Depuis Lyon, Leipzig a bien changé

On est certains de ne pas se tromper en parlant d'une équipe qui a découvert la Bundesliga il y a seulement quatre ans : Leipzig évolue vite. Depuis décembre dernier et la visite du club allemand à Lyon (2-2), l'équipe de Julian Nagelsmann a progressé. Face à de très expérimentés Colchoneros qui avaient beaucoup pour leur faire peur, les Lipsiens ont fait preuve d'assurance, de maîtrise et d'engagement. C'est là la patte du jeune entraîneur allemand, héritier de Jürgen Klopp et adepte du gegenpressing. C'est aussi la suite logique : beaucoup de joueurs très inexpérimentés en C1 ont énormément gagné en maturité ces derniers mois.

Ligue des champions
Leipzig poursuit sa route et rejoint le PSG
13/08/2020 À 20:52

Une confrontation similaire à celle de l'Atalanta ?

Un jeu offensif, ambitieux, agréable… Vous avez une sensation de déjà-vu ? La philosophie développée par Leipzig n'est effectivement pas sans rappeler celle de l'Atalanta, que le Paris Saint-Germain a éliminée mercredi soir (2-1). A quelques nuances près : le Rasenballsport est capable d'aller beaucoup plus vite vers l'avant, et l'intensité qu'il injecte au contre-pressing est probablement encore plus élevée. Il s'agit d'ailleurs d'une qualité que le Paris Saint-Germain a souvent eu du mal à étouffer, y compris contre la Dea.

Yussuf Poulsen et Dani Olmo (RB Leipzig)

Crédit: Imago

Plus de qualités mais plus d'exposition

C'est une lapalissade absolue mais il faut tout de même le noter : le RB Leipzig a le défaut de ses qualités. Une fois de plus, l'équipe de Nagelsmann a payé l'intensité par de gros trous d'air. Comme face à Lyon il y a neuf mois. Et comme en Bundesliga lors de la reprise post-pandémie. Ses ambitions offensives naissent d'une ligne défensive ultra-haute sur le terrain et ouvrent donc d'énormes opportunités de contre que les Parisiens pourront, pour sûr, mieux exploiter que les timides Madrilènes. Dès son entrée, Joao Felix a démontré qu'une aisance technique supérieure à la norme pouvait poser de vrais problèmes au collectif allemand. Dans ce domaine, Paris dispose de la référence mondiale avec Neymar. Aussi, la jeunesse lipsienne pourrait offrir des failles au champion de France, notamment dans les temps faibles, que le RBL a eu bien du mal à appréhender face aux Colchoneros.

Des stats à la Messi mais aussi très imprécis : le paradoxe Neymar

Le départ de Werner a été compensé

Le PSG avait affronté l'Atalanta sans l'un de ses éléments forts, à savoir Josip Illicic. Il s'apprête à défier le RB Leipzig sans celui qui était son meilleur joueur il y a encore quelques semaines : Timo Werner. L'attaquant allemand a été transféré à Chelsea et son départ n'a pas été compensé par une recrue (le club allemand n'en avait de toute façon pas le droit en C1) mais par le jeu. Yussuf Poulsen est désormais seul dans l'axe et joue un rôle essentiel pour la fluidité des offensives. Plus à l'aise dans le jeu de corps que techniquement, le Danois est un point d'appui précieux. A la fois pour enclencher les contres, mais aussi pour servir de relais aux nombreuses permutations des joueurs de côtés. Avec lui, les hommes de Julian Nagelsmann sont capables de passer très vite d'un côté à l'autre. C'est d'ailleurs ce qui leur a permis d'ouvrir le score, ce jeudi soir, face à l'Atlético.

Upamecano, c'est la clé

Dayot Upamecano sait tout faire. Le jeune défenseur français est un rouage essentiel de la tactique de Nagelsmann. Premier relanceur, libéro capable d'apporter du surnombre dans l'axe quand il le faut, l'ancien joueur de Salzbourg est aussi et surtout un défenseur redoutable. A Lisbonne, il a muselé l'indomptable Diego Costa, comme un grand. On peut donc imaginer qu'il soit capable d'en faire de même avec Mauro Icardi. Défensivement, les milieux de terrain auront un rôle prépondérant à jouer pour l'empêcher de construire. Offensivement, l'attaque parisienne devra varier les registres pour afin de le déstabiliser. Avec Angel Di Maria, Kylian Mbappé ou Neymar, elle aura de quoi faire.

Dayot Upamecano (Leipzig)

Crédit: Getty Images

Ligue des champions
Mbappé, l’entrée qui a tout changé
13/08/2020 À 12:07
Ligue des champions
Les notes : Neymar a tout fait, ou presque
12/08/2020 À 22:21