Le jeu : Deux éclairs parisiens et pas grand-chose d'autre

Malgré l'absence de Neymar, Christophe Galtier avait décidé de reconduire son 4-3-1-2 avec Carlos Soler en meneur de jeu. Mais entre l'Espagnol et le Brésilien, il y a un monde d'écart que Paris a pu constater ce mercredi. Moins souverains au milieu et terriblement imprécis en début de match, les Parisiens ont fait le dos rond pour mieux faire mal en transition.
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30/11/2022 À 05:48
Par séquences, Paris a endormi le rythme en privant la Juve de ballons. Mais que ce fut rare. C'est bien la Vieille Dame qui fut la plus fringante, techniquement et physiquement. Le PSG a reculé, le PSG a plié mais le PSG s'est imposé à la faveur de ses armes offensives, toujours aussi cliniques. Cela n'a pas suffi pour garantir la première place.

Les joueurs : Le Mbappé Football Show

Il a retrouvé son côté gauche, au plus grand dam de ses adversaires directs. Après un début de match compliqué, Kylian Mbappé a signé un but plein de grâce, entre crochets sublimes et frappe enroulée délicieuse. Il fut le seul à réellement secouer le cocotier alors que Lionel Messi aura été une rampe de lancement plus qu'un accélérateur de jeu.
Au milieu, tout le monde a souffert, surtout Carlos Soler, sans influence, et Renato Sanches, encore décevant. Responsable sur le but turinois, Juan Bernat a dilapidé son crédit, d'autant que l'entrée de Nuno Mendes, buteur, a appuyé sur ses propres manques. Côté Juve, Adrien Rabiot a montré une activité intéressante, tout comme Juan Cuadrado.

La séquence dingue : Quand Galtier a appris le score du Benfica

Après Igor Tudor mardi, Christophe Galtier mercredi. Alors que Paris gérait sa victoire en fin de match, le coach parisien a été averti du score du Benfica par son staff et certains de ses joueurs, dont Marco Verratti, complètement surpris de ce scénario dingue. Le coach parisien s'est alors rué sur le terrain pour demander aux siens d'attaquer à nouveau. Mais c'était trop tard.

Le PSG de Marquinhos, Hakimi et Christophe Galtier a fini 2e de sa poule en phase de groupes de Ligue des champions

Crédit: Getty Images

La stat : 12

Voilà désormais douze matches de rang que le PSG n'a pas su garder sa cage inviolée à l'extérieur en C1. Cette saison, Paris termine même sa phase de poules avec aucun clean sheet au compteur. Un bilan terrible pour tout prétendant au titre, même avec la meilleure attaque du monde.

La photo "Attrape-moi si tu peux"

Federico Gatti tente de freiner Kylian Mbappé, Juventus-PSG, Getty Images

Crédit: Getty Images

La décla : Christophe Galtier (entraîneur du PSG)

On dit souvent que la Ligue des champions est irrationnelle, on le vit ce soir. On a 14 points, on a battu deux fois la Juventus, je crois que c'est la première fois qu'une équipe française venait gagner ici… On était très heureux et puis, à la 92e minute…

La question : Paris, maudit ou coupable ?

Sans doute un peu des deux. Christophe Galtier n'a pas tort en précisant que la phase de groupes parisienne est excellente comptablement parlant et chargée de symbolique inédite pour le foot français. Avec ces 14 points, Paris fait mieux que le Real ou Manchester City dans des poules moins ouvertes. Maudit, Paris l'est d'avoir croisé la route d'un Benfica qui ressemble à l'équipe à ne pas sous-estimer au tirage, tout comme le Napoli. Maudit, il l'est pour ce scénario dingue difficile à anticiper, encore plus à corriger.
Mais Paris est aussi coupable. Parce que ce match retour face au Benfica (1-1) n'aurait jamais dû échapper à la troupe de Galtier. Parce que son assise défensive est indigne d'un vrai candidat au sacre final. Et parce que Paris manque encore de ligne directrice dans le jeu, malgré la présence de trois stars hors-norme. Si la première place de Benfica est un miracle au vu de la soirée écoulée, elle récompense une philosophie claire et une vision collective bien supérieure à celle entrevue à Paris ces dernières semaines.
Alors, comme souvent, Paris pourra se dédouaner sur la malchance au moment d'aborder un tirage au sort qui sent le soufre. Mais si les hommes de Galtier peuvent tirer le Real, Manchester City ou le Bayern en 8e, ce n'est pas qu'une question de karma. Peut-être aussi un peu de football…

"Pour Paris, City et le Real sont absolument à éviter"

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