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Ligue 1 - Avant Nice - Saint-Etienne - La saison de Nice et de Galtier est-elle vraiment ratée ?
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Publié 10/05/2022 à 22:23 GMT+2
LIGUE 1 – Alors que Nice joue un match capital face à Saint-Etienne quatre jours après avoir perdu la finale de la Coupe de France face à Nantes, les critiques se concentrent sur la saison des Aiglons. Irrégulière, elle pourrait tourner à la déception. Mais Christophe Galtier et ses hommes sont-ils finalement si loin de ce qu'on pourrait légitimement attendre d'eux ?
Chrsitophe Galtier, entraîneur de l'OGC Nice - 21/11/2021
Crédit: Imago
A quoi tient la gloire ? A quoi tiennent les honneurs ? Alors que tout roulait pour lui et ses hommes, malgré un vrai trou d'air en mars et avril, voilà Christophe Galtier à l'orée d'une saison qui vire au vinaigre. Une victoire en Coupe de France samedi lui aurait assuré une place unique dans l'histoire du football français puisqu'elle aurait fait de l'ancien coach de Lille et Saint-Etienne le seul homme à remporter ses trois trophées majeurs avec trois clubs différents. Au lieu de ça, voilà que se présentent trois derniers matches pour sauver ce qui peut encore l'être. Longtemps sur le podium, les Aiglons sont désormais sixièmes à cinq points de la troisième place et le match face aux Verts, ce mercredi, n'offre pas d'autres alternatives qu'une victoire.
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La saison peut être jugée comme médiocre, aujourd'hui, pour un club adossé désormais à l'un des plus puissants actionnaires de la Ligue 1. C'est le lot d'une formation qui a plus investi que Lyon ou Marseille par exemple l'été dernier, et injecté 139 millions d'euros en indemnité de transfert en deux ans et demi quand le championnat de France se serrait la ceinture. Nice a un nouveau standing, de nouvelles ambitions incarnées par l'arrivée de l'entraîneur champion de France. Et une victoire en Coupe aurait validé son entrée parmi les clubs qui comptent vraiment dans l'Hexagone. Perdre la finale face à une équipe moins bien armée est un vrai coup de canif à ses desseins.
Un club dans un entre-deux inconfortable
Mais le Gym reste un club en construction avec un actionnaire principal qui ne lâche pas totalement la bride à la manière d'un QSI à Paris. Le club navigue finalement dans cet entre-deux inconfortable qui biaise les perceptions. Que veut vraiment Ineos à Nice ? L'impatience est légitime au regard de la puissance de l'actionnaire, elle l'est beaucoup moins face à l'histoire très mince du club et celles, bien plus glorieuses, de ses adversaires directs. "Peut-être que ça ne va pas assez vite mais acheter des joueurs à 50 millions, ce n'est pas le but, nous rappelait Julien Fournier, le directeur du football, la semaine dernière. On met des couches. On continue d'avancer."
"On est loin d'être à l'heure d'un bilan", a rappelé, lui, Christophe Galtier mardi en conférence de presse. Il n'a pas tort. Mais aujourd'hui, Nice aura bien du mal à arracher une place sur le podium et donc à diffuser l'idée d'une nette progression depuis l'arrivée du nouvel investisseur puis du coach auquel tout réussissait jusqu'ici de Saint-Etienne à Lille. Surtout pour un club qui a terminé trois fois dans le top 5 depuis 2016.
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Plus que les résultats, c'est le jeu qui déçoit
L'effectif plein de promesses ne les a pas tenues sur la longueur. Et au-delà des résultats, moyens sans être médiocres, c'est surtout la qualité du jeu qui égratigne l'image immaculée du coach niçois. Comment avec quatre attaquants de la qualité d'Andy Delort, Amine Gouiri, Kasper Dolberg et Justin Kluivert, Nice peut ne présenter que la 12e attaque de Ligue 1 avant autant de prestations inabouties ? "On a des joueurs qui ont mis du temps à prendre la mesure du niveau de la Ligue 1, nous expliquait Christophe Galtier la semaine dernière. Mais, à mon avis, c'était bien et quelques fois même très bien. Et à vouloir aller chercher mieux, des choses se sont déréglées. Ça, c'est de ma responsabilité."
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Mais Galtier a aussi longtemps regretté la frilosité de ses dirigeants pour lui offrir des options sur les ailes. Or à Saint-Etienne et Lille, il a construit sa menace offensive sur l'efficacité de ses ailiers. "Nous avons été victimes dans la saison d'un manque de performances des excentrés, or mon jeu est énormément basé sur eux", nous confiait-il encore. En ce début de semaine, L'Equipe nous informe que Galtier se pose des questions sur les ambitions de Nice et donc sur son avenir. Ineos a publiquement fait savoir que le rachat de Chelsea l'intéressait, laissant craindre une rétrogradation de Nice dans la galaxie du groupe. Des craintes nourries aussi par le manque de moyens mis à disposition lors du mercato hivernal.
"Est-ce que je serai entraîneur de l'OGC Nice la saison prochaine ? Pourquoi je ne le serais pas ? Pourquoi ? Parce qu'il y a eu des désaccords et qu'il peut y avoir des accrochages ? On n'est pas dans le monde des bisounours. Dans un couple, il n'y a pas divorce dès qu'il y a un désaccord", s'est-il défendu mardi. Ce qui est certain, c'est que, sans trophée ni place européenne alors que tout lui tendait les bras, cette saison pourrait faire des victimes. Galtier n'est pas venu sur la Côte d'Azur pour jouer la Ligue Europa et encore moins la Ligue Europa Conference. Même si sa part de responsabilité est énorme dans ce que vit Nice aujourd'hui.
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