Une mi-temps pour rêver, une autre pour cauchemarder. Voilà comment on pourrait résumer le choc de la 34e journée de Ligue 1, en se plaçant du point de vue lyonnais. Au Groupama Stadium, les Gones avaient un message à faire passer à leurs concurrents du haut de tableau. Mais ils se sont heurtés au répondant lillois. Menés deux buts à zéro, les hommes de Christophe Galtier sont parvenus à renverser la vapeur pour rêver encore plus fort au titre. Pour l'OL, c’est une énorme désillusion. Il avait fait du championnat un objectif prioritaire dans cette saison mais apparaît trop vacillant dans la dernière ligne droite pour lutter face à des adversaires plus consistants.
Ce match est un tournant pour L’Olympique Lyonnais à bien des égards. Une victoire lui aurait permis d’affirmer à ses rivaux qu’il fallait encore compter sur lui. L’affaire aurait été idéale au classement : revenir à hauteur de Lille, qui serait alors passé de la première à la quatrième place, et à deux longueurs du PSG. Un match nul n’aurait pas fait ses affaires, mais aurait limité les dégâts. Cette défaite, en revanche, s’apparente à une condamnation pure et simple. Non seulement les maigres espoirs de titre s’envolent une bonne fois pour toutes mais, en prime, l’Olympique Lyonnais, à quatre points de la troisième place, est encore loin de la Ligue des Champions. Et il ne reste que quatre journées à Rudi Garcia et ses hommes pour signer un miracle.
Ligue 1
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25/04/2021 À 22:35
Au coup de sifflet final, l’immense joie lilloise contrastait avec les mines déconfites lyonnaises, la tête dans le sac et dans le maillot. Et dans l'esprit des Gones, le titre de champion semble déjà oublié. Maxence Caqueret préfère par exemple se concentrer sur l’objectif encore dans les cordes de son équipe. "C’est frustrant, on sait qu’on avait les capacités de tenir ce score, a déploré le milieu rhodanien, excellent contre Lille. Ce n’est pas normal, à nous de ne rien lâcher pour aller chercher la qualification en Ligue des Champions." Déçu mais pas encore totalement abattu, Lyon sait à quoi se raccrocher pour achever sa saison de la meilleure des manières. Terminer au pied du podium serait inacceptable, sinon dur à avaler, surtout après avoir rivalisé pendant tant de mois.

Un trio en deux points

C’est le point d'orgue d'une très sale semaine pour l’Olympique Lyonnais, déjà éliminé de la Coupe de France par Monaco, un adversaire qu’il devra à nouveau affronter le week-end prochain en championnat, à Louis-II. Même une victoire dans ce deuxième choc consécutif ne suffira pas à Lyon. L’éventuelle qualification pour la Ligue des Champions passera nécessairement par un sans-faute, conjugué à des faux-pas adverses, sachant que le calendrier est loin d’être facile. Après l’ASM, il restera encore à affronter deux clubs qui luttent pour le maintien (Nîmes, Lorient) et Nice, capable du meilleur comme du pire. Il faudra voir aussi quelles conséquences aura ce lourd revers dans les têtes, après que Lyon soit passé s’y prêt de s’inviter à la grande table pendant encore au moins une journée.
L’Olympique Lyonnais est la première équipe à décrocher dans un sprint final complètement fou et haletant. Il en fallait bien une et, malheureusement pour Rudi Garcia, son club a vécu trop de montagnes russes cette saison pour tirer son épingle du jeu dans une lutte à quatre clubs. À l’issue de cette 34e journée de Ligue 1, il y aura eu trois vainqueurs (PSG, Lille, Monaco) et un immense perdant (Lyon). Et, autre preuve que cet OL-LOSC constitue bel et bien un tournant, Christophe Galtier a enfin osé parler du titre au sortir de ce succès étriqué mais déterminant : "Maintenant, le titre est un objectif. Il ne faut pas se cacher. Mais si on n’y arrive pas, cela ne sera pas la fin du monde." Des paroles que le coach n’avait pas osé prononcer après s’être offert le scalp du PSG.
Si l’OL est renvoyé à ses fantasmes, rien n’est encore fait entre Lille, Paris et Monaco, qui se tiennent en deux petits points. Le LOSC, leader sans réelle certitude ces dernières semaines, est maître de son destin. Paris, lui, a l’effectif le plus fourni mais a une Ligue des Champions à conquérir, un but historique qui pourrait lui coûter le championnat. De son côté, Monaco, troisième mais dans une forme olympique (5 victoires de rang), a encore une affiche à gérer. Tout est possible dans cette saison 2020/2021 de Ligue 1 et, dimanche soir, les Lyonnais ont fait figure d’exemples : quand tout est resserré pendant longtemps, une simple défaite et tout peut basculer.

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