Un ancien solide défenseur qui a fait l'essentiel de sa carrière à la Juve

Les plus anciens se souviennent de lui avec quelques cheveux et le maillot de la Juventus ou de la Croatie sur le dos. Depuis, Igor Tudor est coupé ras. Mais avant de se lancer dans une carrière sur les bancs, c'est bien en tant que joueur qu'il s'est fait un nom. International avec 57 sélections, l'ancien défenseur était notamment de l'aventure croate en 1998 quand son pays a échoué face aux Bleus en demi-finale de la Coupe du monde, même s'il s'est contenté de bouts de matches.
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S'il a également disputé le Mondial 2006, c'est avec la Juventus qu'il a cependant signé ses principaux faits d'armes. Champion d'Italie à deux reprises (2002, 2003), il avait atteint la finale de la Ligue des champions en 2003 avec Lilian Thuram ou encore David Trezeguet face à l'AC Milan. De la fin des années 90 et la première moitié des années 2000, il aura disputé 174 matches sous les couleurs de la Vieille Dame.

Un entraîneur jeune qui a déjà beaucoup voyagé

A 44 ans, Igor Tudor n'est pas un novice dans le costume d'entraîneur. Loin de là. Il a même déjà bien voyagé depuis le début de sa carrière sur un banc en 2013 à l'Hadjuk Split. Depuis, il a accumulé les expériences en passant par la Grèce (PAOK Salonique), la Turquie (Karabükspor et Galatasaray) et l'Italie. Dans la Botte, il a entraîné l'Udinese entre avril 2018 et novembre 2019 avant d'être l'adjoint d'Andrea Pirlo à la Juventus (2020-2021) et de rebondir à l'Hellas Vérone cette saison, où il a séduit la Serie A. Et s'il possède une bonne réputation dans le milieu, son palmarès ne traduit en revanche pas vraiment cela : il se résume à une Coupe de Croatie remportée avec l'Hajduk Split en 2013. Il n'a d'ailleurs jamais entraîné une équipe en Ligue des champions dans le costume de numéro 1.

Son expérience d'adjoint de Pirlo lui est restée en travers de la gorge

Le passage d'Andrea Pirlo sur le banc de la Juve n'a pas été une franche réussite, et c'est un doux euphémisme. Adjoint de l'ancien maestro des Bianconeri, Igor Tudor n'a d'ailleurs pas vraiment goûté cette saison- là. Et ce n'est pas seulement lié aux résultats de la Juve. L'ancien défenseur n'a en fait surtout pas aimé le rôle qu'on lui a donné, alors qu'il avait un passé d'entraîneur principal. S'agaçant notamment de ne pas voir sa voix être plus prise en compte. "J'ai reçu un appel de Pirlo. Il m'a proposé le poste et j'ai accepté parce que c'était la Juventus. Puis (Roberto) Baronio (l'ancien milieu de terrain dont Pirlo est très proche, ndlr) et un analyste sont également arrivés. Et nous étions tous au même niveau. Ce n'était pas juste, je suis un entraîneur", avait-il confié après son départ à "Sportske Novosti" dans des propos repris par BeSoccer. Maintenant, la donne est claire : il veut être numéro 1. Un point, c'est tout.

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Libre après une saison séduisante en Serie A

Arrivé sur le banc de Vérone après trois défaites inaugurales sous la coupe d'Eusebio Di Francesco, Igor Tudor a vite trouvé les ficelles pour relancer son groupe lors de la dernière saison. Et surprendre la Serie A qui a été bluffée par ses miracles pendant de longs mois. Si sa défense n'a pas été une muraille imprenable (59 buts encaissés), la capacité de son équipe à gêner les formations adverses a fait le succès du Hellas, qui a terminé à la neuvième place du championnat grâce à l'efficacité de son trio d'attaquants composé de Giovanni Simeone, Antonin Barak et Gianluca Caprari et malgré ses trois dernières sorties manquées.
Au point qu'en avril, Maurizio Setti, le président du club, avait loué le travail de Tudor. "Il est extraordinaire", avait-il glissé à la Gazzetta dello Sport. "Cette saison est la plus belle sous ma direction. En termes d'organisation de jeu, de spectacle et de résultats, c'est certainement la meilleure équipe que j'ai vue". Pourtant, Igor Tudor n'a finalement pas prolongé l'aventure quelques semaines plus tard à Vérone. Il n'a pas trouvé un terrain d'entente avec son président pour poursuivre en Vénétie. "Nous avons tous deux compris que les conditions n'étaient pas réunies pour que nous continuions ensemble", avait alors expliqué le technicien croate de 44 ans, qui avait peut-être envie de viser plus haut. Conscient que son exercice à la tête du club italien avait été remarqué. Notamment par Pablo Longoria.

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Le style de ses équipes ? Agressivité et pressing dans un schéma à trois derrière

De ce côté-là, les joueurs de l'OM ne vont pas être perdus. Si son style offensif n'est pas forcément très marqué, même si Vérone a impressionné cette saison par sa capacité à marquer, Igor Tudor a deux points sur lesquels il ne transige pas avec ses protégés : le pressing et l'agressivité à la perte du ballon. Son équipe impose ainsi un combat physique dès qu'il faut récupérer le cuir, joue en général haut et vise la verticalité.
Petit bémol cependant, cet état d'esprit n'aide pas sur le plan de l'équilibre. Vérone a ainsi pu laisser des espaces en défense durant cet exercice, mais a posé quelques problèmes aux grosses formations par son intensité et son travail tactique. Cette saison, Tudor a d'ailleurs fait évoluer sa formation à trois derrière dans un 3-4-2-1, comme il l'avait fait avec l'Udinese. Mais dans le passé, il lui est aussi arrivé de privilégier une défense à 4. Qu'importe, l'idée directrice reste de toute manière la même : mettre de l'intensité.

Un coach proche de ses joueurs et qui les fait progresser : "Avec lui, nous sommes tous devenus plus forts"

Connu pour avoir une forte personnalité et être direct quand il a quelque chose à dire, Igor Tudor est en général assez proche de son groupe. Et pour résumer, sa personnalité et sa manière de manager son équipe, il suffit de lire la description de son ancien protégé à Vérone, Adrien Tameze : "C'est un coach pointu, comme tous les entraîneurs en Italie. Il est très proche de ses joueurs, avait glissé l'ancien milieu de Nice lors d'une interview accordée à notre collègue Guillaume Maillard-Pacini. Moi, ce que j'aime bien, c'est ce qu'il m'a apporté sur l'aspect mental. Avec lui, nous sommes tous devenus plus forts. Même quand on baisse un peu en régime, il arrive toujours à trouver le truc pour qu'on puise encore dans nos ressources. Je trouve que c'est exceptionnel de pouvoir faire ça. Il a une voix qui porte sur le banc, il te dit toujours : 'Mais si, tu peux le faire, allez !'. Si je repense aux buts que j'ai marqués, c'était souvent en fin de match... Ce n'est pas anodin. Cette force, elle vient de lui." Un joli portrait qui peut faire saliver quelques Marseillais.
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