L'UEFA, présidée par Aleksander Ceferin, doit dévoiler lundi le format de la C1 post-2024. L'adoption de la réforme fait l'objet d'intenses tractations notamment auprès de l'Association des clubs européens (ECA), lobby des grosses écuries du continent qui négocie un contrôle accru des organes de gouvernance. "Votre projet de restructuration de la Ligue des Champions, basé sur l'augmentation du nombre de matchs, l'introduction d'une qualification fondée sur les résultats passés et l'appropriation des droits commerciaux de la compétition, menace l'intégrité de l'ensemble de notre sport", écrivent des groupes de supporters dans une lettre ouverte au président de l'ECA Andrea Agnelli.
Les groupes signataires accusent ce dernier, par ailleurs président de la Juventus Turin, de vouloir "accroître le fossé entre les riches et les autres, détruire les calendriers nationaux et exiger des supporters qu'ils sacrifient toujours davantage de temps et d'argent pour suivre leur club". Le lobby des clubs cherche à "trouver de nouveaux moyens de nous saigner à blanc", disent-ils. "Mais nous n'avons ni le temps ni l'argent pour investir dans vos fantasmes ou financer votre avidité sans limite".
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Nous sommes les supporters d'aujourd'hui, et nous ne voulons pas plus de matches européens
La lettre est cosignée par des groupes de supporters émanant de clubs représentés au bureau exécutif de l'Association Européenne des Clubs (ECA). Les Bad Gones de Lyon et le Collectif Ultras Paris (CUP) sont signataires côté français, aux côtés de collectifs liés à Arsenal, au Bayern Munich, à Manchester United ou au Real Madrid. Pour eux, la réforme "irréaliste" envisagée, et la "tentative de prise de contrôle du football européen" qui lui est liée, vont profiter à "une poignée de clubs déjà immensément riches, de sociétés d'investissement et de fonds souverains, dont aucun n'a la légitimité de s'approprier le futur européen".

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"Nous sommes les supporters d'aujourd'hui, et nous ne voulons pas plus de matches européens", assurent-ils en réclamant, à l'inverse, "des ligues nationales fortes et compétitives" et "un partage plus équitable des richesses du football" entre autres. Avec la nouvelle formule de la C1, ouverte à 36 équipes et non plus 32, chaque équipe devrait jouer 10 matches contre 10 adversaires différents, une formule synonyme d'exposition médiatique accrue et donc de droits TV gonflés, avant de basculer dans la phase à élimination directe à partir des huitièmes de finale.
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