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L’antisèche de PSG - Basaksehir : Paris en aura bavé, mais il a peut-être trouvé la clé
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Publié 09/12/2020 à 22:24 GMT+1
LIGUE DES CHAMPIONS – C’est dans la souffrance que le Paris Saint-Germain aura décroché sa qualification pour les huitièmes de finale, à l’issue d’une phase de poules longtemps laborieuse. Mais sa démonstration contre Basaksehir, mercredi (5-1), a démontré que le club francilien avait trouvé des clés pour être beaucoup plus convaincant dans son expression collective.
Kylian Mbappe
Crédit: Getty Images
Le jeu : Un PSG très vite remobilisé
Le contexte très particulier, au lendemain d’une interruption pour propos racistes présumés du quatrième arbitre, aurait logiquement pu impacter le rythme de cette reprise. Mais ce ne fut pas le cas, du moins pour Paris, déjà assuré d’être qualifié. Alors que les débats ont repris à la 14e minute, le club francilien a vite fait le travail. Tout de suite très dominant au milieu de terrain, avec notamment un Marco Verratti très précieux dans la liaison avec ses attaquants, Paris a fait mal sur un éclair de génie de Neymar, un contre et un penalty, en une vingtaine de minutes.
Le tour était joué mais la formation de Thomas Tuchel a eu le mérite de ne pas lever le pied. Le milieu parisien, revigoré par l’Italien, a toujours dicté le rythme, alors que son duo d’attaquants avait faim de buts. Neymar a vu triple, Mbappé double, et l’un comme l’autre auraient pu faire encore mieux tant les espaces étaient immenses sur certaines séquences. Tout de suite assommée et peut-être pas en mesure de se remettre des événements de mardi, l’écurie d’Okan Buruk n’a pas existé. Elle a au moins sauvé l’honneur, sur un coup de billard.
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"Le PSG vivra et mourra par lui"
Video credit: Eurosport
Les joueurs : Neymar, éblouissant magicien
Sur un nuage depuis quelques semaines, Neymar s'est offert un sublime triplé. À ses côtés, Kylian Mbappé a retrouvé le chemin du but alors que le milieu de terrain, à l'image d'un Marco Verratti toujours aussi précieux, a donné le tempo.
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Neymar (PSG), exceptionnel face à Basaksehir
Crédit: Getty Images
Le facteur X : Gulbrandsen aurait pu semer le doute
Paris n’a eu besoin que de quelques minutes pour se mettre à l’abri. Mais il aurait pu être sérieusement secoué après seulement quelques secondes. Car c’est bien Basaksehir qui a eu les premières billes dans cette reprise particulière. Parti dans le dos de la défense (15e) puis à l’affût sur une mauvaise remise de Bakker (16e), Fredrik Gulbrandsen a fait passer de gros frissons dans la défense parisienne. Mais Navas s’est imposé sur sa frappe, avant de sortir très rapidement sur la seconde opportunité. A à 0-1, qui sait comment ce match aurait tourné…
La stat : 65
Dans une très grande forme, Neymar a embelli un bilan européen déjà impressionnant. Pour son 65e match en C1, le Brésilien a été impliqué sur ses 63e, 64e et 65e buts. Le voilà désormais à 41 buts et 24 passes décisives en Ligue des champions. Il est par ailleurs devenu le deuxième meilleur buteur du PSG dans la compétition, derrière Edinson Cavani et à égalité avec Zlatan Ibrahimovic
Le tweet qui rappelle l’essentiel
La décla : Kylian Mbappé (attaquant du PSG)
La question : Tuchel a-t-il trouvé la clé ?
Trois points et deux défaites après trois matches de poules : ne l’oublions pas trop vite, le Paris Saint-Germain revient de très loin dans cette campagne de Ligue des champions. Au bord du gouffre avant de s’imposer laborieusement contre Leipzig fin novembre (1-0), poussé dans ses retranchements à Old Trafford il y a une semaine (1-3), le PSG a fini par arracher la qualification et même la première place de son groupe, certes. Mais à l’échelle de l’ensemble de cette phase de groupes, la formation de Tuchel a déçu collectivement. Et longtemps, elle n’a pas montré un niveau digne d’un huitième de finaliste de Ligue des champions.
Il faudra donc à Paris hausser son niveau collectif. Et l’avantage, c’est qu’il en a clairement pris le chemin lors de ses deux derniers matches européens, même si l’opposition proposée par Basaksehir fut très limitée. L’un des dénominateurs communs de ces deux performances ? Le 3-5-2 mis en place par le coach allemand. Adoptée dans les 20 dernières minutes à Old Trafford, cette organisation fut celle du money time en Angleterre, puis du festival contre le club turc. Et accessoirement, entre temps, d’un succès précieux à Montpellier (1-3).
Un système dont on ne peut pas assurer qu’il permettra à lui seul au PSG de performer contre les gros à partir de février, mais qui dispose d’atouts indéniables. Deux hommes s’y épanouissent particulièrement : Neymar et Kylian Mbappé, libérés des tâches défensives. Mitchel Bakker, de plus en plus influent, a de son côté montré qu’il était capable d’y animer le couloir gauche, tandis qu’Angel Di Maria a rappelé qu’il pouvait aussi apporter dans un milieu à trois que Marco Verratti sublime avec encore plus de libertés. Un collectif puissant et des individualités qui brillent : Paris a trouvé un chemin. Reste à savoir ce qu’il en fera.
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