Si vous aviez choisi de faire l'impasse sur Lille-Metz dans une semaine riche en foot, vous avez bien fait. Sur le terrain, le spectacle n'était vraiment pas au rendez-vous. Pour résumer, il y a eu moins de tirs cadrés sur l'ensemble du match (1) que de cartons rouges (2). Frédéric Antonetti a été expulsé et ce n'est pas une première. L'entraîneur messin avait déjà subi le même sort en début de saison contre Reims et le PSG. Il a connu une troisième expulsion dans le Nord, et celle-ci pourrait bien lui coûter une lourde sanction.
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Les choses se sont envenimées à l'approche du coup de sifflet final, pendant que Lille tentait vainement d'arracher la victoire et réclamait une faute sur le latéral nordiste, Gabriel Gundmundsson. Le ton a alors commencé à monter sur les bancs entre Antonetti et Sylvain Armand, le coordinateur sportif de Lille. Les noms d'oiseaux ont commencé à voler et les deux hommes en sont venus aux mains. Il a fallu les séparer pour que la situation ne s'envenime pas davantage. Et Antonetti a été expulsé par l'arbitre, Bastien Dechepy, pour son comportement.
L'entraîneur lorrain ne regrette pas son geste. "J'étais dans ma zone technique, je vois plusieurs Lillois venir et réclamer des choses auprès de l'arbitre, a-t-il affirmé au micro de Prime Vidéo après la rencontre. Ils mettent la pression pour pouvoir gagner le match. Je ne supporte pas. Ma réaction est que quand on m'agresse, je me défends. Je me suis senti agressé et pas que verbalement. Je ne respecte pas les gens qui ne me respectent pas. Sylvain Armand, je l'ai repoussé. Il n'y a pas de regrets à avoir quand on vous agresse."

"Je dois faire le beauf de service..."

Antonetti est allé encore plus loin dans une conférence de presse assez lunaire. "Est-ce que vous croyez que le président de Lille (Olivier Létang, ndlr) et son coordinateur sportif doivent être à deux mètres de moi dans la surface (réservée aux entraîneurs en bord de terrain, ndlr) pour mettre la pression sur le quatrième arbitre ?", a interrogé l'entraîneur messin, très énervé face aux journalistes.
Relancé, Antonetti a lâché ce qu'il avait sur le cœur. "J'ai 60 ans, je n'ai pas envie qu'on me parle mal, a-t-il poursuivi. Je connais la chanson, je suis un bon client (mais) j'ai raison sur le fond. S'ils n'étaient pas venus est-ce qu'il y aurait eu l'incident ? Quand on m'agresse je réponds. J'ai pris le rouge mais je ne me laisse pas faire sur un terrain. Je dois faire le beauf de service... Vous adorez les entraîneurs BCBG. En France, vous n'aimez que les BCBG. Je ne suis pas aimé, je le sais."
La sortie médiatique spectaculaire du coach messin n'est pas passée inaperçue. Son cas devrait être examiné par la LFP dans la semaine. Au-delà de cette troisième expulsion et de la récidive que cela implique, la conduite violente du technicien lorrain l'expose aux plus lourdes sanctions. Si Antonetti ne regrette pas son geste, il ne devrait pas retrouver son banc de touche avant un bout de temps. Metz, 18e au classement avec seulement un point d'avance sur Bordeaux avant la suite de cette 25e journée, n'avait vraiment pas besoin de ça.

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