Quelques semaines et puis s'en va de nouveau ? Arrivé à Nice au début de l'été avec énormément d'ambition, Lucien Favre a vite déchanté. Le technicien suisse a été victime du mercato très bancal et tardif mené par sa direction, et ne parvient visiblement pas à faire passer son discours dans le vestiaire. D'après Nice-Matin et RMC Sport, le Gym et Lucien Favre seraient proches d'une séparation.
Que l'entraîneur de 64 ans se rassure, il n'est pas le seul à être menacé. Loin de là. Il n'était, à vrai dire, même pas dans les noms que l'on aurait spontanément cité pour évoquer les coaches en danger. Après huit journées, tour d'horizon de ces entraîneurs qui n'ont plus beaucoup de cartouches à griller.
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Bosz, jusqu'à quand ?

Il y a, chez plusieurs coaches et leurs équipes respectives, une sensation qui ne prête guère à l'optimisme : celle que les choses ne changent pas d'une semaine à l'autre. D'une saison à l'autre, même, en ce qui concerne Bosz. Après un premier exercice terminé à la huitième place, le technicien néerlandais n'est pas reparti sur de meilleures bases.

Bosz peut-il vraiment rester en poste ?

L'OL a pris des points sur les cinq premières journées, certes. Mais les Gones restent sur trois revers de rang contre Lorient, Monaco et Paris. Les matches passent, d'anciennes gloires sont revenues, mais le constat est toujours le même : on ne sait toujours pas dans quelle direction le club rhodanien avance.
L'ancien coach de l'Ajax savait dès le début de saison qu'il disposait d'un crédit limité. Vincent Ponsot, directeur du football, a remis un petit coup de pression avant cette troisième défaite de rang contre le champion de France. Une défaite à Lens, le 2 octobre, et tout pourrait aller très vite. Et ce même si Jean-Michel Aulas a volé au secours de son entraîneur lundi matin, en lui réaffirmant sa confiance.

Pour Furlan et Der Zakarian, Auxerre - Brest vaudra cher

Jean-Marc Furlan, lui, a pour le moment résisté à la quatrième défaite de rang de l'AJ Auxerre. Mais pour combien de temps ? Sa défense a encore complètement pris l'eau en première période contre Lorient, vendredi dernier (1-3). Et son attaque n'est, de son propre aveu, pas au niveau requis. "Disons que par rapport à ce que je vois dans les vestiaires, tu peux être inquiet, mais on a déjà pris sept points et la saison est très longue", a-t-il analysé après ce nouveau revers, le visage marqué.
Habitué à faire le yoyo entre l'élite et son antichambre, le technicien passé par Brest jouera justement très gros face à son ancien club, le 2 octobre. Et son homologue sur le banc breton aussi. Car le SB29 va à peine mieux, lui qui n'a pris qu'un point sur ses cinq derniers matches, avec juste avant la trêve une défaite à domicile contre le promu Ajaccio, qui n'avait pas gagné le moindre match jusqu'ici.

Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de l'AJA, lors du match Auxerre-Marseille.

Crédit: Getty Images

"On est une équipe malade depuis la claque qu’on a pris contre Montpellier (0-7). C’est inquiétant, et si on n’est pas inquiet aujourd’hui, il faut rester à la maison", a durement réagi le coach brestois, dont l'équipe n'a pas fait mieux en 4-4-2 qu'en 5-3-2 contre le club corse. Sans changement très rapide, Der Zakarian pourrait bien y rester, à la maison.

Pantaloni et Baticle ont gagné un peu de temps…

Le malheur de Brest a donc fait le (grand) bonheur d'Ajaccio, dimanche. Et évidemment de son coach Olivier Pantaloni, forcément soulagé après ce premier succès depuis la remontée dans l'élite. "On s'attendait à un début de saison compliqué et on l'a vécu. Il y avait nécessité de gagner un premier match rapidement et on a réussi à le faire. Que ce soit au niveau des dirigeants ou de l'ensemble du club, on savait que la saison allait être difficile", a expliqué le Corse au micro de La Chaîne L'Equipe lundi soir.
L'ancien milieu de terrain avait donc du temps, si l'on en croit son discours. Mais ce déplacement à Brest juste avant la trêve internationale, alors que Marseille et Paris seront au programme en octobre, ressemblait très fort à un virage à ne pas rater.
Gérald Baticle fait lui aussi partie de ces coaches ayant retrouvé le sourire avant cette petite coupure. Sans victoire après six journées, au plus mal suite à la gifle reçue à Lyon (5-0), le SCO s'est sorti d'une situation mal embarquée face à Montpellier avant de profiter d'une exclusion niçoise très précoce dimanche. Deux victoires de rang qui ont permis aux Angevins "d'entrer dans une nouvelle zone". Mais Baticle le reconnaît, "il y a encore du chemin". Surtout que son prochain adversaire s'appelle Marseille…

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… Stéphan en a encore

Du chemin, Strasbourg en a énormément, lui aussi. Le Racing n'a toujours pas gagné après avoir terminé 6e la saison dernière. Faux départs durant le mercato, blessures, suspensions… Le club alsacien n'est pas verni, mais doit vite se remettre à l'endroit. Reste la sensation que Julien Stéphan n'est pas vraiment en danger pour le moment.
Le fils de Guy, adjoint de Didier Deschamps, a même le luxe de se projeter assez loin. "On est engagés dans un processus long et difficile. Cela prendra des semaines voire des mois pour remonter. Il faut s'y préparer", déclarait-il après la défaite à Montpellier au bout du temps additionnel, dimanche. Visiblement, son président Marc Keller lui maintient sa confiance. Mais pour combien de temps ?
Le cas d'Oscar Garcia sera lui aussi à surveiller, même si Reims, qui a terminé cinq matches sur huit en infériorité numérique cette saison, a des circonstances atténuantes. Du côté de Troyes, Bruno Irlès a parfaitement relevé l'ESTAC d'une entame cauchemardesque. Signe que les séries sont faites pour s'inverser… ou pas. Et dans ce cas, le premier fusible est connu de tous.

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