Voilà près de de deux ans et demi qu'il n'avait pas refoulé les pelouses de la L1. Mais Adil Rami n'a pas raté ses grands débuts avec Troyes. Le champion du monde n'a pas tremblé sur le flanc droit de la défense centrale à trois de la formation auboise. Et il a surtout vu sa nouvelle équipe l'emporter face à Nice (1-0). De quoi faire son bonheur. "Ça fait grave plaisir de rejouer", a-t-il reconnu en zone mixte à l'issue de la rencontre. Ravi de son retour et de faire taire certaines critiques. "Je suis encore debout, je suis un 4x4 !", lance-t-il. "J'ai fait le 'taf', on a fait le 'taf' avec cette première victoire à domicile. Ce sont trois points super importants pour l'équipe."
Il devait pourtant attendre encore un peu pour retrouver le championnat de France. Une semaine après avoir repris en National 3, avec la réserve (0-0 contre Illkirch), l'ancien Lillois, contrarié jusque-là par des soucis à un mollet, a en effet commencé la rencontre face aux Aiglons sur le banc. Mais la blessure d'Oualid El Hajjam à la 27e a changé la donne. "J'ai dû rentrer plus tôt que prévu", explique-t-il. "C'est archi-compliqué d'entrer en cours de match, surtout pour son premier, contre une belle équipe de Nice, avec selon moi le meilleur coach de Ligue 1 (ndlr : Christophe Galtier). Ça n'a pas été facile mentalement. Mais comme depuis le début de ma carrière, je veux relever tous les défis."
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Ça fait plaisir de toujours avoir cette grinta
Pour son premier avec l'ESTAC, il y est parvenu. Malgré la pression et le profil de ses adversaires du jour, il a assuré. "A un moment donné, on a un certain âge mais les gens ne font pas la différence et au moindre faux-pas on vous tire dessus...", avoue l'ancien Marseillais qui se sait attendu. "Ça a été dur, surtout après l'entrée de Gouiri, qui est percutant, vif. Mais on est restés en bloc et on n'a pas été mis en danger." Et s'il n'a pas eu énormément de travail, il a pesé autrement selon ses dires. "J'ai beaucoup parlé à mes coéquipiers pour ne pas qu'on leur laisse d'espaces. On fait souvent mal à l'adversaire mais on encaisse souvent des buts en fin de match, à la dernière minute. Et moi je leur ai dit : 'Avec moi, ça ce n'est pas possible !'".
S'il faudra attendre pour se faire une idée précise là-dessus, son expérience peut en tout cas être précieuse aux joueurs de Laurent Batlles. Mais en attendant de savoir s'il aura un vrai impact sur sa nouvelle formation, le champion du monde 2018 ne boude pas son plaisir. "J'ai bientôt 36 ans et donc chaque entraînement ou chaque match est quelque chose à prendre. Mentalement, je serai toujours là pour me battre : chaque mètre, chaque duel, je ne lâche pas. Ça fait plaisir de toujours avoir cette grinta." Et de le revoir en L1 avec cette mentalité.
(Avec AFP)
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