Ligue des champions "C'est maintenant ou jamais" : Contre Salzburg, Bradley Barcola interdit de décevoir avec le PSG

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L'attaquant du PSG Bradley Barcola n'a toujours pas été assez décisif après cinq matches de Ligue des champions cette saison. Avant le déplacement du club parisien à Salzbourg, sa première réalisation en Europe est plus attendue que jamais pour se sortir du fond du classement de la phase de ligue. Lui qui connait une période plus délicate aussi en L1 doit apprendre à l'être la semaine.

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C'est Bradley Barcola qui vous le dit : pour le PSG, "c'est maintenant ou jamais". Avant de se déplacer sur le terrain du RB Salzbourg ce mardi soir, le club de la capitale n'est que 25e sur 36 de la phase de ligue de la Ligue des champions et virtuellement éliminé. Il ne reste que trois matches aux Parisiens pour retrouver la victoire, et par la même occasion leur efficacité offensive. Et ils auront bien besoin de leur attaquant le plus prolifique toutes compétitions confondues cette saison, après un début d'exercice si tonitruant en L1 mais si frustrant en C1.
La fatalité tombe cependant mal pour leur ailier : cela fait désormais plus d'un mois que Bradley Barcola est muet sur le terrain, toutes compétitions confondues. Et en conférence de presse, ce lundi, il n'a été guère loquace lorsque sa baisse de régime a été évoquée : "Je ne sais pas comment l'expliquer, a-t-il simplement balayé. Il faut régénérer de la confiance, refaire ce que je faisais en début de saison sans me poser de question, et ensuite ça ira tout seul." Cela devra toutefois passer sûrement par lui ce mardi soir. Ousmane Dembélé, l'autre leader de l'attaque parisienne est suspendu après son carton rouge face au Bayern Munich.
Alors Bradley Barcola va devoir retrouver ce qui avait fait de lui la terreur de Ligue 1, et l'accorder avec l'autre version de lui-même, beaucoup plus sympa en Ligue des champions la semaine (0 buts). Peut-être est-il, tout comme les supporters des clubs de Ligue 2, particulièrement attaché à ce que le football se joue le weekend. Mais le couperet approche pour son club, et celui qui est devenu un joueur de l'équipe de France va devoir se mettre en route, tout autant en fin de semaine que durant les jours ouvrés.

60 tirs, un but

Ne pas se poser de question, c'était l'élément de langage le plus récurrent de son quart d'heure passé face à la presse quasi-exclusivement française à Salzburg. Non pas par manque de curiosité — quoiqu'on n'en sache pas grand-chose — mais plutôt comme un aveu du doute qui s'est installé dans la tête des attaquants parisiens. Bradley Barcola parle bien plus en "on" et en "nous" qu'en "moi" et en "je", parce qu'il sait bien que plus personne n'est sur ses rails parmi ses compagnons d'attaque.
Lors des trois derniers matches, les Parisiens ont frappé 60 fois pour un seul petit but marqué. L'œuvre d'un défenseur, Achraf Hakimi, qui plus est, face à Nantes (1-1). "On en parle beaucoup entre nous, a admis Bradley Barcola. On sait qu'on a vraiment cette responsabilité de marquer, et que ce n'est pas bon de ne pas gagner avec autant d'occasions. On essaye de remettre cette confiance qu'on avait au début de saison : on marquait beaucoup de buts, on se trouvait sans se regarder."
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Et effectivement, l'ailier a dû être le premier à ressentir qu'il n'était plus aussi bien trouvé qu'auparavant : sur ces fameux trois derniers matches, il n'a touché qu'une trentaine de ballons par soir. Résultat : quatre petites frappes, et beaucoup de discrétion. Des totaux pas vraiment en phase avec son nouveau statut au Paris Saint-Germain, dont il est bien conscient : "Je sais que j'ai plus de responsabilité. Je vais tout mettre en œuvre pour marquer demain, faire marquer et surtout faire un grand match."
Il y aura des espaces
Des indices quant aux potentielles solutions, Bradley Barcola n'en a quasiment pas donné durant sa conférence de presse. Certainement la faute d'un média-training parfaitement absorbé, les mots mesurés, le ton neutre mais clairement articulé et surtout la positivité de façade à toute épreuve imposée aux sportifs de ce niveau. Est-ce qu'il croit toujours à la qualification du PSG pour les phases finales ? "Je ne suis pas inquiet." Comment vont-ils redevenir une équipe prolifique ? "Faire les choses ensemble, et ça va le faire."
En Autriche, Bradley Barcola et le Paris Saint-Germain pourraient trouver deux planches de salut. Le pressing dogmatique de Salzburg d'abord, qui réjouit déjà l'ailier : "On sait qu'ils vont venir nous presser, c'est une très bonne chose pour nous parce qu'il y aura des espaces. Et quand il y a des espaces, on sait faire mal." Et le retour de Gonçalo Ramos, qui offrira d'autres solutions en pointe. "Sur les centres, c'est bien d'avoir un joueur qui peut couper comme ça au premier poteau, être partout." Après tout, Bradley Barcola n'est pas jaloux : "Si c'est un autre qui marque, je serai tout aussi content." Apparemment, l'urgence rend magnanime.
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