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Remporter le titre au bout de la 38e journée : Manchester City, tradition sous haute pression
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Publié 19/05/2024 à 00:17 GMT+2
Comme très souvent ces dernières années, Manchester City est en tête de la Premier League avant la dernière journée de championnat. Et comme parfois, le club cityzen n’a pas encore verrouillé son titre, ce qui place les Skyblues sous une pression extrême. Une situation unique que City a appris à appréhender au fil des saisons, et qui, mauvaise nouvelle pour Arsenal, lui réussit très bien.
Erling Haaland et Phil Foden face à Tottenham, le 14 mai 2024.
Crédit: Getty Images
"Today is gonna be the day." Les joueurs de Manchester City connaissent mieux que quiconque la chanson d’Oasis, et ils se sont réveillés ce matin avec leur to-do list bien en tête. Elle tient en une ligne, c’est dimanche après tout. Rien de plus que gagner un match de Premier League, chez eux face à West Ham (17h). Rien de moins, non plus, que glaner un quatrième titre de champion d’Angleterre de rang.
Depuis plusieurs semaines, presque plusieurs mois, l’infatigable tempo qu’imprimaient Manchester City, Liverpool et Arsenal laissait présager un final au cordeau. Les Reds et les Gunners ont bien eu leur destin en main, mais comme un symbole, ils ont tous les deux posé un genou à terre le même jour au mois d’avril. Un coup de pouce du destin de ceux que Pep Guardiola a appris à reconnaître.
Quand City a tout à perdre, City ne perd pas
"Avant les 2 ou 3 derniers matches, j’ai dit aux joueurs qu’un week-end où Arsenal et Liverpool perdent comme face à Aston Villa et Crystal Palace, ça n’arrivera pas une autre fois, a dévoilé le Catalan en conférence de presse vendredi. Ils nous ont donné juste ce moment, maintenant le destin est entre nos mains." Pour le moment, l’avertissement a porté ses fruits. City est intraitable depuis qu’il a repris place sur son piédestal, même si un frisson a parcouru l’échine de tous les supporters mancuniens mardi soir, quand Heung-Min Son s’en est allé défier Stefan Ortega en un-contre-un.
C’est qu’au fil des saisons, City s’est fait une spécialité de ces 38e journées à quitte ou double. En fait, lors des quatre dernières saisons où le titre était encore en jeu au matin du dernier match de championnat, City était leader. Et quatre fois, City a gagné son ultime bataille, que ce soit dans une relative tranquillité (en 2014 ou en 2019) ou au gré de scénarii dignes d’être récompensés au festival de Cannes. Nul besoin de remonter jusqu’au but d'Agüero face aux Queens Park Rangers, ce 13 mai 2012 ; les livres d’histoire contemporaine font déjà la part belle au majestueux doublé d’Ilkay Gündogan dans le money-time, qui a renversé Aston Villa presque à lui tout seul en 2022.
Ces exploits, et particulièrement le dernier d’entre tous, City s’en imprègne. "Beaucoup de joueurs qui sont encore là ont vécu ce moment, a rappelé Pep Guardiola, faisant autant allusion au bonheur de la délivrance qu’au poids terrible de la désillusion qui leur a tendu les bras pendant 75 minutes. J’ai très bien vu leur réaction après le match face à Tottenham. Il y avait du soulagement, ils étaient contents, mais ils n’ont pas célébré plus que cela. Ils étaient incroyablement calmes." Tout reste à faire, ces Citizens-là le savent bien.
S’ils jouent comme ils l’ont toujours fait cette saison, pourtant, difficile de croire sérieusement que West Ham peut leur résister. Sauf que Pep Guardiola ne croit pas à un match facile. "Absolument pas, soufflait-il vendredi, frappé d’un pressentiment. Je me suis dit que ce serait comme contre Aston Villa (en 2022, ndlr). On aimerait mener 3-0 au bout de 10 minutes, mais ça ne va pas arriver." Remporter 4 titres de champion d’Angleterre à la suite, cela n’est jamais arrivé non plus. Alors, qui sait ce qui peut arriver avec Manchester City ?
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Erling Haaland et Phil Foden face à Tottenham, le 14 mai 2024.
Crédit: Getty Images
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