Le jeu : Draxler et Dagba d'entrée, les surprises du chef

On savait que Thilo Kehrer était en balance. Mauricio Pochettino a préféré s'en passer pour titulariser Colin Dagba. On se doutait moins que Moïse Kean laisserait sa place à Julian Draxler. Si le coach du PSG a relancé l'Allemand depuis son arrivée et qu'il l'avait déjà aligné au Parc face au Barça, l'ancien de Schalke ne partait pas avec les faveurs des pronostics, mercredi. Son profil, plus défensif que celui de l'Italien, a pesé dans la balance, afin de sécuriser le couloir et possiblement l'entrejeu composé de Gueye et Danilo.
Avec cette composition, le PSG a pris le match par le bon bout, offensivement tout au moins. Deux buts en moins d'une demi-heure, une efficacité maximale qui a juré avec ce qu'on voyait de l'autre côté du terrain. Brillant devant, inquiétant derrière, tant Paris a joué sur le reculoir et les fesses sur son but.
Ligue des champions
L'irrationnel exploit
07/04/2021 À 20:53
A la pause, Paris avait déjà perdu la moitié de sa défense, après les sorties du buteur Marquinhos (31e) et Diallo (46e). Alors, le club de la capitale a continué à subir, jusqu'à voir le Bayern revenir à sa hauteur. Et puis… comme un grand, Kylian Mbappé s'en est allé donner la victoire à un PSG qui aura réussi son opération résistance de A à Z.

Pourquoi Neymar est le vrai architecte de l'exploit parisien

Les joueurs : De Navas a Mbappé, la colonne vertébrale a tout changé

Ils ont tout changé. Franchement décevants ces dernières semaines, Kylian Mbappé et Neymar ont retrouvé le niveau qui devrait toujours être le leur lors du quart de finale aller (2-3) sur la pelouse du Bayern Munich. Idrissa Gueye a brillé et Keylor Navas, lui, a été fidèle à lui-même.

Le facteur X : Les gants en "peau de pêche" de Neuer

Il avait été immense et même un peu plus que ça, sous le soleil de Lisbonne. Sous la neige de Munich, Manuel Neuer a été beaucoup moins inspiré puisque, dès la troisième minute, il s'est distingué par une faute de main inattendue. Kylian Mbappé s'en est délecté. Et a lancé le PSG. Keylor Navas, de l'autre côté du terrain, a relevé le gant, lui.

La stat : 6/31

Le Paris Saint-Germain a frappé 6 fois face au Bayern Munich, pour 3 buts inscrits. En face, le Bayern s'est évertué à tenter sa chance jusqu'à plus soif. 31 tirs pour 2 buts. Niveau rentabilité, difficile de faire mieux que le PSG. Le Bayern a perdu son premier match de C1 depuis mars 2019. Une première aussi sous les ordres d'Hansi Flick.

Le tweet : après le Camp Nou, l'Allianz Arena…

La question : Un grand attaquant, un grand gardien, ça suffit pour voyager loin ?

Un match ressemble rarement à l'idée qu'on s'en fait. Les a priori sont la plupart du temps balayés par le scénario qui s'écrit sous nos yeux, durant quatre-vingt-dix minutes et des poussières. Ce Bayern Munich - Paris Saint-Germain, quart aller de la Ligue des champions, en est l'ultime exemple. Le film qui s'est déroulé sous la neige d'avril (!) n'a ressemblé à rien d'imaginé et d'imaginable. Et, surtout pas à PSG-Lille, au grand bonheur des Parisiens. Alors oui, évidemment, le Bayern aurait pu ou dû en mettre un ou deux de plus et personne n'aurait crié au scandale. Sûrement pas les Bavarois, d'ailleurs.
Mercredi, Paris a subi comme pas permis et, dès que le ballon revenait dans les 30 ou 40 mètres parisiens, le danger était presque trop prégnant pour être réel. D'ailleurs, le PSG a plié deux fois, malgré Keylor Navas, immense encore une fois. Sans lui, le PSG ne serait pas reparti à Paris avec une victoire dans la poche. La faute à une défense élastique qui avait commencé à montrer des signes de faiblesse avant d'être décimée.

"Au Parc des Princes, le PSG ne pourra pas se permettre le même scenario"

Devant, en revanche, pas de faiblesse. Mais une confirmation et une réponse, attendue, après une séquence internationale compliquée et un retour en championnat aussi peu convaincant : Kylian Mbappé aime ces soirées-là. Après avoir récupéré les clés du Camp Nou au tour précédent grâce à un triplé retentissant, l'international français a mis l'Allianz-Arena dans sa poche. Et pris une belle revanche face à son bourreau du mois d'août, Manuel Neuer. Deux buts qui ont eu le mérite, pour le premier, de mettre le PSG sur les rails et, pour le second, de climatiser Munich, même si la température ne demandait pas à redescendre. Dans six jours, il s'agira de mettre le feu au Parc.
Ligue des champions
"Désastre", "naufrage" : Le Barça est en "enfer" pour la presse espagnole
IL Y A 6 HEURES
Ligue des champions
Balayé, le Barça doit se repenser : "Ça doit être un tournant pour changer beaucoup de choses"
IL Y A 14 HEURES