracle absolu. Même lui, en conférence de presse, semblait un brin fataliste. "Ce n'est pas le Barça d'il y a huit ans", a-t-il rappelé après le nul arraché miraculeusement au Camp Nou dans les dernières secondes face à Grenade lundi soir (1-1).
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Nous n'avons pas de joueurs pour jouer des un contre un
Jusqu'à s'emmêler les pinceaux : "Regardez l'équipe, le joueur convoqués : on doit jouer au tiki-taki ?" Une référence maladroite au tiki-taka, le jeu de passes courtes, ADN des succès catalans période Pep Guardiola. Effectivement, aujourd'hui, le Barça est loin de son modèle. Lundi, il a arrosé comme rarement la surface adverse avec pas moins de 54 centres enterrant définitivement le tiki-taka.
"On joue à la manière du Barça, 4-3-3 mais on n'a pas de vitesse sur l'aile car Coutinho n'en a pas et il rentre à l'intérieur... Nous n’avons pas de joueurs pour jouer des un contre un, avec de la vitesse, a constaté celui qui doit se passer d'Ansu Fati et Ousmane Dembélé, blessés. Nous jouons avec ce que nous avons. Je ne vais rien dire de plus parce que j'ai l'impression que je dois argumenter sur tout. Il faut saluer l’attitude de l’équipe."

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Problème, l'attitude ne suffira pas. Car à Barcelone, ce sont les résultats et la manière qui comptent. L'équipe de Koeman ne peut se raccrocher ni à l'un ni à l'autre. Désormais septième de Liga, humilié par le Bayern pour son entrée en Ligue des champions (0-3) et sans grande perspective, le club blaugrana réfléchit évidemment à la suite et cinq noms se détachent pour succéder à Koeman : Antonio Conte, Erik Ten Hag, Andrea Pirlo, Marcelo Bielsa et… Xavi. Mais que l'ancien cerveau du grand Barça se méfie, le statut d'ancienne idole du Camp Nou ne protège de rien sur le banc catalan…
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