Le calendrier s'alourdit. Encore engagé en Ligue Europa, en Coupe de France et leader de Ligue 1 à l'aube de cette 25e journée, le Losc ne veut rien sacrifier, en tout cas dans l'immédiat. Car la question des priorités risque de se poser, à court ou moyen terme : Lille jouera tous les trois jours lors des onze prochains matches. Un rythme qui continuera tant que les Nordistes passent des tours sur la scène européenne.
Jusque-là, mener toutes les compétitions de front n'a pas posé de problème majeur aux Lillois, qui enchaînent les résultats positifs. Mais dans quelques semaines, cela pourrait peser dans les jambes d'un groupe peu habitué à enchaîner. "Je pars du principe que les victoires amènent les victoires et que, quand on est sur une dynamique comme la nôtre, il ne faut pas qu'il y ait un match qui vienne l'enrayer", a cependant analysé l'entraîneur Christophe Galtier, mardi, en conférence de presse. "Mais il y a la vérité du calendrier et, dans ce calendrier hyper chargé, l'équipe aura besoin de tout le monde", a poursuivi le tacticien lillois.
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Obligation de faire tourner

Le discours, qui précédait la qualification à Dijon mercredi en 32es de finale de Coupe de France (1-0), sous-entend la volonté de faire tourner, avec le risque de perturber la dynamique du moment. Largement remanié, avec seulement trois habituels titulaires alignés d'entrée, le onze titulaire en Bourgogne a pourtant décroché une victoire maîtrisée. "On a beaucoup d'ambition, quand on est joueur professionnel, on a envie de remporter des coupes et des championnats. Tout le monde a la dalle, on est jeunes et on a envie de gagner", a lancé l'attaquant Timothy Weah au terme de la victoire de son équipe.
Pour l'instant, changer les hommes n'a pas eu de conséquences négatives. C'est d'ailleurs en grattant du temps de jeu en Ligue Europa que le Turc Yusuf Yazici est venu bousculer la hiérarchie en attaque. Mais plus l'adversité sera importante, plus la rotation ressemblera à une forme de renoncement. "On ne pourra pas jouer sur tous les tableaux", a confirmé Christophe Galtier. "On est encore très loin de la fin du championnat, on verra bien à la sortie de cette série de matches où on sera positionné. Et si nous sommes encore dans les compétitions, il y aura un arbitrage qui se fera avec le président".

Une révélation et beaucoup de maîtrise : Lille n'a pas tremblé

"Pas de choix à faire"

Mais trois jours plus tard, l'entraîneur a un peu ajusté son discours : "On doit tout jouer, il n'y a pas à choisir". Pour l'heure, les Dogues bénéficient d'un calendrier abordable en championnat mais ne semblent pas favoris en Ligue Europa face à l'Ajax Amsterdam, demi-finaliste de la Ligue des champions en 2019. Et peut-être qu'inconsciemment, la Ligue 1 reste la priorité : entre l'opportunité de remporter un championnat où le PSG est pour une fois prenable et celle de faire un beau parcours en C3, la place de leader de Ligue 1 peut faire pencher la balance.
"Dire qu'on va lâcher la Ligue Europa, non. Mais est-ce qu'on a des chances de la gagner, avec l'Ajax et les équipes reversées de Ligue des champions, cela paraît plus compliqué", a jugé le technicien lillois ce vendredi. Sans annoncer d'impasse, la phrase donne un indice sur la suite et l'importance du championnat, où malgré un très beau parcours, le podium est très loin d'être assuré. Minimes, les écarts ont ouvert l'appétit de Lyon et Monaco, qui n'ont pas à gérer la fatigue des matches européens. Les Dogues, à qui rien ne résiste pour l'instant, risquent peut-être de courir trop de lièvres à la fois...

Christophe Galtier (Lille)

Crédit: Eurosport

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