Vous vous souvenez du mois d'août ? De ce doux été venu rompre la monotonie et la fatalité d'une année qu'on savait, d'ores et déjà, pourrie. Pendant quinze jours, du côté de Lisbonne, le football français, bien dans sa bulle, a semé le doute. Fait croire au monde et à l'Europe en particulier qu'il pouvait avoir raison contre la terre entière, après avoir arrêté son championnat avant les autres et décidé de ne pas le reprendre. Un demi-finaliste qu'on n'attendait pas, l'OL. Un finaliste enfin parvenu à ses fins (ou presque), le PSG. C'était beau. C'était bien. C'était grand.

Et, moins de trois mois plus tard (oui, oui, même pas trois mois), tout le monde a arrêté de rêver. La Ligue 1 et ses représentants les plus fameux ont retrouvé le plancher des vaches, les mauvaises langues et/ou nos voisins diront, sourire en coin, qu'ils ont retrouvé toute la ménagerie de la Farmers League. Et sur le coup, on aura du mal à leur donner tort tant ce début de saison européen des clubs français est d'une faiblesse abyssale et indigne du fameux cinquième membre du Top 5 européen, cinquième membre qui a plus l'allure d'une cinquième roue du carrosse, soit dit en passant.

Ligue des champions
Tuchel ne tremble pas : "Non, je ne me sens pas menacé"
04/11/2020 À 22:36

Triplé de feu, les ratés du Barça, penalty ridicule : les Tops et Flops

On va laisser le bénéfice du doute aux représentants français engagés en Ligue Europa et qui, à l'heure où sont écrites ces lignes, n'ont pas parcouru la moitié du chemin. Mais se pencher sur la Ligue des Champions est suffisamment révélateur du désastre qui se dessine sous nos yeux.

C'est simple, après la phase aller du premier tour, le football français en est là : 1 victoire, 1 nul et 7 défaites. On vous fait grâce de la différence de buts.

La situation de Tuchel est-elle intenable ? "Si c’est pour continuer sept mois comme ça…"

Ce bilan chiffré en dit long, même s'il cache des situations bien différentes :

  • Rennes n'a pris qu'un point. Mais les Bretons, novices, sont les seuls à pouvoir avancer des circonstances atténuantes recevables : le club est en train de payer pour apprendre. Sur le terrain et face au corps arbitral.
  • Marseille n'en a pas pris un. Difficile de trouver à redire tant l'OM n'a rien à offrir, ni dans l'envie, ni dans le jeu.

4 points sur 27 disponibles, qu'importe les situations et les excuses des uns et des autres, c'est de toute manière indéfendable.

"Payet est un boulet pour l'OM, Villas-Boas devrait le mettre plus souvent sur le banc"

Cette semaine européenne a été sanctionnée par trois défaites en Ligue des champions, une première depuis 2011, a révélé Opta mercredi. Il est d'ailleurs presque étonnant que cela ne soit pas arrivé plus de fois lors d'une décennie que l'on qualifiera poliment de contrastée et qui n'a tenu, en Ligue des champions, que grâce aux épaules, pourtant pas toujours larges, de Paris et de Lyon.

D'ailleurs, une autre statistique est révélatrice du marasme tricolore, elle concerne les autres. Pas le Paris Saint-Germain, ni l'Olympique Lyonnais. Pour retrouver trace d'une victoire tricolore en Ligue des champions, qui ne soit ni signée PSG ni signée OL, il faut remonter au… 19 avril 2017 et au quart de finale retour victorieux de Monaco face au Borussia Dortmund (3-1). Trois ans et demi. Quasiment le laps de temps qui sépare deux Coupes du monde. Voilà où en est le football français.

En 2016/2017, cette épopée monégasque fut une formidable aventure, d'un groupe fantastique démantelé pour des raisons purement financières. Et comme toutes les formidables aventures du football tricolore au XXIe siècle, ce fut un "one shot". Un bonheur sans lendemain et dont on se réveille en fracas, avec le palpitant à deux cents et le moral à zéro. Comme ce matin, tiens.

Ligue des champions
Joker Braithwaite, zéro de l’OM et disette de Mbappé : les tops et flops
IL Y A 18 HEURES
Ligue des champions
Tuchel, mémoire courte et longue agonie
IL Y A UN JOUR