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Ligue 1 - Les tops et flops de la 8e journée : Pétard de la honte, retour en beauté, mauvais choix de Grosso
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Publié 09/10/2023 à 00:06 GMT+2
Cette 8e journée de Ligue 1 aurait pu être la bonne pour l'OL qui a longtemps mené face à Lorient mais a concédé un nouveau nul (3-3), ou pour Rennes qui a vécu une semaine compliquée. Le dimanche de championnat a également été marqué par l'arrêt de Montpellier-Clermont après l'explosion d'un pétard. Pourtant, la journée avait bien commencé pour l'OM et un Harit électrique.
Luis Enrique et la presse française, ça peut dégénérer ?
Video credit: Eurosport
Les Tops
C'est le genre de joueur qui peut changer beaucoup de choses pour cet OM. De retour de sa grave blessure au genou qui l'a stoppé en plein vol la saison passée, Amine Harit retrouve au fur et à mesure ses sensations. Et ce dimanche contre Le Havre, il a été déterminant. Placé au cœur du jeu derrière Pierre-Emerick Aubameyang, le Marocain a fait l'étalage de ses qualités. Par sa science du placement et sa qualité technique, il a posé de gros soucis au milieu de terrain havrais. Il a provoqué des fautes, joué juste et offert un caviar à Aubameyang. Un match de haut vol qui demande de le revoir dans les mêmes conditions !
On loue à répétition son association avec Dante, et la sensation de confirmation de son talent indéniable qu'il délivre cette saison. Encore intraitable samedi face à Metz (1-0), Jean-Clair Todibo en a même profité pour signer un record en Ligue 1, avec 188 ballons touchés, soit le plus haut total pour un joueur du championnat de France.
Rugueux au duel, Todibo a aussi brillé dans son sens de l'interception et dans les relances à Saint-Symphorien. Pas retenu par Didier Deschamps pour le rassemblement d'octobre, mais rappelé après la blessure de W, mais rappelé après la blessure de William Saliba, l'ancien Barcelonais évolue pourtant à un niveau international depuis plusieurs semaines. Face à la 3e pire attaque de Ligue 1, encore battue à domicile sans marquer, il faut dire qu'il avait sûrement peu d'inquiétude à avoir derrière lui samedi.
Les histoires d'amour finissent mal… en général. Le Stade de Reims a prouvé samedi soir qu'elles pouvaient tout à fait se terminer amicalement, sans insultes, menaces ou coups bas. Pour son grand retour à Delaune avec le maillot de l'AS Monaco, Folarin Balogun a été admirablement reçu.
D'abord gentiment chambré par l'intendant du club champenois, l'attaquant américain a ensuite grandement contribué au succès de sa nouvelle équipe, lui qui avait inscrit 21 réalisations sous le maillot rémois la saison passée. Buteur samedi soir contre son "ex", Balogun a tout de même eu droit à une ovation par son ancien public au moment de sa sortie à la 82e minute. Des supporters davantage reconnaissants pour services rendus que vexés d'un départ de leur ancien chouchou, honnêtement, ça fait du bien à voir. On ne vise personne…
Vainqueur d'Arsenal mardi à Bollaert, Lens se dirigeait vers une défaite qui aurait mis un sacré coup de froid dans l'écrin lensois dimanche, face à Lille. Mais Deiver Machado a évité cet affront... en un claquement de doigts. Entré en jeu à la 69e minute de jeu, le piston colombien a marqué une poignée de secondes plus tard, sur son premier ballon. Même chose pour Randal Kolo Muani sur la pelouse de Rennes avec le PSG.
Ou la définition de bien rentrer dans un match. A l'arrivée, cela ne fait qu'un point pour les Sang et Or mais un joli souvenir pour le gaucher.
Les Flops
C'est sous les copieux sifflets du public de La Meinau que les joueurs de Strasbourg ont rejoint les vestiaires, vendredi soir. Une semaine après avoir subi la loi de Lens (0-1), les Alsaciens ont de nouveau chuté dans leur antre, cette fois face à Nantes (1-2). Plus que la défaite - d'une logique implacable -, c'est sans doute la prestation insipide des partenaires de Frédéric Guilbert qui a suscité le courroux des supporters locaux. Longtemps inoffensifs et terriblement apathiques, à l'image de la passivité de la défense sur le second but nantais, les Strasbourgeois se cherchent encore et Patrick Vieira n'a, à l'évidence, toujours pas trouvé la bonne formule. Il vaudrait mieux ne pas tarder.
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Montpellier, qui menait 4-2 contre Clermont dans le temps additionnel dimanche. Puis un jet de pétard en provenance des tribunes montpelliéraines, qui a éclaté aux pieds du gardien clermontois Mory Diaw, a tout gâché.
Évacuation du portier clermontois sur civière, interruption définitive de la rencontre et potentielle grosse sanction pour le club héraultais : voilà comment s'est finalement terminée l'après-midi à la Mosson. C'est tout le MHSC qui était excédé après ce geste d'une stupidité sans nom. Et à raison.
L'OL a laissé filer une première victoire de la saison qui lui tendait les bras dimanche contre Lorient (3-3). Devant de deux buts (3-1), les Gones ont arrêté de jouer en seconde période et les choix de Fabio Grosso n'ont pas aidé. Le coach italien avait eu le courage de sortir Corentin Tolisso du onze titulaire au coup d'envoi, mais a décidé de passer à cinq derrière alors que le score était de 3-2.
Une poignée de minutes plus tard, les Merlus égalisaient. Ne lancer Rayan Cherki que dans les toutes dernières minutes n'a pas non plus aidé à reprendre le contrôle du jeu. Tolisso et Lepenant n'ont rien apporté à partir de l'heure de jeu, et Mama Baldé a été coupable sur le but de l'égalisation. Un coaching perdant, tout simplement.
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Fabio Grosso, coach de l'OL
Crédit: Getty Images
Mauvaise semaine pour le Stade Rennais. Après la défaite face à Villarreal en Ligue Europa, les Bretons ont essuyé un revers à domicile dimanche soir face au Paris Saint-Germain. Une première défaite cette saison en Ligue 1 pour les hommes de Bruno Génésio qui viennent s'empêtrer dans le milieu du tableau. 14 tirs pour les Rennais face aux Parisiens mais seulement 4 cadrés et trop peu de consistance dans le jeu. Le but d'Amine Gouiri n'a été qu'un mirage dans une prestation trop quelconque. Bref, un match et une semaine à oublier pour les Rennais.
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