Le jeu : Une attaque-défense asphyxiante et oppressante

Le Barça devait attaquer pour espérer un miracle, certes. Mais dans ces proportions… Face à une équipe parisienne apathique dès le coup d’envoi, les hommes de Ronald Koeman ont campé d’entrée dans les trente mètres parisiens. De cette occupation a découlé une sur-domination dont les champions de France, asphyxiés comme rarement, n’ont jamais réussi à s’extraire. Assiégée, la citadelle parisienne n'a résisté qu’à la grâce de son dernier rempart, exceptionnel de bout en bout.
Le plan de jeu parisien s’est longtemps résumé à des contres en misant sur la vitesse de Mbappé. C’est par un petit miracle qu’Icardi a gratté un penalty qui a donné de l’air aux Parisiens. La seule chose positive dans une soirée où les carences techniques, mentales et physiques ont sauté aux yeux de tous. Si dominant au milieu à l’aller, le trio Gueye-Verratti-Paredes a traversé le match comme un fantôme, jusqu’à ce que le Barça arrête d’y croire. A l’heure où il fallait rassurer et assumer, Paris a inquiété.
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Les joueurs : Navas, on n'a vu que lui

Sans lui, Paris partait pour un nouveau cauchemar européen. Mais à l’inverse de la "remontada" de 2017, le PSG possédait l’un des meilleurs gardiens au monde. Face aux assauts barcelonais, Keylor Navas a tout repoussé, a tout boxé et réanimé une équipe sous perfusion. Son penalty arrêté face à Lionel Messi juste avant la mi-temps est évidemment le tournant du match.
Mention spéciale aussi à Marquinhos, leader et capitaine au niveau. Le seul. Pour le reste, tout le monde a sombré, du trio au milieu à des latéraux complètement sous l’eau. Buteur sur penalty, Mbappé aura multiplié les courses en contre à une vitesse ahurissante mais aura aussi mis les siens en difficulté par son replacement inégal.
Côté barcelonais, l’éclair est encore venu de Lionel Messi, buteur sur une frappe lumineuse. Ultra-mobile, Dembélé aura connu un déchet qui risque de faire parler en Catalogne tandis qu’Antoine Griezmann a encore vécu une soirée anonyme. Une de plus. Quant à Clément Lenglet, son penalty concédé bêtement coûte cher aux Catalans.

Lionel Messi, tête basse, après l'élimination du Barça face au PSG

Crédit: Getty Images

La stat qui provoque des frissons aux supporters parisiens

Symbole d'une première période à sens unique, la feuille de match à la mi-temps faisait froid dans le dos.

Le facteur X : l’efficacité barcelonaise

Si Keylor Navas a autant capté la lumière, c’est aussi parce que les attaquants barcelonais ont été maladroits. En première période, le Barça a cadré neuf fois. Pour un but. Il aurait sans doute fallu un score différent à la mi-temps pour que ce match bascule un peu plus dans l’irrationnel. Autrement dit, le penalty raté de Messi change absolument tout.

La vidéo débrief

"La différence par rapport à 2017, c’est Navas"

L’image qui résume tout

Keylor Navas après son penalty arrêté face au Barça

Crédit: Getty Images

La décla : Marco Verratti, sur Sky Italia

Quand tu gagnes avec trois buts d'écart à l'aller, le match retour est toujours un peu bizarre. Tu te dis que tu vas bien défendre. Mais le Barça, avec la possession, est une grande équipe. C'est une équipe parfaite pour les remontadas.

La question : En quart, mais pour quoi faire ?

Ce devait être la dernière confirmation, l’ultime preuve que Paris avait grandi, changé et était enfin devenu un géant dont la main ne tremble pas au moment de décapiter un tortionnaire du passé. Ce fut un sursis constant, un match en apnée, même après une manche aller aussi aboutie. Comme en 2017, Paris a éteint la lumière à la mi-temps d’une confrontation qu’il avait pourtant pliée dès son voyage au Camp Nou.
Mais entre 2017 et 2021, des choses ont changé. Paris peut compter sur un portier qui assure et qui rassure. Au très haut niveau, cela change tout. Mais cela n’efface l’indigence d’une partie où personne n’a semblé comprendre le plan initial de Mauricio Pochettino. L’essentiel est ailleurs vous diront les acteurs, ils auront raison.
Paris est en quart et a des arguments individuels que peu d’équipes en Europe peuvent présenter. Sa manche aller, pleine de personnalité et de conviction, peut lui faire rêver plus grand. Sa manche retour, aussi insignifiante qu’inquiétante, a ravivé des souvenirs qu’on pensait définitivement enfouis. En Ligue des champions, sur ces confrontations directes aller-retour, Paris reste encore une énigme. On la pensait résolue. Visiblement, c’était encore trop tôt.

Mauricio Pochettino donne ses consignes face au Barça

Crédit: Getty Images

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