80 millions d’euros, soit le plus gros transfert de l’histoire d’Arsenal. Un an et demi après son arrivée en provenance de Lille, le cas Nicolas Pépé est encore souvent évoqué via le prisme du prix qu’il a coûté aux Gunners. Ce qui est très rarement bon signe, évidemment. Et l’ancien Angevin ne fait pas office d’exception : si la presse anglaise, surtout, rappelle aussi souvent son coût, c’est qu’elle n’a que trop rarement l’occasion de se concentrer sur le reste.
Malgré une première saison correcte (8 buts et 10 passes en 42 matches) et un été intéressant, notamment en FA Cup, l’international ivoirien n’a pas réussi à enchaîner depuis la reprise, avec un bilan de cinq réalisations et trois passes décisives gonflé par des confrontations modestes en Ligue Europa. Le constat dressé par Sky Sports est peu glorieux : "À la mi-saison, l’inquiétude est que Pépé a reculé plutôt qu’avancé" au regard de la progression que l’on attendait de lui à Londres. Au point de vivre actuellement ce qui est certainement sa période la plus difficile depuis son arrivée en Angleterre.

Nicolas Pépé avec Arsenal en Ligue Europa.

Crédit: Getty Images

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Pas de place pour Pépé dans le 4-2-3-1 d’Arteta

Le constat est implacable : depuis sa défaite à Everton, date de la dernière titularisation et du dernier but de Pépé en Premier League, Arsenal est invaincu en championnat. Le parallèle entre la situation collective des Gunners et celle individuelle du gaucher est particulièrement évocateur : pendant que Mikel Arteta a changé de formule avec succès, son ailier a eu droit à 44 minutes de jeu sur les cinq derniers matches de championnat. Le reste du temps ? Trois matches passés intégralement sur le banc depuis ce fameux voyage chez les Toffees, et trois apparitions (pour deux titularisations) sans réel impact en Coupes.
En championnat, le joueur de 25 ans est tout bonnement écarté du 4-2-3-1 mis en place par Mikel Arteta contre Chelsea il y a un mois. Emil Smith-Rowe y a pris les clés du jeu avec brio dans un rôle de numéro 10, pendant que Bukayo Saka est passé de piston gauche dans le 3-4-3 à… ailier droit dans ce nouveau système. Avec succès, puisque l’international anglais de 19 ans reste sur trois buts et une passe décisive sur ses cinq derniers matches de championnat. Le transfert record d’Arsenal n’est pas seulement sur le banc pendant que le club londonien va mieux, il est mis sur la touche par un jeune sorti du centre de formation.

"Il souffre, croyez-moi"

Au-delà de ne plus être titulaire, Pépé semble même se transformer en troisième, voire quatrième choix sur les côtés. S’il a débuté en Cup sur la pelouse de Southampton samedi, c’est Willian et Gabriel Martinelli qui étaient entrés en cours de jeu lors du succès convaincant des Gunners contre Newcastle (3-0), cinq jours plus tôt. Ajoutez à cela la probable arrivée de Martin Odegaard dans le secteur offensif, et l’avenir de l’ex-Lillois semble s’assombrir.

Mikel Arteta et Nicolas Pépé

Crédit: Getty Images

"Il souffre, croyez moi je suis proche de lui, et il essaye de faire de son mieux. Il sent toute l’attente à son sujet parce qu’il sait pourquoi le club l’a recruté", déclarait Arteta fin décembre. Le technicien espagnol s’était montré moins compatissant quelques semaines plutôt, jugeant "inacceptable" son expulsion contre Leeds United (0-0). Unai Emery avait de son côté invité l’Ivoirien à plus de rigueur lorsqu’il occupait encore le banc d’Arsenal, alors que son langage corporel est parfois pointé du doigt. Pépé a donc quelques défauts à gommer, ce n’est pas nouveau, mais ne l’avait peut-être jamais payé aussi cher : le voilà remplaçant dans le système qui l’avait fait exploser à Lille.
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