Le jeu : Lille ne renonce jamais

On a souvent mis en avant la défense de Lille pour expliquer sa première place au classement. Elle a pourtant plombé les Dogues en première période avec deux erreurs exploitées par l'OL pour prendre un break d'avance. Et le LOSC semblait alors au bord d'un réveil brutal après avoir tant rêvé du titre. Mais il en fallait plus pour abattre les Dogues. Relancés par un chef-d'œuvre de Burak Yilmaz juste avant la pause, ils ont à leur tour profité des lacunes défensives lyonnaises pour égaliser. La suite a été un superbe mano a mano, avec deux équipes au bord du KO dans une ambiance irrespirable. Et Burak a asséné le coup fatal aux Gones en fin de match pour offrir un succès mérité au LOSC, et peut-être déterminant pour le titre.
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Renversant, Lille retrouve son trône
25/04/2021 À 20:54

Les joueurs : Le roi Burak Yilmaz

Si Lille termine champion, il méritera une statue. Burak Yilmaz a régné sur ce choc. Par ses deux buts magnifiques qui disent tout de son talent de footballeur. Mais aussi par cette rage de vaincre communicative digne des plus grands meneurs d'hommes. Le Turc a fait oublier le cauchemar vécu par Domagoj Bradaric, coupable sur le premier but lyonnais et en grande difficulté jusqu'à son remplacement par Reinildo à la pause. Du côté de l'OL, Maxence Caqueret a rayonné sur l'entrejeu en plus d'être décisif sur l'ouverture du score d'Islam Slimani, lui aussi présent au rendez-vous. Contrairement à Memphis Depay, invisible quand les Gones avaient le plus besoin de lui.

Le facteur X : Maignan, boulette et main ferme

Il a incarné les lacunes défensives lilloises en première période. Mike Maignan, si solide habituellement, a commis une grossière erreur sur le but du break de l'OL. Mais il s'en est parfaitement remis. Et le portier des Dogues a sorti la parade qu'il fallait, une horizontale somptueuse pour claquer une frappe de mammouth de Thiago Mendes en corner. Il a ainsi empêché Lyon de reprendre l'avantage en milieu de seconde période. Et permis le renversement de situation opéré par le LOSC.

La stat : 12

On en était à dix la semaine passée après l'égalisation de Luis Araujo à la 85e minute de jeu face à Montpellier (1-1). On en est désormais à 12. Les Lillois ont gagné pas moins de 12 points grâce à des buts inscrits dans les dix dernières minutes. Le LOSC a confirmé qu'il était bien le roi du money-time. Cette fois-ci grâce à Burak Yilmaz. Et encore à cette 85e minute qui réussit décidément bien aux Dogues.

Le tweet que les Lillois ne veulent pas voir

La décla : Jonathan David (attaquant de Lille)

Ce sont des victoires qui nous prouvent qu'on peut aller jusqu'au bout.

La question : Lille a-t-il fait le plus dur ?

C'était le match de tous les dangers. Celui où Lille pouvait passer de la première à la quatrième place, du rêve de remporter son quatrième titre de L1 à la peur de ne pas voir sa remarquable saison récompensée par une place en Ligue des champions. C'était d'ailleurs virtuellement le cas pendant une heure. Une demi-heure et deux buts plus tard, le LOSC était de nouveau leader du championnat. Et plus que jamais favori pour le sacre. Car il n'y a rien d'impossible pour lui et cette victoire en est finalement la plus belle preuve.
Les Dogues ont forcé leur destin pour gagner le match le plus relevé de leur fin de saison. Ils n'ont rien lâché. Ils donnent toujours cette impression d'être investis par la "gagne". Ils finissent systématiquement par trouver la solution. Le faire à Lyon, dans ce contexte et avec ce scénario, n'en est que la plus éclatante des confirmations. On pouvait douter de la capacité des Lillois à supporter la pression d'être dans la peau du chassé. Le PSG, Monaco et Lyon l'espéraient probablement. Au contraire, cela semble définitivement les galvaniser.
Mais il reste bien quatre journées avant le verdict. Quatre rencontres face à Nice, Lens, Saint-Etienne et Angers. Quatre matches où le droit à l'erreur sera interdit aux Lillois dans ce sprint final toujours plus haletant. L'euphorie de cette victoire à Lyon est à double tranchant. Les Dogues y ont probablement acquis un supplément d'âme, ce dont ils ne manquaient pas, pour aller au bout de leur rêve. Mais feraient la pire des erreurs s'ils venaient à penser qu'ils ont fait le plus dur en s'imposant au Groupama Stadium. Il est forcément à venir. Et ce sera le cas jusqu'au 23 mai.

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