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Interview : Adrien Hunou (Angers SCO) parle de son expérience en MLS (Minnesota) pour Eurosport
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Publié 20/08/2022 à 15:08 GMT+2
LIGUE 1 - Un an après son départ à Minnesota, Adrien Hunou a fait le choix de revenir en Ligue 1 cet été. A Angers, l'ancien Rennais sera un joueur plus complet grâce à son expérience inoubliable en MLS (Major League Soccer). Intégration, engouement, nouveau football, Mondial 2026... Pour Eurosport, l'attaquant de 28 ans a ouvert son album souvenirs en Amérique.
Adrien Hunou, l'attaquant d'Angers SCO.
Crédit: Imago
Adrien Hunou, vous êtes arrivé cet été à Angers en provenance de Minnesota (MLS). Comment s'est déroulée votre intégration ?
Adrien Hunou : "Parfaitement, ça bosse très bien. L'équipe a beaucoup changé donc forcément, il y a des automatismes à trouver. Mais on a fait une belle préparation. L'enchaînement des matches nous permet d'avancer. Je suis très content d'être ici, de retrouver la France et la Ligue 1. A Angers, il y a un bon groupe qui vit très bien, donc ça aide."
A l'été 2019, Angers était intéressé par votre profil mais vous étiez finalement resté à Rennes. Pourquoi avoir finalement rejoint le SCO trois ans plus tard ?
A.H. : "Je n'ai pas eu réellement de touches tout simplement. J'étais à Rennes et il n'était pas question que je parte. On entend beaucoup de choses lors des périodes de mercato et là c'était complètement faux."
Quels sont vos objectifs personnels pour cette nouvelle saison ?
A.H. : "J'espère enchaîner les matches et apporter ma pierre à l'édifice du SCO. Mais avant tout, l'idée est de prendre du plaisir sur le terrain."
Est-ce que votre expérience d'un an aux Etats-Unis (2021-2022) a fait de vous un autre joueur que celui qui évoluait à Rennes ?
A.H. : "Forcément cette expérience m'a fait grandir. Sur le plan humain, ça m'a aussi forgé. Sportivement, j'y ai découvert un championnat plus physique. Je reviens à un âge (28 ans) où je me sens prêt à retrouver cette Ligue 1 que je connais très bien."
Quand vous êtes parti en avril 2021, est-ce que votre plan était de tenter l'aventure pendant un an ou sur plusieurs saisons ?
A.H. : "L'idée était de m'inscrire dans la durée. Quand on signe trois ans, c'est pour marquer le club entre guillemets et atteindre ses objectifs. Après ça s'est passé comme ça. Le football est fait d'opportunités, que ce soit quand je suis parti aux Etats-Unis ou quand j'ai eu la possibilité de revenir en France à Angers."
Vous êtes parti à 26 ans en MLS. Avez-vous eu peur de vous faire un peu oublier dans un championnat moins médiatisé ?
A.H. : "Non pas du tout, même si je savais que c'était un championnat moins regardé, à tort. Mon choix était avant tout sportif et humain. J'en suis très content, je ne regrette pas du tout ce départ. Lors de ma dernière saison à Rennes (2020-21), je jouais un peu moins. J'avais la sensation d'avoir un peu tout vécu : la Ligue des champions, la Ligue Europa et la victoire en Coupe de France, qui était tant attendue par les supporters et le club. Pour moi, c'était le bon moment de partir car j'avais toujours cette étiquette de "joueur formé au club" et je voulais m'en détacher. C'est à ce moment-là que j'ai eu cette opportunité en MLS, qui était difficile à refuser. J'en avais beaucoup discuté avec Romain Alessandrini (ndlr : ex-joueur de LA Galaxy) et ce challenge me tentait. Je savais que c'était un championnat qui se développait très, très bien et ça va encore plus être le cas dans les saisons à venir."
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Adrien Hunou lors du match entre Minnesota et Los Angeles FC en octobre 2021.
Crédit: Getty Images
Quelles ont été vos premières impressions en arrivant à Minnesota ?
A.H. : "Très bonnes. Les Américains sont très ouverts et très minutieux aussi. C'est une autre approche. Je trouve que c'est un peu moins tactique qu'en France, mais c'est beaucoup plus dans l'énergie et le physique. Il y a aussi plein de joueurs sud-américains fins techniquement."
Dans la vie quotidienne, le changement a également dû être impressionnant...
A.H. : "La qualité de vie américaine est top, et j'ai aimé la mentalité des gens là-bas. C'était le rêve américain, la démesure. J'ai aussi eu la chance d'assister à d'autres rencontres sportives. Avec mes coéquipiers, on faisait également des "Graduation parties", c'était vraiment le côté américain qu'on voit dans les films. Et c'est vrai que c'était top."
Quels grands joueurs avez-vous croisés sur les pelouses américaines ?
A.H. : "J'en ai croisé pas mal, notamment Carlos Vela (Los Angeles FC) ou Chicharito (Javier Hernandez, Los Angeles Galaxy). C'était intéressant de se confronter à eux ou à des joueurs qui ne sont pas forcément connus en France. A Minnesota par exemple, l'Argentin Emanuel Reynoso était très bon. Sans compter les joueurs français présents dans ce championnat.
Dans la vie de footballeur professionnel, est-ce la même exigence qu'en Ligue 1 ?
A.H. : "Ah oui complètement. Les clubs, les infrastructures, l'engouement ou les stades, c'est incroyable, il faut le vivre pour s'en rendre compte. Il y a tout pour réussir en MLS."
Comment les Américains vivent-ils la MLS ?
A.H. : "Souvent les stades sont remplis et les ambiances sont différentes selon l'endroit où tu vas jouer. En Californie, il y a un côté très mexicain entre guillemets, alors qu'à Dallas on pouvait voir pas mal de supporters avec des chapeaux. A Minnesota, après les victoires, pour communier avec les supporters, on chantait "Wonderwall (ndlr : d'Oasis). Les ambiances de MLS n'ont rien à envier à ce que j'avais connu auparavant en Ligue 1. Il y a tout pour être bien là-bas."
Pensez-vous que les Etats-Unis pourront se rapprocher des meilleurs pays du monde à l'avenir ?
A.H. : "On verra, seul l'avenir nous le dira. En tout cas, il y a tout là-bas pour progresser et travailler. Les clubs américains recrutent des joueurs de plus en plus jeunes. Auparavant, on était plutôt sur des profils en fin de carrière. Ça montre que la MLS veut franchir un cap. On sent que le football américain, la NBA, le baseball et le hockey restent les sports phares, mais avec la Coupe du monde 2026, ils veulent avoir une belle vitrine."
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