Il fallait être aveugle pour croire au miracle, même dans un Vélodrome qui ne demandait que ça. Alors, quand Jim Allevinah (1,72m) est allé battre Gerson (1,84m) pour smasher le ballon au fond des filets de Pau Lopez (0-2, 84e), les supporters marseillais ont compris. Beaucoup ont préféré prendre la poudre d’escampette plutôt que de s’entêter dans cette soirée où l’OM ne ressortira rien de bon. C’est autant dans les jambes que dans la tête que Clermont est allé donner une leçon collective au dauphin de L1 (0-2).
Cohérence, verticalité, efficacité et dépassement de soi : le miroir est cruel pour l’OM, mais il est réel. Si Clermont a réussi un match plein, c’est en cochant des cases que les Olympiens ont laissé vides à de multiples reprises cette saison après un début de saison si enchanteur. Par ses choix baroques et son obsession du contrôle, Jorge Sampaoli est au moins responsable de l’abandon des deux premières notions.
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C’est une question de mentalité
Pour le reste, c’est finalement Dimitri Payet, clairement fâché au micro de Prime Video, qui a désigné les coupables : les joueurs. "Il nous a manqué de l’humilité, a reconnu le capitaine de l’OM. On n'a pas montré un visage cohérent, on n'a pas montré de valeurs, on n’a rien montré ce soir. On a reçu une bonne leçon de la part d’une équipe de Clermont qui a couru ensemble, qui a joué ensemble, qui a mérité cette victoire".
"Je pense qu’on doit changer quelque chose dans nos attitudes, c’est une question de mentalité, pas juste de bien jouer ou non, de jouer avec 4 ou 5 défenseurs, lui a emboîté le pas Pau Lopez au même micro. Ce n’est pas la première fois donc c’est à nous de changer les choses car on arrive au moment le plus important de la saison". "Il va falloir dégonfler les têtes, se remettre à bosser et montrer le visage qui est le nôtre", a encore ajouté un Payet au regard noir.
Mais, justement, quel est le visage de cet OM ? Celui d’une équipe capable de subir trois défaites qui font mal dans le même mois (OL, Nice, Clermont) sans signe apparent de révolte ou alors ce tourbillon inarrêtable et séduisant entrevu face à Angers (5-2) ? La vérité est sans doute entre les deux mais Sampaoli semble décidé à ne pas réutiliser le onze entrevu face aux Angevins, avec un joueur de profondeur pour accompagner Arkadiusz Milik et un Payet recentré…

Arkadiusz Milik lors de la rencontre OM - Clermont en Ligue 1

Crédit: Imago

Vélodrome en colère et OM en galère à domicile

Après coup, l’Argentin n’est pas revenu sur ses choix, mais il a regretté une équipe "endormie" au coup de sifflet initial. "On est très mal entrés dans le match avec 20 premières minutes ratées et un but de retard, a-t-il estimé en conférence de presse. Ensuite on a eu le contrôle, on a eu des possibilités et leur gardien a fait beaucoup d'arrêts. Mais tout était plus compliqué avec un but de retard". Surtout avec une attitude aussi lisse de la part de certains.
Résultat, l’OM laisse revenir Nice à un petit point mais boucle surtout cette 25e journée à la 11e place au classement à domicile, de quoi faire voir rouge à des supporters qui n’ont pas hésité à siffler face au spectacle proposé. Cette saison, Bordeaux, Lens, Metz, Brest, Reims et donc Clermont sont repartis avec un point minimum du Vélodrome. "C'est dur pour nous ici, on a perdu beaucoup de points, a encore soufflé le coach de l’OM. On doit corriger ça et gagner des matches à domicile. C'est très important pour nous et pour le public. […] Les sifflets sont normaux. Le public veut voir ce qu'il est venu chercher et on n'a pas su lui donner". Encore et toujours…

"Milik était inespéré pour l'OM, Sampaoli est en train de tout gâcher"

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